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Nous remarquerons en passant qu’un bon nombre d'applications de forceps a été évité. En 1924, CATHALA posait cette question : « n’est-il pas préférable d’exécuter une application de forceps que l’on dirige comme l’on veut ? ». À quoi nous répondons que nous n’avons eu qu’à nous féliciter de l’usage de la posthypophyse. Il est évident qu’elle ne peut pas toujours remplacer le forceps et que d'autre part, de fortes doses peuvent avoir une action extrêmement violente et redoutable ; aussi, nous conseillons l’emploi des doses faibles avec les réserves que nous avons faites, en gardant le forceps pour des cas spéciaux, car il est parfois assez traumatisant et prédispose à l’infection. C’est aussi l’avis de REEB qui écrit : « L’hypophyse appliquée en toute connaissance de cause, en pesant bien les indications et les contre-indications, peut remplacer avantageusement le forceps à la fin de la période d’expulsion et prévenir les hémorragies de la délivrance ».
Mais, puisque nous envisageons maintenant la période de dilatation, citons ce passage de la thèse de M. Th. CHoquarT : « L’hypophyse employée dans les premiers stades de la dilatation et continuée jusqu’à la fin de l’accouchement, raccourcit notablement le temps total du travail ; d’autre part, l’anesthésie générale nous semble indispensable pour freiner l’action qui pourrait devenir hypertonique de l’hypophyse. » Pour nous, cette action n’est pas indispensable ; mais comme nous nous méfions toujours d’une réaction brutale possible, nous sommes d’avis de
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donner parfois une anesthésie légère au chloroforme. Mon maître le D' DEVRAIGNE donne, dans ces cas, immédiatement après l’injection, du chloroforme à la reine : « C’est un excellent adjuvant, même pour éviter les déchirures périnéales, en chargeant un peu le chloroforme à ce moment pour produire ce que les américains appellent justement : l’accouchement dans le brouillard ».
Injection d'hypophyse pendant la période de dilatation
OBS. I. — N° 1355. B. L., 29 ans. Bassin P. S. P. atteint à bout de doigt, faux promontoire. Dernières règles le 29 octobre. Antécédents : 1 avortement de 3 semaines, 1 accouchement naturel à terme enfant vivant, en traitement syphilitique depuis 2 mois. Début du travail le 18 juillet 1933, à 5 h. 30. Présentation en O.I.D.P. Rupture spontanée précoce des membranes. Dégagement en O.P. Accouchement le 20 juillet 1933, à 1 h. 15. Durée du travail 43 h. 45. Accouchement prématuré au terme de 8 mois 1/2 environ. A 23 h. 20 absence de contraction utérine. 1 ampoule de thymophysine S.C. A 1 h. 15, le 20 : explusion d’une fille vivante : 2.850 gr. Délivrance naturelle, membranes déchirées, paraissant complète 520 gr., cordon 60 cm., périnée intact.
OBS. II. — N° 1791. M. S., 30 ans. Bassin normal. An-
técédents : 1 accouchement naturel à terme, garçon : 4.700 gr. vivant, bien portant. B.W. négatif. Deuxième
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acc.: hospitalisée le 11 août pour hydramnios. Traitement syphilitique depuis son admission. Dernières règles le 31 décembre. Début du travail le 21 septembre 1933, à 10 heures. Présentation en O.I.D.T. Rupture artificielle tempestive des membranes. Dégament en O.P. Accouchement le 21 septembre 1933. à 18 heures. Durée du travail 8 heures. Accouchement naturel à terme chez une femme présentant un hydramnios progressif. Rupture artificielle des membranes à grande paume, on recueille 8 litres de liquide. Utérus ayant tendance à Vinertie. 1 cc. hypophyse $S. C. Expulsion rapide d’une fille criant très faiblement, présentant un abdomen très développé, ascite. Poids 3.800 gr. Aspect cyanosé sans amélioration, malgré insufflations, bains chauds et froids, frictions. Délivrance complète, 920 gr. Enfant décédé 1 h. 30 après l’accouchement. Liquide séro-sanglant de toutes les séreuses. Congestion marquée des viscères, du foie, des reins. Surrénales volumineuses. Grosse hémorragie méningée, poumons atélectasiés flottants, foie 220 gr., rate 19 gr.
OBS. III. — N° 1797. P. M. 46 ans. VII geste. IV pare. Antécédents : 3 grossesses naturelles, 3 enfants vivants, 3 avortements. Bassin normal. Dernières règles du 15 au 20 décembre. Hydramnios. Début du travail le 29 septembre 1933, à 0 h. 30. Présentation en O.I.G.A. Rupture spontanée prématurée des membranes. Dégagement en O.P. Accouchement le 22 septembre 1933, à 12 h. 10. Durée du travail 12 h. Accouchement naturel à terme chez une femme présentant de l’hydramnios. Arrivée à l’hôpital, poche des eaux rompue depuis 4 h. et liquide très teinté. Bruits du cœur mal perçus. A 11 h. 30 : piqüre d’hypophyse. S.C. à petite paume. A 12 h. 10 : expulsion d’un garçon, né en état de mort apparente. forme bleue, ranimé après une demi-heure de soins. Désobstruc-
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tion des voies respiratoires, frictions alcoolisées, bains sinapisés. Piqûres de lobéline. Malgré tous les soins, l’enfant présente un état peu satisfaisant, il gémit mais ne peut arriver à crier. À 14 h. nouveau baïn sinapisé : amélioration. Délivrance naturelle complète : 600:gr.
OBS. IV. — N° 1032. S. L., 26 ans. I geste. Dernières règles le 1% août. Début du travail le 14 mai 1934, à 21 h. Présentation en O.ID.P. Rupture spontanée précoce de la poche des eaux. Dégagement en O.P. Accouchement le 16 mai 1934, à 17 h. Durée du travail 44 heures. 1 ce. d’'hypophyse S.C. à dilatation petite paume. Périnée 2 catguts, épisiotomie 2 cm., col 2 catguts. Anesthésie au chloroforme. Application de forceps Tarnier sur sommet en O.I.D.P. à la partie inférieure de l’excavation, après incision de la lèvre antérieure du col, œdématié, pour arrêt de la dilatation avec liquide teinté. Bruits du cœur : bons. Extraction d’une fille vivante : 3.600 gr. criant après désobstruction des voies aériennes. Délivrance naturelle complète : 700 gr.
OBS. V. — N° 20. V. A. 32 ans. II geste. I pare. Dernières règles le 20 mars. 1 avortement de 2 mois en 1933. Début du travail le 2 janvier, à 7 h. Présentation en O.I.D.P. Rupture spontanée des membranes. Dégagement en O.P. Accouchement le 3 janviers 1935, à 13 h. Durée du travail 30 h. A. 1 h. le 2 : rupture spontanée de la poche des eaux, à 6 h., œdème du col, T. 39° (1), liquide teinté et fétide. Hypophyse 1 cc. S.C., chloroforme à la reine. À. 12 h. 50, T. 40°. Application de forceps Tarnier, sur sommet mal fléchi, orienté en O.I.D.P. à la partie haute de l’excavation. Episiotomie droite. Rotation et dégagement en O.P. Extraction d’une fille vivante : 3.430 gr. Délivrance naturelle complète : 560 gr., pyoformine LV. sérum physiologique 350 ce., T. 38°5, après l’accou-
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chemennt. Cordon 35 cm. (1). 1 piqûre de spasmalgine, à 11 b. incision des lèvres antérieures et postérieures du col, L1939°1.
OBS. VI. — N° 49. A. A. 43 ans. VI pare. 5 accouchements naturels. 4 enfants bien portants, 1 décédé à 15 mois de diphtérie. Bassin normal. Dernières règles le 15 mars. Début du travail le 6 janvier, à 18 h. Présentation en O.I.G.A. Dilatation 5 fr. à l’entrée, 1 cc. thymophysine S.C. pour inertie utérine. Rupture spontanée précoce des membranes. Dégagement en O.P. Accouchement le 7 janvier 1935, à 1 h. 45. Durée du travail 7 h. 45. Cordon 55 cm. Périnée intact. Accouchement naturel à terme. Expulsion d’une fille vivante : 4.810 gr. Délivrance naturelle complète : 770 gr. T. 38° avant l’accouchement, liquide amniotique teinté et fétide.
OBS. VII. — N° 2577. M. O., 25 ans. I pare. Bassin normal. Dernières règles le 22 février. Grossesse gémellaire bivitelline. Début du travail le 20 octobre 1935 à 10 h. 45. Accouchement gémellaire à terme. A 11 h. 30 : incision de la lèvre antérieure du col, une demi-ampoule d’hypophyse S.C. A 16 h. 20 : application de forceps Tarnier sur sommet en O.I.G.A profondément engagé pour lenteur du travail, la dilatation étant complète. Extraction du premier jumeau, fille vivante : 2.845 gr. 20 minutes après rupture artificielle des membranes du deuxième œuf, le fœtus se présente par la tête. À 16 h. 55, accouchement naturel du deuxième jumeau, garçon vivant : 2.930 gr. 25 minutes après, délivrance naturelle : 1.050 gr. 2 gàteaux placentaires complètement séparés, le premier étalé n’a pas de petit côté, le deuxième a des membranes complètes. Entre l’accouchement et la délivrance la femme a perdu de nombreux caillots. On lui fait 500 cc. de
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sérum physiologique. Insertion marginale du cordon du premier gâteau placentaire.
OBS. VIII. — N° 907. P. M. 36 ans. IV pare. Bassin normal. 3 enfants bien portants, accouchements naturels, mais hémorragie à chaque fois. Début du travail le 8 avril 1936, à 11 h. 30. Présentation en O.I.G.A. Rupture spontanée tempestive des membranes. Accouchement le 8 avril 1936, à 21 h. Durée du travail 9 h. 30. Accouchement naturel à terme. Extraction d’un garçon vivant : 3.380 gr. Délivrance naturelle complète : 500 gr. 1/2 d’hypophyse S.C. pendant le travail.
OBS. IX. — N° 1693.85. Y., 23 ans. I pare. Bassin normal. Dernières règles le 13 septembre. Grossesse normale. Début du travail le 27 juin 1936 à 21 h., siège décomplété mode des fesses. Kupture spontanée précoce des membranes. Accouchement le 29 juin 1936 à 19 h. 55. Durée du travail 46 h. 55. Le 29 juin 1936, à 10 h., 1 cc. d’hypophyse S.C., la dilatation reste à 5 fr. À 12 h. 30, le 29 juin, pose d’un ballon de Champetier de Ribes, expulsion à 18 h. Bruits du cœur rapides. Sous anesthésie au chloroforme, grande extraction de siège après incision de la lèvre antérieure du col. Abaissement des pieds, abaissement des deux bras relevés. Mauriceau difficile. Extraction d’une fille vivante : 3.620 gr. Délivrance artificielle pour hémorragie : 580 gr., glace Rubiazol.
OBS. X. — N° 342. P. L., 45 ans. IX pare. 7 acouchements naturels à terme, dont 2 par forceps, 1 symphyséotomie. 6 enfants bien portants, 2 morts-nés. Bassin normal. Dernières règles le 8 mai. Grossesse normale. Début du travail le 5 février 1937, à 15 h., siège décomplété mode des fesses. Rupture artificielle précoce des membranes. Accouchement le 7 février 1937, à 22 h. 30. Durée