Annales, juin 1910, p. 232. Voit-on M. Maurras
porté par son élan au delà de ce centre d'équilibre où ses premières thèses à compenser ne lui permettent pas de se tenir, M. Descoqs qui tout à l'heure professait le caractère naturel de la prospérité sociale et le « droit incontestable qu'a la raison de n'être pas régie immédiatement par les principes surnaturels dans un domaine qui lui est propre », professe maintenant, parlant de l'Église en tant que du dehors elle cherche à entrer en contact avec la société civile, « son droit exclusif de former intelligences et cœurs au point de vue moral et religieux ^ » ? Exclusif ? il n'y a donc pas de morale naturelle? (je laisse à M. Gaudeau le soin de défendre la Religion naturelle). Vraiment il me semble que le « contact » est un peu comprimant et que, s'il y a € pénétration », c'est celle, non pas d'une vérité qui soulève peu à peu les esprits pour les libérer, les unir et les discipliner, mais d'une force qui refoule et qu'on ne peut que subir .
Et cependant toutes ces thèses ont un sens vrai. Sans l'alliance qui nous ferme, on va le voir, la possibilité des interprétations favorables et qui, comme
acceptant, comme allant de soi, « ce point de théologie élémentaire » ? Et puisque c'est là en efïet l'élément primordial, que ne commence-t-on par le supposer à la base de l'alliance même ?