‹ Pour bien se porterChapitre 9 sur 42 · L’ÉPIDÉMIE D’ATHÈNES · texte numérisé non relu

L’ÉPIDÉMIE D’ATHÈNES

ment terminer cette courte étude, sera déplorablement bref. Contre une maladie dont nous ne connaissons pas l’agent infectieux, aucun remède spécifique ne saurait être indiqué : sérum et vaccin demeurent, en tout cas, à l’état d’espoirs. Est-ce à dire que le médecin, en face d’elle, se croise les bras et se contente de demeurer ce que le Satyricon veut qu’il soit exclusivement, un consolateur des esprits? Non certes, mais il ne peut combattre que des symptômes. Luttant contre la fièvre si elle atteint des hauteurs périlleuses, adoucissant les atroces douleurs articulaires, relevant les forces déficientes, il a déjà un rôle important à jouer. Quant à enrayer la contagion, ce n’est pas facile. On ne le peut faire, en dehors des précautions classiques d’isolement, qu’en déclarant la guerre à l’insecte, auteur de tout le mal. Tâche à laquelle il faut s’aLteler, mais qui apparaît comme peu aisée; l’insecte, en effet, possède une puissance indéniable, qui résulte de son pullulement monstrueux, lequel s’oppose trop souvent de façon victorieuse à nos efforts comme à ce que nous appelons notre science.

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