‹ PortugalChapitre 8 sur 42 · PORT130AU · texte numérisé non relu

PORT130AU

aux «^um qu^'û avait portés. Son oèra Ini ooapra l'ordre de chevalerie daoA la momiée de la cité musulmane, qui venait a^tre convertie en église. Le ca* davre da noble comte de Marialva, don Joam Coutinho, qui avait été tué durant Faction, était étendu aux pieds du jeune prince. La chronique raconte que , pour tout discours, Atfonso se contenta de dire à l'infauit; « Mon fiU f Dieuetfasêê aussi bon chevcUier que celui qui est là gisant, » Ces nobles paroles ne devaient pas être misas en oubli , et l'infant le , prouva bientôt lors des guerres avec la Gastille.

Nous renvovons àTexcçllente appré* ciation qui a été donnée par M. Joseph Lavallée du règne de Henrique, pour saisir dans son ensemble la période qui uous occupe. Tout le monde connaît la déplorable destinée de cette princesse qu'on appelait la Beltran^aen Gastille, qu'on traitait d'excellente Senhora en Portugal; tout le monde sait également que cEan Affonso étant devenu veuf, don Uenrioue le rendit l'arbitre des destinées (Jrune princesse qu'il avait reconnue de nouveau pour sa fille.

Le roi qu'on avait voue à l'infamie voua son peuple aux désastres d'une lutte terrible : en donnant la main de Jeanne, il transporta à don Affonso tous ses droits sur la Gastille. Ge prince, qui avait toutes les idées chevaleresques de son temps , mais qui comprenait si mal les sourdes menées de la politique, ce prince se montra assez naïvement ambitieux pour accepter le legs fatal que lui disputaient la noble Isabelle et le plus rusé des princes chrétiens. Il réunit en Portugal une armée de vingt-cinq mille hommes, et, après avoir sommé les rois, comme on disait alors, de lui rendre la couronne réclamée par Jeanne,. il entra en Gastille sans opposition. Ge fut à Plaleneia qu'il vit celle qu'on traita un moment de reine, et qu'en attendant les dispenses du pape il reconnut (1475), par simple promesse, comme réponse dont il allait défendre les droits.

Bien qu'il fût admis par une portion des srands, et même par la population de plusieurs cités notables, un pacfe semblable ne pouvait pas recevoir un commencement d'exécution sans amener une guerre funeste. A la première

nouveUe des MtoitiçBS mii don Atfonso appuyait par des hostilités tout an moins imprudentes , Isabelle et Ferdinand , qui étaient restés maîtres de la * plusgrande partie des provinces, accoururent de Madrid et engagèrent unç lutte qui dura jusqu'en 1470, et qui finit « comme on sait, par l'expulsion du roi de Portugal, noialgréle tatant prodigieux que son ûls sut déployer. L'action la plus mémorable de cette longue guerre, si ruineuse pour les deux pays, a acquis une célébrité qu'elle doit à son étrange issue, et dont il n'y avait peutêtre pas eu d'exemple depuis le temps des Romains. La batailledeTouro, livrée au mois df mai 1476, eut en affet cala d'extraordinaire qu'elle put 4tre comparée à celle des champs Philippiques, où Ojctave, se battant contre Brutus et Gassius, fut mis en déroute par eux, tandis que Marc-Antoine, son compagnon, triompha des deux vainqueurs. A la bataille de Touro, en eiïiet, les deux rois rivaux don Affonso et don Fernando dressèrent leur plan de façon à ce que chacun des deux monarques se trouvât opposé au lieutenant de son rival ; en dépit d'un courage dont il avait donné plus d'une fois des preuves brillantes, Affonso fut battu et s'enfuit jusqu'à Gastro-Quelmado, sans savoir quelle était l'issue de la journée. L'infant Pou Joam, qui supporta avec une intrépidité merveilleuse l'effort des troupes de Ferdinand , non-seulement sut leur résister, mais détermina la fuite du roi d'Aragon, et demeura maître du champ de bataille. G'est ce qui fit dire à la reine Isabelle : Si le poussin ne fût pas venu, le coq ce jour-là était pris : paroles plaisantes et concises , d'où vint le proverbe espagnol que l'on emploie encore aujourd'hui.

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