DE
OU
BRETAGNE ou (1) S. Martin. L'ABgé et chapitre de le Pas de Bretagne. S. Girons.
Britannia.
La scolonie vaut 120 fr. et le curé donne 15 sols morlans pour le droit de visite. é
CASERES (2) S. Barthélemi. L'aBsé de la Castelle
Caseriz.
Le religieux curé paye 50 sols morlans pour la visite. On trouve dans l'assiette de 1573, les prébendes première, seconde
(1) Bretagne est une paroisse du canton de Mont-de-Marsan, située sur la ligne du chemin de fer de Bordeaux à Tarbes. Messire Gaston d’Aire en était curé en 1572 et Jean de Bordenave, Escoläin, le servait à l’autel et dans l’administration des sacrements. Le Procès-verbal de Charles IX ne dit rien des excès des protestants dans cette localité. Peut-être eut-elle la bonne fortune d'échapper à leur fureur.
(2) Casères, petite ville d’une population de 1,000 âmes environ, présente encore au visiteur des restes de murailles féodales et de fossés anciens creusés près des remparts. Est-ce dans ces remparts que le comte d’Armagnac forcé de capituler par les troupes du comte de Foix, pratiqua un petit trou par lequel il aurait essayé de se soustraire aux milices de Gaston-Phœbus qui le saisirent au passage ? Certains auteurs le croient à cause du récit de Froissart {t. 3. pe 5.) D’autres écrivains pensent le contraire. Sans nier l'évènement signalé par le célèbre chroniqueur, ils le transportent à Cazères-sur- Garonne. (V. la Revue de Gascogne). Cest aussi de cette dernière . ville que Jean I, fils de Jean I”, comte d’Armagnac se serait emparé en 1313, lorsque le duc d'Anjou amena un accord entre le comte d’Armagnac et Phœbus, son rival qui l’assiégeait dans la petite place. Nous ne trancherons pas cette question qui est encore à l’état de problème. Mais nous n’admettons pas l'interprétation fantaisiste du nom de Cazères donnée par certains étymologistes trop portés à voir du latin ou du romain là où il yen a le moins. Cazères, d'après eux, viendrait de Castra cœsaris. « La plaine de La Castelle, disent-ils, parut jadis aux Romains une position stratégique de quelque importance, ils y dressèrent leur camp ; c’est de là qu'est venu à la petite cité le nom de Cazères. » Ils nous ont déjà dit que Monguillem venait de Mons Guillelmi, et Montagut de Mons acutus. Or, ces deux bastides sont bâties dans la plane! Nous préférons à l’étymologie de Cazères la simple traduction en latin de ce nom donnée par le rédacteur du Pouillé : CASERIŒ (amas de cases où maimes ?)
Selon une note de la Collection Doat. t. 16, Cazères aurait été fondé vers 1319 par
et troisième de S. Nicolas, celles de la Grace, de Guirène, de S. Michel, de Gausies, de Romanico ou de Romanesque, de Ste-Lucie, de S. Sabien et de S. Sébastien et de Ste-Catherine. Jean de la Saubatène était patron en 1579 de cette dernière prébende.
L'assiette de 1680 n'emploie que les prébendes de Guine ou de Guirino, de $. Nicolas, de Casaubon et de Romanesque.
CASTANDET (1) S. Vincent. M. L'Evéque.
Castandetum.
Maurin en est l'annexe. Il y a une partie du dixmaire qu’on appelle Rondébœuf (Frons bovis). La visite est de 35 sols morlans.
l'abbé de La Castelle et Marguerite, vicomtesse de Marsan qu'un paréage appela, eux et leurs successeurs, à partager les droits et revenus de la nouvelle bastide, en qualité de co-seigneurs. Nous aimons mieux suivre la version donnée par un manuscrit de nos archives du Grand Séminaire d’Auch ayant pour titre : Catalogue des Abbés de La Case-Dieu. La Castelle était une fille de cette abbaye du diocèse d’Auch.'Or, le Catalo— que des Abbés dit en propres termes, à la page 94 : Vital [abbé de La Castelle) fonda Casères en 1314. Trois siècles avant, Bernard Tumapaler avait infligé une sanglante défaite, dans la plaine de la Castelle {Casères) au comte de Poitiers qui lui disputait le duché de Gascogne.
Cette bastide ne pouvait pas échapper aux bandes Protestantes. Elles y entrèrent donc et s’y conduisirent cornme partout. L'église saccagée et ruée par les gens du comte de Montgommery, perdit tous ses autels et ses chapelles. Les cloches furent brisées et les ornements sacrés grossirent, avec les livres et joyaux, le butin des incendiaires qui n’épargnèrent pas davantage la maison du curé dont tous les meubles furent emportés.
Avant les troubles du XVI siècle comme après le passage des protestants, le service paroissial de Cazères était confié à un religieux de La Castelle. C'est frère Arnaud de Lamarque, prêtre, que nous rencontrons comme curé dans cette ville, en 1572.
(1) Castandet est une belle paroisse de 1099 âmes du canton de Grenade. Ss rincipale industrie consiste dans la fabrication de grosse poterie fort répandue dana "Armagnac et la Chalosse. Lorsque Philippe-le-Bel ext reconquis la province de Guyenne, le roi d'Angleterre, Edouard, fit appel au zèle et à la fidélité de ses barons de Gascogne, parmi lesquels se trouve Ie seigneur de Castandet. {V. Rymer, T. 1”, 3" part.) Les églises de Castandet et de Maurrin son annexe furent brûlées et ruinées par les Huguenots en 1559. Leurs livres, ornements, joyaux, devinrent la-proie des soldats. Etienne Vincent, prêtre, curé de la paroisse, s’efforçait de réparer tant de maux, en 1572. Le Procès-verbal de Charles IX le montre « prêchant et administrant le peuple, ainsi que devant les troubles. » (Archives du G. S. d’Auch.) Mc
Rest
S. CRICQ de (1) S. Cricq. Le chapitre d’Aire. Maureillan. Stus Ciricus.
La visite est de 35 sols morlans. Le vicaire de cette église fut blessé à mort en 1569 par les Religionnaires.
Il y a une prébende appelée d’Agos ou de $. Cricq.
Item a Lubato de Broquera pro decima de Sto Cirico triginta solidos morlanorum et fiant sexdecim partes de dicta decima de quibus recipit episcopus septem partes, et dictus Lubertus novem partes.
GAUBE Soubiran (2) S. Martin. M. L'Evèoue.
Gauba inferior.
Ses annexes sont Ste-Cristine et Rimblez. L'église de S. Marc, de laquelle le livre rouge fait mention est à présent démolie. Le droit de visite pour Gaube et S. Marc était fixé à 95 sols morlans. La fabrique de S. Marc payait huit sols morlans d’archif, et l'Evêque percevait en outre la quarte <e la dixme.
(1) Saint-Cricq, paroisse du canton de Villeneuve-de-Marsan, se recommande tout spécialement à l'attention des archéologues par les découvertes Gallo-Romaines, signalées il y a quelques années par le P. Labat, dans la Revue de Gascogne, T. XIV, p. 17. Le savant Jésuite a étudié dans cette publication une ancienne Villa, mise à jour à St-Criq-de-Maureillan. Il pense que l'exécution définitive des belles mosaïques isiaques de cette habitation princière porte beaucoup plus l'empreinte du IV° siècle que de toute autre époque. Les Huguenots se ruèrent sur cette paroisse au XVI siècle. Les gens du capitaine Solié maltraitèrent tellement Jean Fontanier, vicaire, qu'il mourut à la suite de ses blessures. Le curé, noble Gabriel Lamincans, avait repris toutes ses fonctions en 1571. Le Procès-Verbal envoyé à Charles IX, loue son zèle et parle de la solide instruction qu’il sait donner à ses ouailles. (Archives du Grand Séminaire d'Auch.)
(2) Gaœube, dans le canton de Villeneuve-de-Marsan. Nous avons déjà dit un mot de cette paroisse à propos de Perquie (V. Perquie). Ste-Chrisiine, donnée comme annexe de Gaube dans le Pouillé, n’est pas mentionnée dans l'enquête ordonnée dans le diocèse d’Aire après les troubles protestants. L'église de Gaube fut fondée à une époque très reculée. Les restes de l'édifice primitif, sur lesquels on a grefté l’église : moderne portent la trace visible du moyen-âge. Rimblez n’existe plus. La Révolution de 93 acheva la destruction de ce sanctuaire déjà cruellement traité par les Religionnaires. |
L'évêque de Valence, seigneur de Gaube, au XVI siècle, n’avait pas craint de donner ce bénéfice à un de ses domestiques dont le nom n’est pas connu. Cette nomination étrange se fit en 1569 et en 1570, à la mort du dernier titulaire, décédé pendant les troubles religieux. Celui-ci s'appelait Simon Blaye. Aucun service ne se faisait à Gaube en 1572, mais les gens de l’évêque de Valence étaient fort attentifs à la perception des revenus du bénéfice. Gaube, nous devons avoir le courage de le dire, bien qu'il en coûte à notre amour-propre paroissial, eut le malheur de voir son église rumée par les Huguenots de Monguillem. (Archives du Grand Séminaire d’Auch). F
PS 5 nes
GRENADE {1) S. Pierre. M. L'EvÊQuE.
Granata. | La scolonie est de 245 fr. de rente.
S. Maurice est annexe de Grenade. Il y avait autrefois une chapelle
appelée Navei que le livre rouge met au rang des cures. Corrèges était aussi selôn le même livre une paroisse. Ce n’est plus qu’un quartier de dixmaire où M. l'Evêque prend toute la dixme. Les masures de l'église subsistent.
Le commandeur de Golonin de l’ordre de St-Antoine de Vienne paye vingt sols morlans d’archif pour la dixme de Flaron de Grenade et de S. Maurice et l’évêque prend en sus la moitié de toute la dixme.
Les capucins ont une maison à Grenade.
L'état de 4577 fait mention de prébendes de Fayet ou Cournau de $. Pierre. On trouve dans un état plus récent celles de Hayet autrement de Trajan ou du Cournau ; de l’Argentré, laquelle est à la nomination de M. l'Evêque et donne 48 fr. de rente pour douze messes par an et celle de Harguiet. L’assiette de 1680, ajoute à toutes ces prébendes, celle d'Aubagnan.
(1) Grenade, chef-lieu de canton des Landes, compte une population d'environ 1509 âmes. Cette ville est l’une des mieux bâties du département. Elle offre le type
parfait des belles bastides du XIV° sièle, époque à laquelle elle appartient, du reste,
comme Cazères, Barcelonne, Monguillem, etc. Coquettement construite au milieu d’une riante plante arrosée par l’Adour qui serait navigable à partir de ce point,» Grenade fut longtemps un centre commercial des plus actifs où les grands négociants aimaient à se donner rendez-vous. Le marché des vins y est moins bien fourni qu'autrefois, par suite des maladies de la vigne, mais les transactions y sont encore considérables pour les diverses céréales, blés, seigles, ete.
Lorsque Montgommery fut maître de Saint-Sever, où nous l’avons vu exercer les
plus horribles ravages, 11 jeta son avant-garde sur Grenade et Mont-de-Marsan qui ne
purent résister à ce choc. Grenade ne tarda pas cependant à repasser sous la domination
de Damville. Malheureusement, celui-c1, au lieu de rejoimdre le brave Montilue, prit une autre direction et paralysa les mouvements du vaillant chef Ge l’armée catholique. Tombée au pouvoir des Protestants, la ville de Grenade vit sa belle église du XV° siècle livrée aux flammes. Les cloches furent brisées, les ornements, livres et joyaux devinrent la proie des gens du vicomte de Monela qui commandait le pillage.
Pierre Bayle, du pays de Marsan, était curé de Grenade en 1571, mais 1l n'y résidait pas ; 11 avait délégué un vicaire pour le service paroissial. Jean de Latapy, clerc et escolain, se faisait remplacer lui-même auprès du vicaire qu'il devait assister dans l'exercice de ses fonctions. |
Les soldats de Mostgommery mirent à mort Jean Ducournau, de Grenade, et un autre prêtre Jean de Théaux fut fait prisonnier et condamné à 1000 fr. de rançon par le vicomte de Moncla et Pierre Darmis, de Moncla. — Grenade possédait, autrefois, un couvent de Capucins dont la chapelle est actuellement convertie en magasin. Le
touriste la visite avec intérêt, ainsi que l'église paroissiale, où 1! trouve bien des
détails à admirer.
— 93 — LA GLORIEUSE (1) S. Médard. M. L'EvèQUE perçoit ou S. Médard de Meignos. le quart de la dixme danstoute la paroisse.
On ne connaît à présent la paroisse que sous le titre de La Glorieuse. Ce n’est cependant qu’une annexe de Meignos, aussi bien que S. Pierre d'Arricau dont le droit de visite était fixé à 25 sols morlans.
HONTANX (2) S. Martin. M. L’Evéoque.
de Fontanis.
Le droit de visite montait à 25 sols morlans. M. l’Evêque prend toute la dixme dans Hontanx, Loubenx, Broquère et Toujouse.
Suivant l’état de 1680, il y a une prébende appelée de la Conception de la Ste-Vierge dans l’église de Hontanx. L'état de 4577 ne fait connaître que la première et la seconde de Fontan.
Ste-Marie Madeleine de Loubenx est l'annexe de Hontanx. La fabrique doit l’archif de huit sols morlans à l'Evêque qui prend en outre le quart de la dixme. À |
Broquera, Livre rouge, de dono Episcopi,
(1) On se demande avec raison d’où peut venir le nom de La Glorieuse à la paroisse de S. Médard de Meignos qui eut Arrican pour annexe. L'église de Meignos a Men le nom seul est resté à l’emplacement qu’elle occupa jadis et sur lequel S. Géronce eutun autel et une fontaine. Une grande fête attirait chaque année en ce lieu un nombreux concours de fidèles (Revue de Gascogne, T. XIV, p. 64.) La Glorieuse ne se recommande à l'attention du visiteur que par son château et les sources d’eaux minérales qui sourdent sur son territoire. Une partie des terres de S. Médard, faubourg de Mont-de- Marsan, étaient voisines du point de départ de l’emplacement de cette ville, d’après la charte de 1141, conservée aux archives de Mont-de-Marsan.
La collation de l’église paroissiale de S. Médard de Meignos et de son annexe d’Arrican {S. Pierre) appartenait à l’évêque d’Aire qui y avait nommé Jean Dormi, prêtre, en 1571. Ce prêtre, originaire de Mont-de-Marsan, y faisait les offices divins, comme avant l'invasion des protestants, mais avec plus de difficulté sans doute, car le capitaine Maurice avait fait dépouiller les deux églises de tous leurs livres et ornements. Les gens du comte de Montgommery brûülèrent et pillèrent une chapelle de dévotion bâtie dans la paroisse, dit le procès-verbal de Charles IX. C’est peut-être le souvenir de la sainte honorée dans cette chapelle qui à fait donner le nom de La Glorieuse à la paroisse. {Archives du Grand Séminaire d’Auch.)
(2) Hontanx, dans le canton de Villeneuve-de-Marsan, est une belle et riche paroisse de 1,400 habitants environ. Elle fut autrefois protégée par des murs de fortification dont il reste encore des vestiges. Les seigneurs de Hontanx sont souvent nommés dans les revues et les rôles du moyen-àge. Cette paroisse fut privée de curé pendant quatre ans à l’époque des troubles protestants du XVI siècle. (Procès-verbal de Charles. IX). Le service religieux y était fait en 1571 par les prêtres de la localité « au mieux qu’ils pouvaient. » Ils devaient être un peu embarrassés pour les principales fonctions de leur saint ministère car le capitaine Montamat avait brûlé les églises de Hontans et de Loubens dont les ornements et les joyaux devinrent le jouet des calvinistes. (Archives du Grand Séminaire d’Auch.)
— 94 — MOLEZ (1) | S. Laurent. M. L'Evèque.
Le droit de visite était fixé à 50 sols morlans. Lusagnet est son annexe. La visite est à 50 sols morlans.
PUJO de Marsan (2) : S. Martin. Le Seigneur du lieu. C'était autrefois le même quà kRetgeons.
Ses annexes sont Lugaru et Pédelève.
PRIAM (3) S. Jean ou S. Remi. L’aBsé de la Castelle. C'était une annexe de Bordères lors du procès-verbal envoyé à Charles IX. Gette cure est desservie par un Prémontré.
VIGNAU (4) L’assomption de N. D. M. L'Evêque. Vineale.
Lameysan en est annexe, autrement Lamyusans. On donnait 2%5 sols morlans pour la visite des deux églises.
(1) Molez n'existe plus comme paroisse et Lussagnet, son annexe dépend, maintenant, de la commune du Vignau, dans le canton de Grenade. Les protestants ravagèrent ces deux localités. Leurs églises furent brûlées en partie par les gens de Montgommery qui s'emparèrent de tous les ornements, livres et joyaux. Un prébendier d’Aire, Jean de Monteil était curé de Molez en 1571, mais il n’y résidait pas. Deux vicaires faisaient pour lui le service de la paroisse, comme avant la persécution religieuse.
(2) Nous avons déjà parlé plus haut de cette paroisse en nous occupant du Plan qui était le siège de l’archiprêtré. C’est au château épiscopal de Pujo que s’accomplit le tragique évènement qui faillit coûter la vie à Garsias, évêque d’Aire en 1331. (V. l’article Le Plan). Les huguenots conduits par le capitaine Thoras saccagèrent l’église de Pujo en 1569-70 et enlevèrent tous ses ornements, livres et joyaux. Pierre Cazalis, prêtre de Pujo avait le titre de curé de cette paroisse. (Archives du Grand Séminaire d’Auch.)
(3) Priam a disparu comme paroisse. Autrefois cette église était annexe de Bordères. (Procès-verbal de Charles IX). Au XVIIT siècle, c’est Bordères qui est annexe de Priam. (Pouillé). Les deux églises de Priam et de Bordères étaient à la présentation de l'abbé de La Castelle et à l'institution de l’évêque d’Aire. Elles furent totalement ruinées par les‘huguenots placés sous les ordres de Montgommery qui brülèrent aussi la maison du curé, les livres, etc. Un religieux Prémontré de l’abbaye de La Castelle, frère Mathieu Pargade, avait repris le service fort difficile de la paroisse en 1572.
(4) Le Vignau appartient au canton de Grenade dont il forme l’une des communes
les mieux cultivées. Le monument le plus remarquable de cette paroisse est le splendine château de la famille illustre des Dampierre dont les tourelles se détachent