SET
ses excilants : normaux comme le sympathique ou anormaux comme par exemple un ballon. C’est pour cela qu’il n’a aucun effet pendant la gestation où les excitations physiologiques ne sont pas en jeu. L’extrait de lobe postérieur détermine une élévation du tonus utérin.
La seconde loi est celle de MAGALHAES : les très grandes variations d'efficacité, observées dans l’emploi de l’extrait hypophysaire, sont en rapport avec les variations du tonus chez le sujet au moment de l'expérience.
Lorsque, après s'être bien assuré qu’il n’y a pas de contre-indications, on injecte la post-hypophyse pour lenteur ou arrêt du travail, on agit non seulement sur l’utérus en le stimulant pour mener à bien l’expulsion du fœtus, mais encore, et c’est sur ce point que nous allons insister, l’effet se poursuit après la sortie de l’enfant. Loin de nous la pensée de vouloir réaliser des accouchements dans un minimum de temps record. Nous n’intervenons que lorsque la dilatation étant entre cinq francs et petite paume, cette dilatation ne se poursuit que très lentement parce que l’utérus ne se contracte que faiblement, ou bien reste stationnaire par suite d’une inertie totale. Nous citerons cependant les succès de Wopox : 6 sur 6 et de PouLioT, 7 sur 7, obtenus en injectant une première fois deux unités, puis cinq unités à une demi-heure d'intervalle. Nous ne discuterons pas la question de l'accouchement médicalement dirigé, préconisé par KrEIs de Strasbourg, VORON et PIGEAUD de Lyon. Cette
po —
méthode consiste à rompre systématiquement les membranes dès le début du travail et à alterner les injections post-hypophysaires et de spasmailgine, ces dernières pour faire disparaître les spasmes fréquents surtout localisés au col. Ce qui fixera notre attention, c’est la prolongation de l'effet de la post-hypophyse après l’accouchement. Il importe toutefois que le temps qui s’écoulera entre le moment de l’injection et l’expulsion du fœtus ne soit pas trop considérable, sinon l’action du médicament est épuisée. Aussi aurons-nous d'autant plus de chance d’assister à la persistance de l’action de l’extrait, que nous aurons fait l'injection plus tard au cours du travail, et en particulier comme le recommande mon maître le docteur DEVRAIGNE : à la période d’expulsion. Et il écrit : « L’utérus se rétracte bien après la sortie de Penfant, préparant le premier temps de la délivrance : les contractions surviennent rapidement, le placenta se décolle bien et tombe de lui-même, laissant après sa sortie le globe de sûreté rêvé. »
Les dix observations qui vont suivre ont été prises parmi celles où l'injection a été faite pendant la période de dilatation. Nous avions encore 14 autres observations de ce genre dont nous donnons les numéros ci-après. Toutes ont été faites en souscutanée.
En 1933 : n°’ 1280, 1938, 1952. En 1934 : n°° 548, 948, 1306 bis, 1353 et G. P. 30 oct. En 1935, n°° 195, 412, 526. En 1936 : n°° 931, 2271 et 3056.