‹ Possibilités et Conditions d'une Politique ImpérialeChapitre 97 sur 119 · NE NES NES · texte numérisé non relu

NE NES NES

il en est d’autres que l’on place au grand jour et dont la valeur semble aussi contestable.

Les unes sont d’ordre politique, les autres d’ordre juridique. |

Au nombre des premiers, il faut placer l'hostilité générale de l'Afrique du Nord qui considère comme une véritable humiliation d’être rattachée à un ministère des Colonies. Cependant la Martinique, la Guadeloupe, la Réunion où les indigènes ont la qualité juridique de citoyens français, dépendent de ce ministère depuis déjà trois cents ans, et, d'autre part, c’est par erreur que l’on peut lui comparer le ministère de la France d’outre-mer, institution nouvelle à laquelle seraient rattachées les directions des Affaires étrangères et de l'Intérieur qui s’occupaient précédemment de ces possessions.

On s’est demandé par ailleurs si un ministre des Colonies, habitué, dit-on, à administrer des populations peu évoluées était apte à diriger des peuples qui le sont beaucoup comme ceux de nos possessions d'Afrique du Nord. Mais c’est pécher par ignorance coloniale puisque l’Indochine, Madagascar et nos vieilles colonies dont les populations sont au moins aussi civilisées que celles de l’Algérie ou du Maroc, dépendent déjà de ce département ministériel.

Mais ce serait dit-on une charge écrasante pour un seul homme et la division actuelle représente à ce sujet une habile répartition.

C’est oublier que « l’India Office » assure seul la direction de ce bloc énorme et si complexe qu’est l’Inde anglaise dont la population est égale à trois fois celle de l'Empire français.

On invoque encore l’inaptitude du ministre des Colo-

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