‹ Portugal par m. Ferdinand DenisChapitre 4 sur 86 · D. SANCHE II, SURNOMMÉ SANCHO · texte numérisé non relu

D. SANCHE II, SURNOMMÉ SANCHO

capello. — Le successeur d’Affonso II était né à Coimbre, le 8 septembre 1202. Dès son enfance il avait donné des preuves de faiblesse physique, et il était aisé de prévoir que cetarriere-petit-filsd’Affonso Henriquez n’hériterait pas de la fermeté que les hommes de cette race

SrouTé qu’il fallait substituer ce nom à celui t D. Mattheiu.

avaient montrée. Il ne fut pas néanmoins, comme on l’a prétendu , complètement dépourvu de vertus guerrières , et son expédition dans KAlem-tejo, en 1 225 , le

{irouve suffisamment. Il y marcha contre es Maures à la tète d’une armée nombreuse. Dès son élévation au trône , il avait suivi une ligne de conduite complètement opposée à celle adoptée si courageusement par son père, et il s'était réconcilié avec le clergé : cette démarcheeut pour lui les conséquences les plus funestes. On a ditavec raison néanmoins que ce prince aurait eu un règne dont l’histoire eût pu laisser passer les actes avec indifférence , s’il ne se fût pas livré à une passion folle pour une femme que la réprobation générale avait flétrie. C’était cette Dona Meneia, fille de D. Lopes de Haro , dont les chroniqueurs ne se lassent pas de vanter l'exquise beauté , mais août ils rappellent aussi avec indignation la duplicité astucieuse. Ces tristes années dans les annales portugaises ne sont d’aucun intérêt pour l’histoire générale ; il faut se contenter de dire que D. Sanche, livré à toutes les voluptés, devint l’esclave de ses favoris, que le clergé, favorisé d’abord, se crut ensuite opprimé, qu’il eut recours à Rome, et que le pape menaça bientôt le faible D. Sanche des censures ecclésiastiques. Un fait bien significatif d’ailleurs se passaalors. Un decret, qu’on ne saurait attribuer à des idées prématurées de tolérance, autorisa les juifs à acheter certaines charges publiques. Ce fut sans doute de tous les actes de ce roi, celui qui excita le plus vivement l’indignation de certaines classes contre lui. La haine fut générale lorsqu’à l’instigation de Dona Meneia et des courtisans qui l’environnaient, il eut fait peser des impôts énormes sur le peuple. Un savant portugais a fort bien résumé cette époque désastreuse.

Les grands avaient demandé le renvoi des ministres, mais la reine, dit M. Casado Giraldez, par gratitude pour les favoris qui l’avaient placée sur le trône, agit de telle sorte , que le roi manqua à laparolequ'on lui avait entendu donner à ses vassaux. Les nobles, indignés, se plaignent au pape , qui , après divers avertissements, lance un interdit sur le royaume. La crainte force le roi à pro-

lü

L’UNIVERS

meltre la réforme de tous les abus, mais son amour pour Dona Mencia l’emporte encore. Les habitants d’entre Douro e Minho, las des vexations que la reine faisait peser sur eux, se lèvent, sous le commandement de Raytnundo Viegas Porto, gouverneur du château d'Ourem; ils s’a vifncent vers Coimbre,où le peuple se joint à eux, et ils arrachent du palais Dona Mencia, qu’ils emmènent avec eux. Le roi veut suivre les ravisseurs, mais il n’est point obéi, et Dona Mencia est conduite en Castille, où elle meurt sans avoir pu revoir son mari. Le faible monarque ne change point de conduite.

Les évêques, les dignitaires ecclésiastiques travaillent d’un commun accord à opérer sa déposition et proposent d’élire à sa place son frère D. Affonso. Le souverain pontife est le premier à reconnaître ce prince, et il ordonne aux Portugais de se soumettre à cette décision pour éviter les censures ecclésiastiques.

Ceci se passait en 1244, et l’histoire nous a conservé les noms des grands du royaume qui vinrent porter à Lyon leurs plaintes devant Innocent IV. On voit figurer à coté de l’archevêque de Braga et de l’évêque de Coimbre, deux personnages appartenant à la haute noblesse; et, dans cette circonstance, la présence de Ruy Gomez Britevros, celle de Gomez Viegas prouve l’alliance bien positive qui avait été faite par la noblesse avec le clergé, pour déposer le roi. Le troisième corps de l’État, qui dès cette époque prenait une certaine consistance politique, fut plus fidèle; et s’il y eût eu ombre d'énergie chez I). Sanche Capello(*), dont le surnom, du reste , semble dénoter les habitudes oisives, il eût pu trouver dans les membres des communes, qui se constituaient alors, des défenseurs tels que tbut eût ployé devant lui.

Ùn fait essentiel à remarquer, c’est que ce fut à Paris que le vicaire de D. Sanche, le régent du royaume si on l’aime mieux, jura devant les envoyés portugais les conditions qui lui furent imposées. L’infant D. Affonso, appelé par une faction a gouverner le Portugal, était, parie fait de sa fèrmne , la com-

(*) D. Sanche au Capuchon.

tesse Mathilde, comte souverain de Boulogne. Né en 1210, marié en 1235, ses habitudes devaient être toutes françaises, et il est facile de reconnaître par les actes ultérieurs, l’influence qui résulta de ce long séjour dans le pays qu’il avait d’abord adopté.

Ce fut un dominicain, F. D. Gil , qui fut chargé de présentera D. Sanche l’acte de sa déposition. Le pape n’avait rien négligé pour assurer l’exécution de cette décision suprême , que l’énergique Augustin Liano qualifie, dans son âpre langage, comme le font tous les esprits indépendants (*); ce furent les moines de Saint-François qui se trouvèrent chargés d’accomplir le grand acte de la déposition. En dépit des précautions adoptées par Innocent IV, rien n’eût été perdu pour un roi qui comptait parmi ses vassaux fidèles des âmes persévérantes dans leur héroïsme, comme un Martini de Freitas et un Fermn Roïz Pacheco. Sa mollesse dans la résistance amena son excommunication, et il faut répéter ici les paroles de l’écrivain dont le nom est venu naturellement se placer sous notre plume à propos des prétentions de Rome :

« Sanche, après avoir fait quelques efforts que l’influence du pape rendit inutiles, trouva plus commode de sanctifier sa fainéantise ; » il se retira en effet à Tolède, où il devait bientôt mourir.

d. affonso m. — Ce fut en l’année 1248, c’est-à-dire quelques mois après avoir prononcé le serment qui fut exigé de lui à Paris, que D. Affonso entra en Portugal, avec le titre de Regedor. Dès son arrivée , il put voir , à la froideur du peuple et à la résistance de quelques grands vassaux, combien sa présence était encore peu acceptée ; et Fernand Lopes fait remarquer avec raison que le petit-fils du comte de Boulogne lui-même est le premier à flétrir d’une note d'infamie la conduite de Sueiro Bezerra et de ses fils , qui remirent sans être assiégés les forteresses qu’ils gardaient pour D. Sanche au pays de Beira.

Toutes les sympathies des vieux écrivains sont, au contraire, acquises à ces deux modèles de la loyauté portugaise,

C) Répertoire de l’histoire et de la littérature d’Espagne et de Portugal, t. I.

que le Camoens a célébrés en de si nobles vers et que Duarte Nunez de Liâo a " éternisés en faisant simplement le récit de leur action. L’un, Fernand Roïz Pacheco, qui commandait à Celorico, dans le pays de Beira , sut faire lever le siège du château qu’il commandait en employant un stratagème que la légende a sans doute embelli ; l’autre , Martim de Freitas, ayant prété serment entre les mains de I). Sanche comme alcaïdedu château de Coimbre, jura de défendre cette forteresse jusqn’à la mort, à moins que le roi lui-méme ne le relevât de son nommage. Ce fut en vain que 1). Affonso lit endurer au noble vassal toutes les privations d’un siège, dont un écrivain du moyen âge peut seul peindre l’horreur, l’alcaïde fut fidèle à D. Sanche par delà le tombeau : lorsque ce roi , dépossédé, mourut à Tolède en 1246, Martim de Freitas ne se tint pas encore pour allégé de son serment; il quitta secrètement la forteresse de Coimbre, et il se rendit en Espagne pour savoir la vérité. .Mais rien ici , sans aucun doute, ne peut remplacer le récit du vieil écrivain (*).

« Don Martim s'en alla à Tolède; et bien qu’il sût de tous comment le roi don Sancho était mort, bien qu'on lui montrât le lieu où il était enterré, ceia ne le satisfit pas. Pour avoir plus de certitude, il ut enlever la pierre qui le recouvrait, et quand il eut vu que c'était bien lui, on dit que devant nombre de témoins il voulut accomplir en tout les promesses do l’hommage : il mit les propres clefs de la forteresse au bras droit du roi don Sancho ; puis, tirant de ce fait un acte public, dressé par des notaires dont il avait requis la présence , il fit fermer la tombe.

« De retour à Coimbre, il entra de nuit et en secret dans le château ; ce fut de là que le jour suivant, au matin, il envoya dire au comte , déjà reconnu pour roi, qu’il vînt recevoir le château; que lui don Martim de Freitas pouvait le lui

(4) Voy. Primcirapartedaschronicas dos Reis , de. Portugal, re/or madras pelo liccnciado Duarte Sunez de Liâo , Desembarqador da Casd dasupplicaçûo. Em Lisboa, 1774, 2 vol. in-4. La 2<- partie a été imprimée en 1778. 2 vol. in-4.

Ce fragment est extrait des Chroniques chevaleresques d'Espagne et de Portugal, p 79 et 80.

remettre. Le roi s’en fut à la forteresse , et ce fut l’aleaïde lui-méme qui alla ouvrir. Alors, prenant sa femme et ses enfants par la main, il les mit dehors , en disant :

« Laissons ce château à qui il apparié tient. »

« Puis, mettant un genou en terre devant le roi et tenant les clefs de la place, il les éleva , et dit :

« Sire, puisqu'il a plu à' Dieu que « don Sancho, votre frere, soit mort, « prenez vos clefs et votre château. Doré- « navant,je vous tiendrai pour roi; et en « mè.me temps il montra a Alphonse les « écritures qu’il avait fait faire à Tolède, « pour son honneur et sa décharge. »

« Un gentilhomme, qui était là présent, l’interrogea, disant pourquoi il ne demandait pas pardon au roi de tous les ennuis qu’il lui avait causés, et du tort qu’il lui avait fait , en laissant tuer et blesser tant de monde, et en déniant pendant si longtemps à son souverain l’entrée d’une place qui était à lui.

« Et comme don Martim de Freitas voulait s’excuser et montrer que chose semblable ne devait pas être attendue de lui , le roi vint promptement a son aide , disant que don Martim n’avait point à demander pardon, qu’il n’avait pas commis de faute , mais au contraire nue son action courageuse était digne d’un bon chevalier et d’un loyal gentilhomme ; qu’en mémoire de ce fait , il lui rendait le château, pour que lui et ses descendants le gardassent, sans que lui ni ses successeurs fussent contraints au serment de fidélité.

« Don Martim répondit au roi qu’il tenait cette offre pour grande courtoisie, mais qu’il ne l’acceptait d’aucune manière que ce fût, et qu’il lançait sa malédiction à ses fils, à ses petits-fils, à tous ses descendants , si pour un château ils venaient à faire hommage à roi ou à tout autre individu.

« Voici ce que c’était que la loyauté portugaise. »

Don Affonso avait après tout autant d’énergie que son frère avait montré de nonchalance. Il ramena bientôt la paix intérieure, et il profita de ces moments de répit, toujours si rares durant le douzième siècle, pour édifier des monu-

2* Livraison. (Portugal.)

L’UNIVERS

ments publics et entourer de murailles quelques villes. Il fonda certaines foire9 exemptes de droits, qui devinrent le centre d’un commerce actif; il appela des étrangers qui ravivèrent l’industrie; enfin , comme on l’a très-bien fait observer, il détermina le prix de l'or , de Par- * gent et celui des autres métaux.

CONQUÊTE DU ROYAUME DES algarves. — La grande affaire politique de D. Affonso paraît avoir été néanmoins la conquête des Algarves. La manière dont ce petit royaume tomba entre les mains des chrétiens est sans doute un curieux épisode historique ; nous regrettons encore ici que les bornes de cette notice nous contraignent à nous restreindre en abrégeant le récit. Le nomd’Algarve signifie proprement le pays situé vers l’ouest ; ou a dit avec raison que sous cette dénomination ^générale on dësinait en d’autres temps une contrée inniment plus étendue. Dès 1189, après la prise de Sylves , Sanche avait adopté le titre de roi des Algarves; les victoires des Maures l'avaient contraint à cesser de le porter. Les guerres partielles contre les musulmans ae ce pays n’avaient pas discontinué, et un brave chevalier, Payo Perez Correa, s'était plus d’une fois distingué dons ces Algarves contre les Maures. U avait été nommé grand maître de l’ordre de Santiago en Castille; mais il était Portugais, et lorsque D. Affonso, en 1249 , songea à renouveler la guerre contre, les Maures des Algarves, ce fut à lui qu’il s’adressa (*). Cette première expédition, combinée par terre et par mer, eut les résultats qu’on en attendait, la ville de Faro se rendit promptement aux Portugais, et les Maures qui en formaient la population n’exigèrent, pour se remettre entre les mains des chrétiens , que la conservation de leurs propriétés et le libre exercice de leur culte.

On remarque dans l’histoire de la conquête des Algarves un récit tout chevaleresque, dont l’authenticité est bien avérée et qui a quelque rapport a vec cette

( •) Dans la Jolie ville de Tavira on voit encore aujourd’hui un buste en pierre qui est lixé depuis plusieurs siècles dans la muraille à l'an-

tçle d’une place. La tradition veut que ce suit e portrait du conquérant de* Algarves.

Voy. la 2<ne série Au Journal intitulé O Panorama.

chronique des sept enfants de Lara , que l’histoire moderne , un peu trop seeptiue selon nous, rejette parmi les légenes. Une trêve avait été conclue entre les Maures, et les chrétiens et ces derniers vivaient sans défiance au milieu des populations musulmanes des environs de Tavira, lorsqu’il plut à six jeunes chevaliers portugais d’aller prendre le plaisir de la chasse : ils furent indignement attaqués par les Maures , et pendant qu ils luttaient avec une vaillance héroïque , un marchand chrétien qui traversait la contrée courut à leur défense, après avoir distribué entre ses compagnons les marchandisesqu’ils portaient au pays des Maures. Les sept chasseurs périrent tous; mais la lutte fut digne de ces temps chevaleresques, et les immortalisa. Payo Correa sut bientôt cette indigne trahison (*) , et il al la venger les sept chasseurs. La charmante ville de Tavira tomba au pouvoir des chrétiens. Une telle perte acheva de ruiner le reste de puissance que les musulmans avaient conservé dans cette partie de la Péninsule. Plus tard on donna au grand maître de Sant-Iago une tombe dans la mosquée, qui avait été convertie par lui en église. Il y repose encore près des braves chantés par Camoens (**).

Une grave discussion historique s'est élevée au sujet de la conquête des Algarves : on a prétendu que le Portugal devait hommage à la Castille pour ce fief. Dans ces derniers temps, le savant Schœffer a fort bien prouvé que l’Espagne avait laissé exécuter librement les conquêtes qui incorporèrent ce pays au Portugal. Il résulte (bailleurs des recherches précises de D. Joseph Barbosa et de quelques autres écrivains que, de 1253 à 1264 , les rois de Castille furent simplement usufruitiers de l’Algarve; à cette dernière époque , le droit qu’ils exigeaient à titre de suzerains , se convertit en un secours de cinquante lances, dont le

(’) Voy. à ce sujet une curieuse chronique, dans l'ouvrage intitulé : Mcmorias de littérature, t. L

(**) Voy. la 2mr série du journal publié A Lisbonne sous le titre d 'O Panorama. Le grand maître avait été d’abord enterré en Castille, dans la capitale de sa maîtrise; 11 fut transporté à Tavira.

Portugal devait aider la Castille en cas de nécessité. Durant l’année 1267 , comme on le verra plus tard , ce dernier droit fut aboli.

Leshistoriens,quiont tous une même opinion pour reconnaître à D. Affonso III le courage et la fermeté d’un grand roi , sont aussi d’un avis unanime lorsqu’il s’agit de qualifier sa conduite h l’égard de sa première épouse. Soit que Mathilde, comtesse de Boulogne, fut déjà avancée dans la vie et se trouvât dépourvue de charmes à ses yeux , soit qu’il craignît de ne pas avoir d’héritiers auxquels il pût transmettre la couronne, il épousa, vers 1233, cette Dona Brites, fille illégitime d’Alphonse le Savant, que l’histoire nous représente comme une épouse si dévoueeet comme une fille dont la tendresse généreuse ne manqua jamais au roi , que ses autres enfants abreuvèrent de dégoûts. Lorsqu’il s'était mis en mesure de former cette union, Affonso III n’avais pu obtenir que la première fût rompue; les censures ecclésiastiques furent nécessairement lancées contre lui; la lutte orageuse que souleva l’excommunication ne cessa qu’à Tépoqueoù Mathildequitta • la vie. Alors seulement Urbain IV put lever l’interdit qui pesait sur le royaume, en délivrant les dispenses nécessaires pour légitimer un mariage qu’on avait contracté contre les lois de la morale et de 1’Êglise. Quant à la comtesse de Boulogne , son âme généreuse avait longtemps à l’avance pardonné, et son testament contenait un legs considérable en faveur de l’époux ingrat qu’elle avait bien pu traduire devant le tribunal de l’Église, mais qu’elle n’avait jamais cessé d’aimer.

Liano, qui flétrit la conduite d’AffonsoIII en ce qu’elle a de blâmable, mais qui reconnaît les grandes qualités de ce prince ainsique ses belles institutions, rappelle aussi que c’est à son règne qu’il faut remonter pour trouver la véritable origine de cette belle langue portugaise à laquelle il rend une éclatante justice malgré sa qualité de Castillan (*). Ce fut aussi une époque mé-

f*) Le Cancioneiro dos üobres, publie par !.. Stuart, renferme certains morceaux qu’il faut foire remonter au douzième siècle; mais la langue ne prendle caractère poétique qu’elle a tou-

morable pour le développement dés droits municipaux, si bien qu’on voit marcher de front et le mouvement intellectuel et le sentiment d’une forte indépendance créant des droits à la nation.

D. Affonso III mourut à Lisbonne, le 16 février 1279, à soixante-neuf ans , après trente-deux années de règne. Son corps fut déposé d’abord dans l'église de Saint-Dominique; en 1289, il fut transporté à Alcobaça (*).

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