LA GENÈSE (DE L'IDÉE :D'EMPIRE
logie magnifique de la doctrine impériale .qu'il-oppose. fl annonce Rudyard Kiplinget lorsqu’à la suite des Ceail Rhodes, «des Disraëli, des Chamberlain, l'Angleterre marchera résolument dans la voie de la colonisation, .elle sera suivie dans ses nouveaux desseins par l'opinion publique unanime.
Mais l’Empire suppose an point -de vue ‘politique «ne ‘union ‘permanente et tangible de différentes communautés dispersées à Ja surface du globe. Une fédération unissant en l’espèce tous les intérêts «Britons » dela métropole et.de ses lointaines possessions.
James ÆHarringtonne parlait-il pas, dès 1656, -de « Commonweälth for Incraese » à propos de la nouvelle République d'Angleterre, d'Écosse et d'Irlande? L'idée fera son chemin, défendue par Adam ‘Smith ‘elle survivra à la guerre le ‘Sécession pour venir s'épanouir après Seely 1, dans l’expression nouvelle de « Greater Britain».qui.est à:ta fois un titre «pour l’ouvrage de Ch. W. Dilke* et un programme -pour ”.« Impérial-fédération League » fondée en ‘1884.
Le 4 avril 1887 , Lord Salisbury convoquait à Londres une première conférence impériale. C'était à l’occasion du Jubilé où ‘la reine ‘Victoria devait paraître, entourée de tous ses «sujets, dans une Apothéose. Les onze colonies à gouvernement responsable d’alors ‘étaient représentées. ‘C'eut pnêtre lamorce.d’un.état.fédéral, aussi la. déception ‘ut grande’lorsque l’on sut que la question ne-serait même ‘pas posée.
L'histoire des conférences qui se sont succédées depuis
1. J. R.:Seely. L'expansion de. l'Angleterre, trad. par Bailly,et Ram- “baud. Paris, Golin,:1885.
2. Ch. W. Dilke. Problems of greater Britain, London, Macmillan, 1890.
lors, représente pour les partisans de l’idée fédérative une égale déconvenue. La question même de la nature des liens qui unissent les différentes parties de l’Empire britannique reste l’objet de controverses passionnées 1 « British Commonwealth of nations ? » dira Lord Balfour.
En réalité, à défaut de relation juridique on sentait confusément qu’un lien moral très fort unissait à la couronne les diverses parties de cette communauté *. Mais rien n’aurait pu permettre d’en discerner la puissance, si un événement digne d’un autre âge n’en avait donné la mesure. Pris entre son devoir de roi et ses sentiments personnels, un souverain fut mis dans l’obligation de choisir. Des coins les plus reculés du New South Wales, du Tanganyka ou de l'Inde, les protestations arrivèrent spontanées. La cause était jugée: Édouard VIII s’inclina. Il n’est personne pour contester que, d’un tel conflit le régime n’était sorti grandi, l'Empire renforcé.
Depuis longtemps d’ailleurs, les Impérialistes avaient porté la question sur le terrain utilitaire. Cette unité qu'avait chanté Kipling, on la réaliserait sur le plan
1. Charles Bastide. « Les embarras de la souveraineté ». La Grande- Bretagne et les Dominions, Revue Economique Internationale, janvier
2. J. H. Morgan, K. C. The legal and Political unity of the Empire dans English Review, 1931.
Formula produced by lord Balfour at the Imperial Conference of 1926.
The group of self-governing communities composed of great Britain and the Dominions, their position and mutual relation, may be readily defined. They are autonomous communities within the British Empire, equal in status, in no way subordinate one te another in respect of their domestic or external affairs, though united by a common allegiance to the crown and freely associated as members of the British commonwealih of Nations.
3. Owen Clough. The king in ther overseas Empire. The nineteen century, janv. 1931. Il n’est question bien entendu que des dominions et des crown colonies.