G. Hardy. Europe Nouvelle, 3 janvier
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dossier du transsaharien, dont le sort reste intimement lié à la création d’un ministère unique, car avant que de naître, il souffre déjà de tiraillements entre les divers gouvernements intéressés. Mais une telle réforme demande à être réalisée en temps opportun et tel n’était pas le cas, en janvier 1934, lorsque M. Henry de Jouvenel prit l’initiative de créer un « ministère de la France d'outre-mer ». Déjà mal assuré le Cabinet ne devait pas être consolidé par les polémiques qui furent soulevées à ce sujet et quelques jours plus tard, il se retirait devant l’émeute ?.
Depuis lors, le Conseil National Economique * puis la Conférence de la France métropolitaine et d'outre-mer marquèrent une fois de plus là nécessité de cette réforme indispensable, mais celle-ci continue .à rencontrer une opposition qui pour être plus ou moins ouverte n’en est pas moins sérieuse.
C’est l’hostilité, tout d’abord, du personnel des Affaires étrangères qui craint de voir se restreindre ainsi le champ d’action de son activité. Il semble cependant que l'intérêt partieulier doive s’effacer devant l'intérêt plus général de la France d’autant plus qu’il est facile de trouver une solution respectueuse de toutes les susceptibilités en conservant le bénéfice des méthodes diplomatiques au gouvernement de pays qui réclament, selon lexpression d’un maître, « une main de fer dans un gant de velours ».
Biem entendu, ce sont là des raisons inavouées, mais
1. J. Ladreït de la Charrière. Le ministère de la France d’outremer, dans Bull. de l’Afr. franç., février 1934.
2. Conseil National Economique, Les relations économiques entre
la France et ses colonies, rapport de M. Georges Dayras, Paris, imp. Nat., 1934, p. 83.