‹ Portraits littérairesChapitre 5 sur 36 · INTRODUCTION. XI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XI

r.iites point rire, instruisez-moi. Foiirnissez-nioi de bonnes armes contre les dernières attaques de l'incrédulité et de l'hérésie. Ne croyez pas me satisf.iire en m'alléguant la laideur de cet athée : sa laideur n'a ri^n de concluant contre ses affirmations. Xe le plaisantez pas sans cesse sur la soutane qu'il a portée : cette soutane ne prouve rien contre les faits qu'il avance et les dates qu'il fournit. Mais démontrez-moi nettement la fausseté de ces allégations et de ces dates. Si vous attaquez la philosophie de M. Cousin, exposez-la également avec une clarté bienveillante ; puis, réfutez-la d'après la méthode philosophique et par l'exposition de vos propres idées. Je veux, je veux des faits prouvés et des doctrines établies. » Tel est le langage que l'on tient partout aujourd'hui: nous le trouvons trèsnoble et très-élevé. Nous pensons enfin qu'il convient peut-être de donner quelque satisfaction à des exigences aussi légitimes.

Le catholique ne doit pas seulement aimer la science, il doit se passionner pour elle. Car il est par excellence « l'homme universel, » et ce noble nom de catholique n'a jamais eu d'autre signification. Aucune question ne saurait, en vérité, être étrangère à notre foi. S'il dédaigne ou plaisante la science, le catholique se diminue, ou plutôt il abdique. C'est mépriser la Vérité elle-même, c'est insu I-

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