‹ Portraits & paysagesChapitre 55 sur 114 · M. G. Barzellotti, dans la Philosophie de Taine · texte numérisé non relu

M. G. Barzellotti, dans la Philosophie de Taine

3. Voy. la préface des Principes générateurs des Conslituiions poliliques.

QUELQUES ÉPISTOLIERTS 125

lionnistes de « faiseurs sur le papier ». Il les avertit que, en politique, Texpérience contredit toujours les théories ^ et il s'efforce de dissuader ces gens livresques : « Ceux qui CFoient connaître les constitutions politiques dans les livres sont de pauvres gens -. »

Il les avertit, et en même temps Blacas et le roi; car il a peur de voirie chef des Bourbons tomber dans la méprise des révolutionnaires eux-mêmes. 11 redoute pour Louis XVIII l'illusion qui induisitles constituants de 1795 à faire, -comme il l'a écrit, « œuvre scolastique ». Scolastique, c'est-à-dire, dans sa pensée, artificielle et non viable. Il craint, pour le souverain restauré, une certaine anglomanie. Ne met-il point Blacas, le confident royal, en garde contre cette contagion, en l'invitant, sur un certain ton, à étudier, surplace, les institutions britanniques ? Il y a beau temps qu'il a raillé la prétention des législateurs jacobins de transplanter les lois d'outre-Manche. Il les a comparés à « ce général romain qui fit enlever un cadran solaire à Syracuse et vint le placer à Rome, sans s'inquiéter le moins du monde de la latitude*^ ». Il veut, disons-nous, convaincre le futur ministre et son maître, mais n'y parvient

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