‹ Positivisme et catholicisme à propos de l'Action FrançaiseChapitre 90 sur 124 · Etudes, 5 septembre 1909, p · texte numérisé non relu

Etudes, 5 septembre 1909, p

pourproposeretpromouvoirune alliance des catholiques avec les athées de ï Action française ?

Mais néanmoins M. Descoqs ici a fait intervenir, à côté, une considération qu'en effet j'ai omis de signaler. Et je m'empresse d'avouer que j'ai eu tort, tort non à son égard et parce que cette considération Texcuserait, mais tort à mon propre point de vue et parce qu'elle fait encore mieux ressortir le singulier état d'esprit que nous rencontrons ici. D'abord c'est un complément intéressant à ce que nous connaissons déjà. Et puis c'est elle qui permet maintenant à M. Descoqs de protester, malgré tout, que son intention n'a pas été de soutenir catégoriquement qu'en /ail il fallait faire alliance. Il y a une question, dit-il, qu'il n'a pas tranchée : la question de savoir si u la tactique « que préconise M.Maurras« avait chance de réussir et de transformerjamais les institutions » '. Voilà le point où il reste en suspens. Il ne se demande pas, comme M. Maurras, si Le coup de force est possible, il se demande si le coup réussira. Il a montré que la tactique était légitime. Bien plus, il a

montré que si, à V Action française, on n'avait pas tout ce qui est requis pour l'œuvre à accomplir, on avait au moins une partie de ce qui est requis et une partie essentielle : « raison », « robuste santé intellectuelle », juste conception de (( POrdre », « corps de doctrine sain » et par conséquent « orthodoxe » i, auquel il ne manque que la foi.

Bien plus encore, et nous y reviendrons aux chapitres suivants, il dénonce, non seulement comme une duperie, mais comme une trahison , tout mode d'action qui ne se complète pas au moins par « la tactique » et par u les moyens » que préconise M. Maurras. Et en attendant il accueille, avec une bienveillance qui est l'équivalent d'une acceptation -, les raisons de ceux qui montrent que, sans la tactique et u les moyens » de M. Maurras, on ne pourra plus aboutir à rien. Il trouve tout naturels, par exemple, les propos de ceux qui disent qu'il est « enfantin de comparer le Français venu après Voltaire et Jean-Jacques au Romain de Néron et deMarc-Aurèle»et que, si les moyens du Christ et des apôtres ont pu être efficaces

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