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PARTIE CLINIQUE L'HYPERAMMONIÉMIE DANS LES CYANOSES

Nous avons été guidés dans nos recherches par deux ordres de travaux.

1° Travaux expérimentaux. — J. K. Parnas et A. Klisiecki montrent que chez le lapin, l’anoxémie s'accompagne d’une élévation marquée du taux de l’ammoniaque sanguine, qu'ils attribuent à un trouble du fonctionnement

hépatique.

2 Travaux cliniques. — Peu après Marcel Labbé, Nepveux et Hedja étudient l’ammoniaque sanguine au cours de différents états pathologiques etopposent l’ammoniémie sensiblement normale trouvée au cours de diverses affections entraînant de graves perturbations du métabolisme azoté (ictères, cirrhoses, diabète avec acidose) à l’hyperammoniémie qu'ils constatent au cours de la tuberculose pulmonaire, hyperammoniémie d’autant plus marquée que la tuberculose est plus avancée.

C'est cette étude que nous avons poursuivie chez le sujet sain et chez les malades présentant de la cya-

nose.

Ammoniémie du sujet sain.

Nous exprimerons les résultats de nos dosages en milligrammes d’azote ammoniacal par litre de sang.

Les dosages pratiqués sur le sujet sain fournissent une moyenne de 0,50 mmg.

Nos chiffres sont un peu plus forts que ceux lrouvés par J. K. Parnas et ses collaborateurs, ils sont du même ordre que ceux donnés par Marcel Labbé, Nepveux et Hejda; Adlersberg et Taubenhaus.

Ammoniémie au cours des cyanoses.

Chez tous les malades présentant de la cyanose au cours des différents états pathologiques que nous avons pu observer nous avons noté une augmentation du taux de l’ammoniaque sanguine allant du double au triple de la

valeur normale.

Congestion pleuro-pulmonaire . . . . . . . . . 1,22 Tuberculose pulmonaire bilatérale . . . . . . . 1,40 ATÉLILE PULMONAIRE RP RE 20 Artérite-PuLMoNAITe ONE RTE RÉEL NI TAN) Insuffisance ventriculaire droite ae PR D CT NE 0) Artérite-pulmonaire. 3 SAND Ar CCE Ne 2U

Il ne nous semble pas que l'importanee de l’hyperammoniémie soit liée à la cause de la cyanose, mais à sa seule intensité.

Chez un malade atteint d'insuffisance ventriculaire droite, nous avons pu procéder à deux séries de dosages.

Les premiers, alors que le malade ne présentait qu’une cyanose modérée, nous ont donné une moyenne de 1,00 mmg.

F4 le

Les seconds, alors que la cyanose était devenue très intense, nous ont donné un chiffre moyen de 1,81 mmg.

L’hyperammoniémie s’observe donc au cours d’affections différentes réunies entre elles par un seul lien : le trouble qu’elles apportent à l’hématose. |

Il était logique de se demander si l’organe de l’hématose, le poumon, ne jouait pasun rôle dans l’hyperammoniémie elle-même.

Ce sont ces sourdes constatations cliniques qui nous ont a menés à rechercher si le poumon jouait un rôle dans les variations de l’ammoniaque sanguine et ont servi de point

de départ à nos recherches expérimentales.

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