‹ Positioni et articuli beatificationis et canonizationis servorum Dei Societatis Jesu in CanadaChapitre 5 sur 11 · DE VITA ET VIRTUTIBUS 5ERVI DEI · texte numérisé non relu

DE VITA ET VIRTUTIBUS 5ERVI DEI

GABRIELIS LALEMANT

C'est la vérité que le P. Gabriel Lalemant naquit à Paris, le 10 octobre 1610. Sou père fut Jacques Lalemant, et sa mère Il reçut au baptême le nom de

Gabriel.

Ce fut et c'est la vérité que le P. G. Lalemant entra au noviciat de la Compagnie de Jésus, à Paris, le 24 mars 1630. Dès son entrée en religion, sans égard pour sa frêle constitution il sollicita les missions du Canada, mission alors interrompue par l'invasion anglaise. Le P. Gabriel obtint de vSes supérieurs de consacrer par ini vœu le désir de son cœur. Élevé au sacerdoce en 1638, il fut successivement professeur de philosophie à Moulins, et préfet du collège de Bourges. C'est là que lui arriva l'heureuse nouvelle qu'il attendait depuis si longtemps, de se préparer à partir pour le Ciinada.

Comme il sera constaté, etc.

Ce fut et c'est la vérité que le P. (i. Lalemant arriva à Québec vers le milieu de septembre 164G. Juscju'à la fia de l'année suivante, il s'occupa aux travaux du ministère apostolique à Québec, à Sillery et à Trois- Rivières, tout en profitant de ses moments libres pour s'initier aux langues sauvages. Sur ces entrefaites, arrivent de la mission huronne les plus mauvaises nouvelles; les supérieurs jugèrent nécessaire d'y envoyer du secours bien que la navigation du fleuve n'offrit aucune sécurité, à cause des incursions des Iroquois (pii jetaient partout l'effroi. Le P. Bressani fut chargé de conduire l'expédition et reçut pour c()m[)agiion le S. d. D.

Comme il sera constaté, etc.

C'est la vérité (|uc la vie du P. (i. Lalemant fut une vie toute de foi, ayant toujours Dieu jjrésent à sa pensée, réglant toutes ses actions d'après la doctrine et les préceptes évangélicpies. I^ désir d'amener des Ames à la foi et au culte du vrai Dieu le ]ioussa à se rendre chez les peuples barbares du Canada, et à dépenser toutes ses forces et sa vie même au service de Dieu et j^nir sa plus grande gloire. Il consacrait à l'oraison tous les moments libres de la journée, méditant longuement sur la passion de Notre-Seigneiu' Jésus-Christ. La s.'iinte communion était la joie de son âme; il «avait une sj^éciale dévotion j)our les augustes mystères de la sainte Trinité et de l'Incarnation.

Coiinni- il sera constaté, etc.

C'est la vérité (|ue de cette foi vive du S. d. D. naissait une ferme espérance dans les divines promesses et une pleine confiance dans les mérites du Sauveur. Sou cœur était remplie d'amour |)our Dieu et il souhaita, afin d'obtenir ime union plus intime avec son Seigneur, d'endurer toute espèce de souffrances et même le martyre.

Comme il sera constaté, etc.

C'est la vérité que le S. d. D. voyant dans son pro chain des âmes rachetées par le sang précieux de Jésus- Christ, et sachant que les pauvres Hurons étaient éloignés de la connaissance de la vérité, se consacra tout particulièrement à les amener à la foi, et pour atteindre plus facilement cette fin, il adopta leur genre de vie quelque pénible ([u'il fut. Il fut toujours prêt à se sacrifier non seulement pour le bien de leur âme mais encore pour celui de leur corps.

Comme il sera constaté, etc.

C'est la vérité (pie le S. d. D. ])rati(jua à un haut degré les vertus de prudence et de justice, dirigeant tous ses actes vers l'unifpie but : servir et glorifier le Très- Haut, en accomplissant avec une abnégation et une fidélité parfaite tous ses devoirs envers Dieu et envers le prochain. Aux privations inhérentes à la vie de mission-

nairc il ajoutait encore des jeûnes et des i)énitences, se préparant ainsi à souffrir de plus «j^rands tourments pour Jésus-Christ. Son humilité était exem])]aire, se reconnaissant le ])lus incapable et attribuant tous les dons à la bonté infinie de Dieu.

Comme il sera constaté, etc.

C'est la vérité que le S. d. D. s'appliqua à o1)servcr avec la plus grande fidélité toutes les règles de la Compagnie, s'efforçant de n'y manquer jamais, même au milieu des occupations et des fatigues de la vie de mission, qui en rendent la praticpie très difficile. 11 fut toujours très fidèle à ses vœux d'obéissance, de pauvreté et de chasteté.

Comme il sera constaté, etc.

C'est la vérité (|ue les vertus et les dons célestes du S. d. D. répandaient autouf de lui connue un i)arluin de sainteté qui le faisait chérir de tous ceux (|ui l'approchaient. On admirait la perfection de sa vie et son jirofond recueillement dans la prière.

Comme il sera constaté, etc.

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