‹ Post-hypophyse et délivranceChapitre 8 sur 24 · INJECTION D'EXTRAIT POST-HYPOPHYSAIRE AU COURS DE L'ACCOUCHEMENT · texte numérisé non relu

INJECTION D'EXTRAIT POST-HYPOPHYSAIRE AU COURS DE L'ACCOUCHEMENT

L’extrait de lobe postérieur d’hypophyse est un myokinétique et c’est sur l'utérus en travail qu’il manifeste le mieux son action. Celle-ci est rapide, c’est, en général, moins de 5 minutes après l’injection intra-musculaire d’une dose thérapeutique que les effets se font sentir. Les contractions augmentent d'intensité et de fréquence, avec intervalles plus rapprochés. Mais cet extrait a un avantage sur l’ergot, celui de permettre la détente musculaire dans Jes cas normaux, tandis que l’ergot tétanise la fibre utérine. Sous l’action de l’hypophyse, les contractions gardent le type physiologique avec leur période d’acmé et de déclin, si intenses, si rapprochées et si longues que soient ces contractions. L’étude de cette action par FABRE au moyen de l’hystérographie externe est concluante. Encore plus démonstratives sont les courbes obtenues par NaAGy, RUBRAMEN, SIGURET, BOURNE et BurN, au moyen de l’hystérographie interne. La grande variation de la sensibilité de l’utérus à l’extrait

Lors

et la grande efficacité des doses minimes est ainsi nettement mise en évidence. Or, nous le répétons ici, nous sommes partisans de l'injection de petites doses au cours du travail et de la répétition de ces doses le cas échéant, si l'effet désiré n’a pas été obtenu.

Les nouvelles injections étant faites une heure et même une demi-heure après la précédente. Il ne faut pas croire pour cela que nous sommes amenés à faire une série d’injections. Bien souvent, une demi-ampoule soit 2 à 3 unités internationales, suffit pour faire reprendre les contractions ; sinon, une deuxième constitue une dose en général suffisante. Nous avons fait maintes fois aussi directement cinq unités en sous-cutanée sans avoir été amené à renouveler l'injection. Mais il est des utérus véritablement réfractaires à toute médication, sans que l’on puisse s’en expliquer jusqu'alors le pourquoi : témoin l’observation XLIX, à propos des hémorragies après la délivrance. Il ne sagit là évidemment que de cas exceptionnels ; mais l’extrait de lobe postérieur n’a pas été seul impuissant puisqu’une piqûre sous-cutanée d’ergotine a été elle aussi sans résultat. Dans la grande majorité des cas, cinq unités en sous-cutanée suffisent ; et à plus forte raison lorsque l'injection est faite en intra-musculaire, en intra-veineuse ou dans le muscle utérin.

Deux lois corroborées par les faits cliniques indiquent les conditions de sensibilité de l’utérus aux extraits post-hypophysaires. Celle de DALES : l'extrait pituilaire agit en rendant la fibre utérine sensible à

Page 1