La morale de Nietzsche, p
50 PROPOSITION d"aLLIA>CE
M. G.Valois a illustré parle mythede l'homme fort qui, après avoir tué le tigre dans la foret et avec la queue s'être fabriqué un fouet, revient parmi ses compagnons et les dompte '. « Combien d'esclaves-nés de notre connaissance, dit M. Maurras, retrouveraient la paix au fond des . ergastules d'où l'histoire lésa follement exilés )) . Les ergastules, voilà leur patrie à eux î u Mourant de lâche inquiétude et pourris d'une élégiaque vanité, encore faudrait-il que l'on hâtât pour eux ce bienfait du carcan, ou les verronsnous parvenus en un état si avancé de décomposition que leur chair en lambeaux empoisonnerait les murènes ' ».
Mais pour ces esclaves-nés, il y a possibilité cepenclantde trouver aussi un « chemin de Paradis » — entendez un Paradis d'esclaves ; c'est, étant esclaves, de ne vouloir être qu'esclaves, et de n'avoir d'autres désirs que ceux de leurs maîtres. « Selon les rangs, les conditions, les dignités dont tu nous pares, Griton, nous regardons vers toi et, se formant à ton modèle en qui le ciel est réfléchi, chacun de nous atteint le genre de beauté que Jupiter lui désigna, 6