‹ Positivisme et catholicisme à propos de l'Action FrançaiseChapitre 116 sur 124 · Awiales, Juin 1910, p · texte numérisé non relu

Awiales, Juin 1910, p

tout ramener au fait extérieur, à un fait qui est censé s'adresser à une réceptivité toute passive. Et quand on parle ainsi d'un fait externe, quand on dit avec M. Descoqs que « sans cette adhésion à celle parole extérieure », il n'y a « pas de vie surnatuelle », et que « l'accession de l'âme à la vie de la grâce ne se fait pas indépendamment d'une manifestation du fait surnatnrel de la révélation *», il faut être attentif à une ambiguïté qu'on a singulièrement exploitée contre la vraie et intégrale doctrine : si en effet l'on veut signitier que la grâce, en toutes ses formes, vient du dehors, comme un don qui, même intimement insinué dans les profondeurs de l'âme, demeure radicalement étranger à l'ordre purement humain, et transcendant à toute spontanéité comme k tout mérite acquis, rien de plus exact, et rien de plus salutaire à rappeler que celte extériorité spirituelle au sein même de la plus pénétrante intimité. Mais si, par le mot extérieur^ on entend exclusivement une extériorité physique ; si on se figure que la grâce n'a point d'autre mode d'accès, normal et coordonné, ou exceptionnel et suppléant, que le canal sensible, per sensum e.rter- 7tum ; si l'on en déduit que l'âme est à la merci d'un véhicule matériel ; si l'on fait dépendre la vie spirituelle uniquement de l'apport physique comme

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