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INJECTION D'EXTRAIT POST-HYPOPHYSAIRE POUR HATER LA DELIVRANCE

Nous n'avons trouvé qu’un seul cas d’injection d'extrait de lobe postérieur pour agir sur la délivrance. Nous en donnons le compte rendu ci-après. L’injection de 1 cc. d’hypophyse en sous-cutanée aussitôt après la sortie de l’enfant eut une action heureuse. Maïs il est préférable de s’abstenir si l’on veut éviter les ennuis de la possibilité de rétention

placentaire.

OBS. XVIII. — N° 660. C. L., 23 ans. I pare. Bassin normal, grossesse normale; dernières règles le 3 juin. Début du travail le 13, à 20 h. Présentation en O.I.D.P. Rupture spontanée tempestive des membranes. Dégagement en O.P. Accouchement le 14 mars 1937, à 10 h. Durée du travail 14 h. Application de forceps Tarnier sous anesthésie au chloroforme, pour modification des bruits du cœur, lenteur de la période d’expulsion et fatigue maternelle. Pouls 88. Extraction d’une fille vivante : 3.520 gr. Injection sous-cutanée de 1 cc. d’hypophyse aussitôt après la sortie de l’enfant. Injection rapidement suivie d’une délivrance naturelle et complète de 650 gr.

RL

Mais cette méthode n’est pas dans nos habitudes puisque, nous le répétons, nous n’avons trouvé que ce cas sur environ 15.000 accouchements que nous avons parcourus. Malgré ce beau résultat, nous continuons à considérer cette pratique comme dangereuse et nous conseillons la prudence. Certains auteurs l’utilisent et en sont satisfaits. Wopon fait des réserves à cet égard.

En 1910, AARON administrait entre l’accouchement et la délivrance une dose d’extrait qui, après avoir produit l’expulsion facile et rapide des annexes fœtales assurait l’hémostase utérine.

En 1912, FIscHER confirmait ces résultats.

RUBSAMEN et Vocr emploient l’hypophyse après l'accouchement, soit immédiatement après la sortie de l’enfant chez les multipares sujettes à l’inertie utérine, soit au bout de 45 minutes en cas d’inertie, et ils obtiennent des délivrances rapides et sans accident. Mais ils recommandent de toucher préalablement la parturiente pour s’assurer que le col n’est pas rétracté.

Pour SCHRODER, l'injection prophylactique de posthypophyse dans la période de la délivrance n’est pas sans danger. « Elle est en plus inutile car l’action rapide de la post-hypophyse nous permet d’attendre le moment où l'injection serait indiquée. On ferait alors 1 cc. I. V.»

BuBEN se sert uniquement d'injection I. V. d’hypophyse, en même temps qu’il fait la compression transabdominale de l’utérus. « Pour raccourcir la période

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