‹ Possibilités et Conditions d'une Politique ImpérialeChapitre 95 sur 119 · Duchêne. La politique colonvale de la France · texte numérisé non relu

Duchêne. La politique colonvale de la France

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un discours retentissant et M. Hubert, sénateur de la Meuse déposait à la Chambre une proposition de loi en ce sens. De nouvelles campagnes de presse auxquelles sont liés les noms de M. Messimy et de M. Cacaldy avaient eu lieu en 1912, puis en 1914: lorsqu’en 1920 M. Albert Sarraut devint ministre des Colonies. Désireux de réaliser une mise en valeur effective, il songe tout d’abord à obtenir l’unité dans l'effort. Une commission est constituée, et, d’un accord unamime elle reconnaît la possibilité de la réforme proposée. Un ministère unique englobant tous les territoires où s'exerce la suprématie de la France serait constitué. Il serait doublé d’un secrétariat permanent assurant la continuité d’action pendant les crises ministérielles. Mais l’opposition de l'Algérie, la situation internationale de la Syrie amenèrent des discussions et un changement de ministère survint avant que la réforme ne fût réalisée.

L'idée devait être reprise en 1930 par M. G. Nouelle qui déposait un projet de « Rationalisation de la haute administration coloniale » et M. Pietri, ministre des Colonies dans un discours prononcé à Marseille annonçait la réorganisation imminente du ministère des Colonies. L'année suivante, M. Hardy, alors directeur de l'Ecole coloniale exposait le problème dans un article de lEurope Nouvelle” et finalement en 1933, l’Académie des sciences coloniales effectuait auprès du chef de l’État sa démarche à ce sujet.

Sur ces entrefaites et grâce à l'initiative de M. E. de Warren la question avait été reprise avec l’étude du

4. Revue parlementaire des colonies, mars 1912. Dépêche coloniale, 15 avril 1914.

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