‹ Post-hypophyse et délivranceChapitre 17 sur 24 · CRE · texte numérisé non relu

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de la délivrance anormalement allongée, nous donnons exclusivement des préparations hypophysaires par voie I. V. et exerçons sur l’utérus contracté une pression assez forte, en même temps par la pression abdominale et la manœuvre de CREDET ».

P. SCHUMACHER cite les bons résultats que lui ont donnés les injections de 1 cc. d’orasthin I.V. immédiatement après la naissance. Il obtient en quelques secondes une contraction énergique de l’utérus durant plusieurs minutes. Pendant ce temps, le placenta se décolle et la plupart du temps, sans hémorragie appréciable. Le placenta sort alors facilement par pression sur le fond utérin. Il ne cite que deux échecs : dans le premier cas, le placenta ne s’est pas décollé ; dans le deuxième cas, l’inertie a persisté après décollement et élimination du placenta.

Pour BELLIARD : l'extrait post-hypophysaire employé pendant la délivrance ne donne pas de résultat. « Il faut pratiquer l’injection avant l’expulsion de l’enfant et alors la délivrance est en général rapide et exangue. »

RYDER a obtenu de bons résultats par injection hypodermique de pituitrine. Mile CHNEERSON dans sa thèse cite cinq cas où l'injection d’hypophyse a été faite dans le but de hâter la délivrance : 3 fois, il a fallu faire une délivrance artificielle. BUREAU cite dans sa thèse 3 cas d'emploi de la post-hypophyse à la dose de 1 cc. dans des cas de retard de la délivrance par atonie sans hémorragie. Trois fois il a dû intervenir et la délivrance artificielle fut rendue très diffi-

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cile par suite de la rétraction très prononcée de l'anneau de Bandl ou par enchâtonnement dans une corne. En 1914, FOURNIER déclarait : « dans les statistiques on ne signale pas de rétraction de l’anneau de Bandl ». VIGNES cite deux échecs dans son traité de physiologie obstétricale. Nous voyons donc que malgré quelques bons résultats, cette méthode offre encore beaucoup d'incertitude et de risques.

Nous allons exposer maintenant ce que nous avons l’habitude de faire, avec quelques observations à l’appui, dans les cas où l’hémorragie se produit avant la délivrance. Ici encore nous n’en publions qu’un petit nombre : 12 observations sur 76.

INJECTION D'EXTRAIT POST-HYPOPHYSAIRE POUR HEMORRAGIE UTERINE PRECEDANT LA DELIVRANCE

Nous avons groupé les observations suivantes en réunissant celles pour lesquelles on a fait une injection sous-cutanée, ou bien I. V. ou directement dans le muscle utérin. Par un effet du hasard, nous n’avons pas trouvé de cas où il a été fait une injection I. M. Il aurait été difficile de juger de l’efficacité de ces différentes techniques si l’on n’avait obtenu d’aussi beaux résultats, car les injections I. V. et dans le muscle utérin ont été faites pour remédier aux situations les plus graves. Quoi qu’il en soit, il apparaît nettement que l'extrait post-hypophysaire s’est montré très efficace.

Mais, comme nous l’avons dit précédemment, nous ne faisons pas l’injection pour provoquer la délivrance. Si l’hémorragie se produit après la sortie de l'enfant, on fait une délivrance artificielle, et, suivant que l’on juge l’inertie utérine plus ou moins

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