RETOUR
aux autres, qui souffrent ailleurs, et aux travaux délaissés, et aux bonheurs délaissés, si, avant la guerre, on en avait. Cela, c*est naturel : c'est ce qui rend noir le regard de certains hommes.
Alors, puisqu'on n'y peut rien, le mieux est de n'y pas penser.
Ceux qui se plaignent, l'enfant les laisse dire, et il ne leur parle pas : il n'a pas le goût de la dispute.
Lui ne veut plus sentir sa peine : comme aux jours des grandes tâches, au temps de la moisson. Les tâches, quand le temps menace, sont tellement grandes qu'elles semblent interminables. On se donne sans compter, et sans guère dormir. A force d'être las et de vouloir, on ne sent plus sa peine. Un jour, on se repose, les grandes tâches terminées.