Lettre à Ernest Ilavcl, 18 novembre
QUELQUES ÉPISTOLIERS 119
pensons-nous ; il a laissé des idées rapportées par lui d'au delà du détroit conduire ses recherches. Ses Notes sur V Angleterre ont influencé, quoi qu'il en eût, son enquête sur la France moderne. N'eût-il point fouillé les archives, dépouillé Gouverneur Morris, Malouet, Mallet du Pan, — nous en partageons l'assurance avec son biographe et critique si sagace, M. Victor Giraud, — il eût abouti aux mêmes conclusions. Soit dit sans accuser le moins du monde la sincérité de sa documentation. Cette correspondance, qu'on a définie avec bonheur « les coulisses de son œuvre historique ' », nous le montre se renseignant avec scrupule. C'est M. Armand Lods qu'il prie de lui envoyer « des chiffres positifs ou probables sur le nombre des protestants en France sous Henri IV, après l'édit de Nantes '-». C'est Mgrd'Hulst qu'il consulte sur la situation des grands et petits séminaires, « sur le recrutement du clergé, sur l'organisation des communautés de femmes, le régime des contemplatives, la dépense annuelle d'un Frère des Ecoles chrétiennes et d'une Sœur de Charité 3 »... Ou bien c'est M. Stourm et
1. Le mot est de M. Jacques Bainville dans la Gazelle de France du 18 avril r.)07.