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Lettres de jeunesse, 25 mars

QUELQUES EPISTOLIERS 407

adolescents qui s'enivrèrent de solitude et de rêve un demi-siècle auparavant. Et, pour que nul trait ne manque à son romantisme, ce mélancolique est un révolté. 11 prétend libérer la personne humaine des contraintes soi-disant artificielles, et, son individualisme s'exaspérant, il maudit la société « comme une mauvaise plante qui étouffe les plus nobles cœurs ». Bref, il proclame la souveraineté de la passion. Aussi bien se sent-il « pétri d'une argile assez semblable à celle de Rolla ». Enfin, comme le sauvage promeneur du Gombourgà ses heures, il converse avec une « sylphide^ ».

Il n'évite aucune occasion d'affirmer son idéalisme. Gomment est-il venu habiter rue Neuve-Saint-Étienne-du-Mont, dans la chambre même de Bernardin de Saint-Pierre ? « Mansarde de bon augure pour un poète » ; il se félicite du hasard qui l'y alogé. Il déclare pour le peintre de Béatrice elàe Françoise de Rimini autant d'admiration que pour l'auteur de Paul et Virginie. Il porte aux nues Ary Schefferpour n'avoir « peint presque pas le réel ». Et voici \ine profession plus nette encore : « Scheffer, le spiritualiste, me fait penser aux réalistes ; je n'ai jamais bien compris ces messieurs... » Suit ce conseil à Cézanne : « Tu dois travailler le dessin fort et ferme, afin de devenir un

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