‹ Poules et œufsChapitre 6 sur 34 · A. — LA CHAMBRE AUX (BUPS · texte numérisé non relu

A. — LA CHAMBRE AUX (BUPS

Les œufs sont dans de bonnes conditions lorsqu'on peut les déposer en un lieu sain et sec, également abrité contre la chaleur et contre le froid. La chambre qui leur est affectée ici ( gi'av. 6 ) est à l'extrémité nord du bâtiment qu'on sait faire face à l'orient d'hiver. A droite et à gauche de la porte d'entrée, elle est garnie de casiers sur lesquels on glisse les boitos à œufe dont nous venons de parler,

ïS rOULES KT ŒUFS

Un ordre parfait règne dans le placement de ces boîtes, et la perBonne préposée à cette partie da service, mademoiselle Mary, sait tonjours indiquer l'âge des cenfs pai- ia date de leur récolte; elle tient,' d'ailleurs, note exacte des entrées et des sorties journalières sur une ardoise dont les indications sont soigneusement rdevées chaqae jour et portées an livre des poules à l'article atifs. .Un coin est réservé, en temps opportun, à U conservation momentanée de cous dont on fait clioix ponr Tmcubation. Ce sujet, plein d'intérêt, mérite une attention pai-ticnlière; nona y reviendrons plus loin.

Gra», a. — Vue loldriPure d« la chambre' à œufs.

. On vend des œufe tonte l'année; mais la facilité qu'on trouve à les accumuler eu grand nombre, sans crainte d'avaries d'aucune espèce, fait que l'activité delà vente se mesure PUT le prix courant : on vend plus lorsqu'il s'élève, on vend moins lorsqu'il faiblit. Ceci est simplement élémentaire. En fin d'exercice, on trouve une différenc* notable à l'avantage du mode adopté. Le prix moyen des ventes, conduites de la sorte, se trouve, en effet, notablement accru sur ce qu'aurait été "la prix moyen de ventes réglées suivant la production.

LIi POULAILLER

La chambre à grains nous est apparae bien autre que nous n'avions cru la troaTcv.

La première préoccupation dont on se débarrasse à Belalr, il faut bien le reconnaitre, est celle qni tonche à la salubrité, & Itygi&ne, à la conservation de toutes choses en condition Hati^aisante. A ce titre, la chambre à grains a été l'objet d'attentions réfléchies : les grains et farines qu'on allait y tenir

en dépôt devaient s'y trouver à l'abri de toute altération, de toute perte de qualités nutritives. Le problème a été aussi simplement que complètement résolu.

La pièce contient cinq caisses à grains du système Audéoud (grav. 7), placées en losange, sur une même ligue, contre le mur du fond, et denx coffres pour la farine et pour le son, posés en regard de chaque côté de la porte.

Il n'était pas possible de meubler plus judicieusement cette pièce.

La caisse Andéoud n'étant pas très-répandne, noas en donnerons une courte description. Elle est à carcasse en bois, ses parois sont en toile métallique; sa capacité intérieure étant de 1 mètre cnbe, elle contient 10 hectolitres de céréales. Son fond a nne double pente, d'arrière en avant (grav. 8), de A en B et de en D, et des cdtt^ A B sur la ligne du milieu G D,

Cnv. s. — Caisse i gniiu de U. Audéoad.

de telle sorte qu'elle se vide sans difficulté jusqu'au dernier grain, par le guichet ouvert au point le plus bas. Ce guichet, marchant dans des coulisses en boia, livre passage au contenu qui s'écoule par un petit canal légèrement incliné dans un vase quelconque, soit une mesure connue, indiquant par cela même la quantité extraite pour un repas à distribuer aux volailles. Les pieds de la caisse l'élèvent à <r,45 du sol.

Le fond est fixé contre des planches foi-mant le bas des parois et supportant la toile métallique qui complète chaque face ou côté. Celle-ci est néanmoins consolidée par des traverses en bois T qui lui donnent toute la résistance nécessaire. Le haut est composé d'un couvercle à charnières par lequel on introduit les grains. A Tintérieur, on a formé une cheminée d'aération. Faite d'un bâti en bois recouvert de toile métallique , cette cheminée traverse également le fond et le couvercle, établissant un tirage permanent au centre même de la masse dont tout l'extérieur est constamment aussi en contact avec l'air pur.

Les assemblages de cette caisse ont lieu au moyen de huit grandes vis F en tout semblables à celles qui réunissent les bois de lit. Il en résulte qu'on peut la démonter et la remonter à volonté, pour la transporter et la faire passer par les portes ]es plus étroites. Avec elle, on est certain de la bonne conservation des grains, car ils sont toujours bien aérés dans son intérieur ; on ne craint ni rongem^s ni vermine ; on peut fermer à clef au moyen d'un cadenas et d'une tringle qui relierait le couvercle au guichet,.et l'on ménage la place tout en pouvant mettre son grain dans le premier coin disponible. La caisse s'établit aisément pour 60 francs.

Les coffres destinés à un petit approvisionnement de son et de farines sont de capacité double. Us offrent quelques particularités dans leur contraction. Ainsi le fond a reçu la même disposition, les mêmes inclinaisons que nous venons de constater dans la caisse à grains. Ils ferment à clef et se vident, comme les caisses, par le bas. De la sorte, on enlève toujours les pai'ties les moins aérées, les plus sujettes à s'altérer. Ils sont à deux compartiments distincts; enfin, ils ont deux couvercles, l'un en toile métallique, l'autre plein. Celui-ci demeure fermé quand on a lieu de craindre l'accès de la malpropreté ou seulement de la poussière; l'autre, au contraire, fonctionne seul dans les conditions opposées.

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