‹ Poules et œufsChapitre 12 sur 34 · B. — RACE DE HOUDAN · texte numérisé non relu

B. — RACE DE HOUDAN

Le principal démembrement de la race précédente, celui qu'on qualifie de race de Houdan, s'en montre fort éloigné par les caractères extérieurs, et prouve combien il serait puéril de trop s'attacher à la forme. Celle-ci n'a qu'une importance relative. Elle sert au classement des individus, elle fait reconnaître qu'ils appartiennent bien à telle ou telle famille; par là seulement elle rappelle l'ensemble des qualités qu'on sait être le partage de la race; mais ses qualités ne sont point inhérentes à la forme, puisqu'on les retrouve au même degré dans des formes très-dissemblables.

Au physique, la poule de Crèvecœur ne ressemble guère à celle de Houdan, elles sont néanmoins très-voisines, sinon égales, pour les quaUtés. Ce n'est ni le même port, ni le même manteau, ni la même physionomie; ce sont même précocité, même poids, même fécondité, même rusticité, même facilité à

LES Races tu

élever, même beBoîn de calme, mêmes habitudes paisible?, même abondance et même succulence de chair ; la prodaction dcB œufe est égale, le squelette est proportionneUemeot aussi léger ; c'est la même aptitude à l'engrais semcat, la môme modération quant an penchant à coaver.

Il serait difficile de se ressembler plus et de différer davantage. Voyons cependant les dissemblances physiques.

Déjà les figures que nous mettons sous les jens dn lectem^ lui permettent (grar. 16 et 17), par une comparaison facile.

- Coq de lIoudaD.

de distinguer les deux familles à première vue. Dans la tête se trouvent les grandes différences. Chez le coq, dit M. Jacque, qui k de beaux dessins joint de bonnes descriptions, elle forme avec le cou un angle très-peu onvert, de façon que le

02 l'OCLKS LI ŒOFS

bec baissé se voit par-deseas et prend l'appai'Gnce d'nn nez. La crête, caixée et aplatie, semble Être un front cliamn, les joucB Bont entonrées de plumes retrousséoB, qui ressemblent à des favoris, les coîqb renversés du bec ont l'apparence d'une bonche, et une cravate de plamea, jointe aux barbillons, simule une barbe; la hnppe a l'air d'une grande chevelure, et le visage entier appelle immédiatement l'idée de celui de l'homme.

La huppe prend assez communément beaucoup de développement chez la poule, qui alors ne voit ni de côté ni en face, mais seulement à terre , l'œil disparaît tout à fait sous la touffe de plumes. Aussi, victime de sa beauté , la poule ne voyant rien de ce qui se passe autour d'elle, témoigne-t-elle de son inquiétude au moindre bruit qu'elle entend. Cela seul Borait un motif pour qu'elle n'aim&t point à vagabonder, alors

Grar. il. — Poule à

laôme qu'elle ne serait pas sédentaire par goût, mais c'est un motif sérieux pour ménager le silenco et le cahne dans tout le rayon qu'on lui abandonne.

Le plumage est de ceux qu'on appelle.papilloté ou caillouté. On le voit irrégulièrement composé de plumes, tantôt noires, tantôt blanches, quelquefois noii-es tachetées de blanc aux extrémités ou blanches tachetées de noir ; il y a aussi une nuance jaune-paille, et parfois du rouge, mais dans les bassescours bien tenues on élimine avec soin, et sans leqr permettre de se reproduire, tous les sujets en qui cette dernière nuance apparaît,

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