P. 354 (note
3. P. 351-357. J'examine d'autant plus volontiers i'aro^ument ici développé par M. Descoqs qu'il y attache plus d'importance, et qu'à part les deux querelles de textes qu'il a cherchées à Testis (on a vu avec quel succès il lui reprochait des citations inexactes), c'est là !e seul point de fond qu'il examine dans le corps même de son livre. ^ Je ne retiendrai ", dit-il de Testis, u qu'un seul de ses arguments. . . Nous y apprendrons quel crédit il convient d'accorder à tout son article »
re-t-il pas « activement » avec les membres de la Société française de philosophie ? Or, si M. Descoqs, quand il s'agit de l'achat des femmes et de l'achat des consciences^ a peut imaginer des circonstances où la coopération au mal sera tout indirecte » ', il n'en est pas de même ici : il ne peut imaginer qu'une coopération toute directe à toutes les idées, quelles qu'elles soient, qui sont émises dans la dite Société, même si on les contredit -. Sa casuistique n'est pas plus embarrassée pour accuser que pour excuser. D'abord, afin de bien montrer jusqu'à quel point il a le souci de « la critique objective » dont il se réclame avec une belle assurance, il commence par ne retenir qu^une seule des communications que M. Blondel a faites à la Société française de philosophie. C'est déjà intéressant comme procédé. Mais l'interprétation du document est plus intéressante encore.
(p. 352). Oui nous rapprendrons, et le lecteur jugera, sur cet échantillon privilégié, la valeur qu'auraient eue les autres arguments de M. Descoqs : il est regrettable en vérité qu'il nous en ait fait grâce.
2. Evidemment, pour n'y pas coopérer, il faudrait, au lieu de discuter, faire intervenir « la commission mixte » rêvée par M. Lasserre.
LA THESE ET L HYPOTHESE 2Da
Testis ayant établi qu'entre l'alliance des croyants et des incroyants telle qu'on la pratique à V Action française^ et la collaboration, dans une même patrie, des citoyens ou même des fonctionnaires qui ont des convictions divergentes, il n'y a aucune parité % M. Descoqs lui oppose un texte que lui fournit le Bulletin de la Société française de Philosophie- eid^â^Tès lequel, selon lui, M. Blondel, à propos d'une discussion provoquée par M. Appûhn sur (( l'idée religieuse dans renseignement > , aurait fait si bon marché des exigences de sa foi que « les incrédules d'Action française n'ont jamais imposé pareille neutralité à leurs amis catholiques, pareille indifférence, pareil détachement à l'égard de la vérité ^ ».
Or ce qui donne prétexte à cette réprobation, c'est la réponse que M. Blondel, dans les circonstances très concrètes et très déterminées où la question était posée, en arrivait à faire à M. Appûhn pour marquer justement comment un professeur incroyant doit s'y prendre s'il veut parler honnêtement et loyalement, sans