Etudes, 0 septembre 1909, p
forme en déficience. Les idées de M. Maurras et de ses amis ne sont pas des idées fausses, ce sont seulement des idées « mutilées ». Nous verrons plus loin que, toutes mutilées qu'elles soient, M. Descoqs n'en viendra pas moins à les présenter comme orthodoxes au point de dire qu'à « voir M. Maurras se rencontrer fréquemment avec l'Eglise, on le croirait presque un de ses fils ' ». Mais tout d'abord la déficience lui suffit. L'incroyance ainsi n'est plus qu'une neutralité. Et pour le coup la neutralité métaphysique,moraleetreligieusecstconçuecomme possible et comme praticable. Il y aurait là de quoi réjouir M. Buisson, si ce libéralisme n'avait qu'un poids et qu'une mesure.
Ainsi, aux yeux de M. Descoqs, M. Maurras, M. Lasserro, M. Moreau, etc., sont des '< agnostiques purs », de telle sorte qu'à « prendre le terme en rigueur » on ne peut pas dire qu'ils soient des athées » -, ou bien il faut dire qu'ils sont des athées négatifs par opposition à M. Le Dantec par exemple qui, lui, est un « athée positif » ^ Ils ne nient pas explicitement l'exis-