I. — Le logement
Et d'abord l'habitation, c'est-à-dii*e le poulailler et ses diverses dépendances.
La première de toutes les conditions à rechercher, la salubrité, était facile à Belair. Nous avons dit ce qu'est le sol de l'allée des platanes, tel il est encore dans les parties de l'ancien champ qui va former l'assiette de la basse-cour projetée.
Cependant, comme il n'y a jamais d'inconvénient à éloigner de terre un poulailler, puisque les poules montent volontiers à l'échelle, et qu'un établissement rural de la nature de celui-ci comporte d'autres besoins que celui du logement de la volaille, on construisit le poulailler proprement dit audessus d'un sous-sol très-bien aménagé et occupant toute l'é-
tendue du bâtiment des poules. Les maçons se moquèrent bien un peu de ce luxe; nous ne répéterons pas les quolibets qa'il leur inspira, mais ils ne comprirent plus du tout lorsqu'ils assistèrent à l'installation d'un calorifère qui, placé dans la cuisine, envoyait des bouches de chaleur dans toutes les divisions du poulailler et dans le couvoir. Ils ne s'étaient point étonnés qu'on eût planté autour de quelques arbres à fruit, soigneusement conservés dans le champ, de jolis massifs de groseillers, d'acacias et de, mûriers ; car ils savaient à quel point il est bon de fournir aux volailles les moyens de se défendre contre un soleil trop ardent, mais ils ne se doutaient pas que les poules pussent avoir besoin d'êti'e efficacement protégées aussi contre le froid, alors même qu'il devient excessif. Plus instruite et mieux avisée, la baronne prenait ses précautions tout à la fois contre la violence de l'été et contre les rigueurs de l'hiver.
C'est après avoir bien observé la manière dé vivre et de se reproduire des mauvaises herbes de toutes espèces, que les cultivateurs en poursuivent avec succès la complète destruction au grand avantage des récoltes. Ils attaquent par le pied celles qui ont les racines traçantes ou bulbeuses, et les autres par les graines.
C'est de même après avoir attentivement étudié les mœurs et les besoins des poules, que l'intelligente niadame de Linas avait résolu d'entourer leur existence de toutes les conditions favorables à leur plus entière réussite. Elle donna aux ouvriers surpris cette explication d'une voix si persuasive, et en termes si bienveillants et si précis, que tous demem*èrent convaincus de l'utilité des travaux qui leur avaient été ingénieusement tracés.
La seconde condition essentielle à remplir, l'orientement, n'a pas été plus négligée. La disposition des Meux s'y prêtait d'ailleurs à merveille. « Que le soleil du matin, avait dit Prudent le Choyselat, puisse donner le bonjour aux poules, qui se délectent fort du soleil matutinaL »
La recommandation avait son prix ; elle fut suivie.
Si les poules se couchent tôt, eues ne sont point paresseuses à se lever. On contrarierait fort leurs habitudes si on ne leur donnait pas de très-bonne heure la liberté de sortir du lit, si
on retardait rheure du déjeuner, car elles ont l'appétit ouvert de grand matin et point de temps à perdre pour suffire aux exigences d'une fécondité active.
Tout cela fait que le soleil du soir ne leur importe guère.
Elles sont un peu frileuses, surtout eç quittant le poulailler ; elles n'aiment pas beaucoup non plus la ô•aiclle^r du commen'cement du jour : l'humidité ne leur vaut rien.
Il faut pourtant accorder ces contradictions. La poule ne cédera pas. Au risque de se nuire, toujours elle se lèvera tôt ; mais on atténue beaucoup les inconvénients devant lesquels elle ne recule pas, en exposant et le poulailler et la cour aux ébats à l'orient d'hiver. Le moindre rayon de soleil la réjouit à son petit lever, et elle « s'y délecte » en effet, tandis que se dissipe avec promptitude la fraîcheur ou l'humidité du terrain sur lequel elle se promène en se parlant à elle-même, en caquetant doucement ou de mauvaise humeur, en jejbant à l'air ses interminables ca-ca-cas, en manière de satisfaction si elle a pu sortir à son gré, en manière de reproche si .on a trop tardé à lui ouvrir la porte du dortoir.
Voici déjà d'excellentes dispositions et des règles bien observées : un terrain sec, convenablement aéré, salubre, situé en un point calme et paisible, car le chemin d'exploitation qui s'allonge sur l'un des côtés de là propriété, d'ailleurs bien fermée, n'apportera jamais aucun trouble dans la tranquille existence du troupeau* le poulailler construit au-dessus d'un sous-sol, la facilité de le chauffer en temps et lieu et au degré voulu ; enfin son heureuse exposition au levant.
Voyons le reste, car tout n'est pas en ceci.
Les dimensions du bâtiment ont été calculées pour un effectif de 1,200 poules pondeuses, soit 1,320 têtes environ avec ^ les coqs.
Il est divisé en quatre compartiments égaux (gravure 1). Chacun d'eux, par conséquent, est habité par un même nombre de volailles du même âge, de même année voulons-nous dire ; il s'emplit du même coup du produit choisi des couvées du printemps. Celles-ci réunies ne forment pour ainsi parler qu'une seule et même génération, dont toutes les individuahtés, parcourant ensemble la même carrière, disparaissent en même temps.
la POt!LES ET ŒUFS
Ce mode ne laieee auctme incerti tnde anr l'âge des oiseam • il rend fecile la réforme qoi atteint invariablement le troupeau avant la fin de la cinquième année.
Les jeunes viennent donc prendre possession da compartiment dépeuplé par la vente successive des plus âgés, au moment où les poulettes sont déj^ préparées à la ponte. Voilà qoi suppose l'exiatence d'un autre établissement réservé au premier élevage; nous y reviendrons bientôt.
Dans son ensemble, le bâtiment mesure dans œuvre 20 mètres dans le sens de sa longueur, 4^,50 en largeur, et S^SO du plancher à la naissance du toit. Les trois cloisons intérieures sont ti-aiisversales et très-légères.
GrsT. ï. — Détail de la porte d'ua poulailler.
tria baie; — B. la porlc; — C, jioiEniedc manœutrç; — D, glissière eaCcrtur laqurllr; roulent les galets; — F, glissitrï en (er qui malnileni la porte par le bal; — EE, fcroui qui tienneni les glissières de l'aulre eClÈdu mur; — 000, irappe pour la sortie et la rentrée des poules quand le panneau csl fermé: — CCG.ga- K'is. — i. Profil de la glitsitre iD fer et du galet en haul de la perte. — t. Profil de la glissière du bas.
Les mm-s eitérieurs sont en pierre, et sur la façade principale, sous l'abri d'un auvent qui donne fort bon air à la cons? traction, règne une galerie de 1",50 de largeur, portant un petit railway dont la destination sera indiquée "plus loin.
Chacun des quatre poolaillerB est pourvu d'une porte d'entrée (gi-av. 2), de 1 mètre de largeur et 1",80 de hauteur, of-
frant dans le bas trois petites ouvertures de dimension convenable pour le passage d'une poule par. chacune d'elles à la fois. Une échelle de 1 mètre de large est le moyen d'accès facile du sol à la hauteur des ouvertures, et celles-ci se ferment avec la petite planchette ordinaire maintenue entre ses coulisses en bois. Les portes ne s'ouvrent pas en tournant sur des gonds ou sur des pentures, mais en glissant sur de petits rails qui les tiennent appliquées extérieurement contre le mur .de manière à laisser le passage libre sur la galerie.
Ce détail nous a un peu éloigné; il nous reste bien des choses à dire.
La même façade porte, à' 1°*,75 de la hauteur du poulailler, huit fenêtres, deux par compartiment. Ce sont tout simplement des persiennes à lames mobiles, plus larges que hautes, et qu'on ouvre à volonté, peu ou prou, suivant les besoins de l'aération. Par les grands froids, .on les double de rideaux en laine ou de paillassons épais; au temps des chaleui*s, on substitue à ceux-ci des paillassons plus légers, à claire-voie en quelque sorte, et à travers lesquels l'air pm* et frais passe tamisé comme à travers un grillage assez fin.
Sur l'autre façade et à la même hauteur, sont quatre persiennes pareilles. Leur jeu raisonné, c'est-à-dire leur ouverture ou leur occlusion graduée complète les moyens d'aération dans la direction verticale. Mais la nécessité d'un air neuf est si grande, elle est entrée si avant dans la conviction de la baronne, que madame de Linas a combiné ces moyens avec l'action efficace du ventilateur ou cheminée d'appel. Chaque compartiment a son ventilateur .construit d'après des données scientifiques fort bien étudiées et fonctionnant de façon à enlever tout l'air usé par la respiration ou tous les gaz plus ou moins délétères qui prennent bientôt la place de l'air respirable dans tout local habité, à plus forte raison dans un poulailler aussi peuplé. Pendant le jour, les petites ouvertures des portes accélèrent le courant d'air vertical qui s'établit entre elles et la cheminée d'aspiration, mais celle-ci fonctionne encore activement et utilement pendant la nuit, après l'occlusion des petits passages, à moins que l'abaissement considérable de la température extérieure ne fasse craindre un trop grand abaissement de la température intérieure, au-
quel cas on prend eoin de fermer l'ouverture inférieure de la dieminée, à cet efîfet pourvue d'un modérateur.
Le poulailler a été judicieusemeut fermé par une couvertnre eu chaume. Loin d'être laid, c'est beau et, mieux que cela, parfaitement approprié à la circonstance. En effet, les toitures en paille sont, pour parler un langage intelligible pour tons, ftaîches en été et chaudes en hiver. Leur avantage
est dans oetto égalité de température qu'on n'obtient paa en em;iloyant un autre mode do couverture quel qu'il soit.
C'est un crépissage assez pittoresque que celui qui s'offre extérieurement à la vue, mais ceci est affaire de goût ou de fimtaiaie. Si attentive qu'elle Boit b, se renfermer dans les limites raisonnées de la plus stricte économie, la feuime du
LE POULAILLER |g
monde reste tonjonrs femme et se trahit k son issa par nn côté quelconque. Madame de Linaa a mis im peu de coquetterie à habiller le bâtiment des poules, à le parer d'an mélange de chèTrefenille, de clématite, de rosier, de glycine et de houblon. Nous ne lui en faisons pas un crime, loin de là, mais nous votions Bavoir si cette robe à mille flenra, si ce manteau Bplendide et parfumé n'a pas nui à qnelques dispo- QÎtions utiles k l'intérieur, et nous entrons.
Grav. a. -~ Vue (o plan d'un poulailler.
A, porte d'fnirée; — 000, trappes pour le pasiage (les i»ul«i — FFP, fenStresi — GG, galerie eitér[i;urei — B, boucbe de chaleur venaut du calorifère. — ]J, jucboin; — IIMM, dds paur La ponie ; — EEEE, escaliers conduisani aux nids.
On pénètre dans les poulaillers, est-il besoin de le dire, par la galerie enr laquelle s'ouvrent les portes (grav. 3 et 4). Notre petite inspection s'est passée par une magnifique et
20 rOLLES ET ŒUFS
chaude journée de mai. Les persiennes étaient ouvertes au levant et au couchant. Ce qui nous frappa tout d'abord, ce fut l'absence de toute odeur désagréable. L'aération étïdt pour beaucoup dans ce fait, l'aération et la propreté, une propreté extrêmement recherchée, rappelant à tous égards celle qui plaît tant dans la tenue de la laiterie en Normandie, par exemple.
L'aire, faite et composée avec autant de soin que celle d'une grange où l'on bat les grains au fléau, était recouverte d'une couche de sable fin, très-sec, assez épaisse sous leé juchoirs et qui, empêchant les excréments de s'attacher au sol, en rendait l'enlèvement plus facile tout en absorbant leur humidité et retardant la fermentation."
Crépie à la chaux hydraulique, à surface très-unie et blanche, sans une seule tache, les murs avaient été particulièrement soignés à l'intérieur; leur propreté nous permet d'applaudir sans réseiTe à la coquetterie un peu raffinée de l'extérieur.
Un thermomètre donnait ses indication», particulièrement utiles dans la saison des grandes chaleurs et dès le commencement de l'hiver. On s'attache à ce qu'il ne descende pas audessous de 15° centigrades et à ce qu'il ne s'élève pas au-dessus de 20° de la même échelle.
Deux sortes de meubles garnissent ces poulaillers comme tous leurs pareils : des juchoira et des paniers pour la ponte ou pondoirs ( grav. 4).
Quatre juchoirs composés sont placés par deux, à droite çt à gauche de la porte d'entrée, dans le sens de la largeur du bâtiment. Long de 3", 15 et comptant quatre barres, chacun d'eux donne place à 84 poules à raison de 15 centimètres par tête. Le poullailler peut donc loger 336 animaux, effectif maximum qui laisse à chaque habitante toutes ses aises. Celles-ci, en effet, ne résultent pas seulement de l'espace accordé, elles viennent encore et surtout de la grande quantité d'air pur incessamment renouvelé, d'une température presque toujours la même, et enfin de l'industrieuse propreté du local.
On entend trop communément par juchoir une sorte d'échelle à barreaux étroits ou ronds, à l'usage du coucher des volailles, ayant son premier échelon à 20 centimètres au-des-
LE POULAILLER 2i
BUS de Taire, s'inclinant et conduisant par degi'és son dernier bâton jusqu'à 18 et même 15 centimètres jau-dessous du toit. Le meuble est solidement appuyé et fixé en haut, en bas et sur les côtés. Les échelons les plus élevés sont assez ordinairement les premiers occupés, les préférés et les plus discutés, 'car leur possession n'est souvent acquise qu'au prix de bousculades qui amènent le trouble et la conftision à l'heure du repos et de la tranquillité. Le peu de soin qu'on apporte en général à la confection de ce meuble le fait si peu confortable, qu'il rend défectueuses, dans la région du sternum, les poules qui en usent, et que beaucoup refusent de s'en servir. Elles se couchent alors ici et là, à terre, parmi les ordures, et repo- . sent fort mal, dévorées qu'elles sont par les parasites. Voilà de mauvaises conditions pour la santé et pour la production.
On a su prévenir ces inconvénients dans les dispositions adoptéiss à Belair. Les juchoirs y sont mobiles, complètement plats dans le dessus, en forme de bancs. Chacun se compose de quatre barres en bois épaisses, larges de 10 à 12 centimètres, convenablement espacées entre elles, fixées à encoches à quart bois, sur trois pieds de banc solides. Toutes les arêtes sont abattues et les cornes des pieds ont été enlevées en pente afin qu'aucune poule ne soit tentée de s'y arrêter et d'y percher. Le dessus du banc est à 40 centimètres du sol, hauteur convenable pour toutes les races de volailles, voire les plus lourdes qui peuvent toujours y arriver sans fatigue, s'y poser sans contestation, et' sans avoir à redouter les chutes encore assez fréquentes qui se produisent dans l'autre système. Tous les habitants du lieu, on le voit, perchent commodément ici au même niveau. Ils occupent comme un premier étage sur lequel chacun vient prendre paisiblement son rang et sa place. A cette élévation, l'atmosphère est plus pure que dans les régions les plus basses et les plus hautes. Un espace de 2 mètres reste libre dans le milieu et sépare les juchoirs. C'est précisément au point moyen que se trouve en haut l'ouverture du ventilateur, pourvu à sa base, nous l'avons dit d'un petit appareil de nature à en modérer les effets si le tirage y devenait trop actif. La bouche du calorifère sort du milieu du plancher, de façon à pouvoir répandre dans toutes les parties du poulailler sa chaleur bienfaisante, mais atténuée déjà par le mé-
lange des diverses couches d*air avant d'atteindre les points occupés p^r les juchoirs et par les poules : c'est principalement à l'approche des longues nuits de Thiver qu'il y a lieu de recourir au chauffage artificiel. Les juchoirs sont donc parfaitement placés, et c'est pour le démontrer que nous avons parlé à cet endroit du ventilateur et du calorifère.
On n'a pas oublié que la largeur du poulailler mesure 4:°^,50.
Dans cet espace sont posés et retenus, entre deux forts tasseaux, les juchoirs à égale distance des deux murs de face. H reste donc de part et d'autre un couloir libre de 0™,675. Ces couloirs ont une double destination; ils servent d'accès aux juchoirs et aux pondoii's dont il est temps de parler.
Le but essentiel de l'éducation projetée, la production des œufs, ne pouvait être perdu de vue. Il fallait maintenant pourvoir à l'établissement de nombreux pondoirs. Ce n'était pas une petite affa^ire que de disposer en suffisance des nids pour la ponte quotidienne de 300 poules, à l'époque de leur plus active fécondité. C'est en cela surtout qu'il faut leur donner toutes leurs aises et veiller à ce que rien ne les détourne du poulailler, lorsqu'elles sont pressées parle besoin de pondre.
D'après les arrangements que nous venons de dire, on ne pouvait placer les pondoirs, en les étageant, que contre les deux murs de face. L'espace utile se trouvait limité, par la porte, à 9 mètres.
Accordant 0™,25 à chaque nid, dans cette dimension, on en mit 36 et, formant cinq rangs pareils, superposés à une distance de 0'°,30, on eut 180 pondoirs très^confortables. C'est assurément plus qu'il n'en faut, mais ici ce qui abonde ne vicie pas, et pom* rester un peu isolées pendant la ponte, les poules ne s'en trouvent que mieux. Le rang inférieur est posé à 0*,10 au-dessus de l'aire, le rang le plus haut ne dépasse pas 1°*,50 d'élévation.
Du reste, la construction est de la plus grande simplicité. Elle consiste en une auge faite en planches, appliquée contre le mur où elle porte sur des bras en fer de façon à pouvoir ôtre enlevée à volonté. A l'intérieur, les séparations ont été obtenues au moyen de planchettes mobiles retenues par deis coulisses en bois établies à 25 centimètres les unes des autres.
Le devant de Fauge des quatre rangs supérieurs présente une sorte de marche en planches : deux échelles, étroites et légères, mènent du sol aux nids dont l'accès est ainsi des plus faciles. La poule qui va chercher le pondoir y arrive paisiblement, sans déranger celles qui tiennent déjà le nid, et elle le quitte sans plus d'ennui puisque chaque côté du poulailler, ainsi ineublé, est pourvu de ses échelles.
Chaque pondoir est garni non de foin, pour lequel les mites ont une prédilection trop marquée, mais d'une petite quantité de paille bien saine et brisée, ou de balles d'avoine. Cette garniture est remplacée toutes les semaines. Pour procéder à son renouvellement, on retire les planchettes, formant cloisons, des coulisses qui Jes retiennent, et on nettoie à fond, très-minutieusement, l'auge de la poussière ou de toutes autres malpropretés quelconques.
L'œuf destiné à rester dans chaque nid est en plâtre.
Et maintenant est-ce tout ? Non, pas encore.
On recommande avec raison de n'employer à la construction ou à l'ameublement des poulaillers que le moins de bois possible, afin d'offrir à la vermine, qui pullule d'ordinaire dans tous les poulaillers, le moins possible aussi de refuge. On veut donc que tous les trous, que tous les joints soient mastiqués avec soin, et que les juchoirs et pondoirs en planche soient en outre revêtus d'une épaisfee coudie de peinture.
Rien n'est peint dans les poulaillers de Belair, mais on n'y a employé que des bois de sapin préparés par le procédé du docteur Boucherie. La propreté aidant, le& mites de toutes espèces, acares et poux de bois, y sont à peu près inconnus.
Avant de nous retirer, un mot encore sur la galerie. Pourvue à ses deux bouts d'escaliers tout semblables à ceux d'un chalet suisse, elle se continue en retour, sur les façades nord et sud du bâtiment, par un prolongement demi-circulaire, d'environ 3 mètres. Nous avons dit que cette galerie porte dans toute son étendue un petit railway. C'est la miniature du genre. Le truc qui le parcom't trouve, à chaque extrémité de la galerie, une plaque tournante qui permet de le fah-e passer sur les côtés du poulailler. En dehors de chaque prolongement latéral, descend d'une poulie portée par un bras de fer un petit appareil au crochet duquel on fixe tout ce qu'il
s'agit de faire monter ou descendre en vne du Berrice des ponlaillere, comme sable pour litière, paille pour les pondoirs.
î 8ÎS ïî
- Pi il