‹ Pour bien tenir sa maisonChapitre 53 sur 78 · jo POUR BIEN TENIR · texte numérisé non relu

jo POUR BIEN TENIR

à négliger. Lorsqu'on veut préserv^er ceux-ci des atteintes des insectes, on les frotte avec un chiffon imbibé de pétrole. L'inconvénient est que l'odeur en est désagréable. Le sublimé agit de même, dit-on.

Nettoyage des lits de fer. — Si le lit à nettoyer est en fer peint, ou laqué, prenez une éponge très propre, imbibez-la d'eau tiède, savonnez-la et lavez sans crainte votre lit. Les taches disparaîtront et la couleur sera avivée. Essuyez bien en tamponnant.

Si le lit a reçu une préparation autre que la peinture, nettoyez-le avec un chiffon imbibé d'essence minérale.

Nettoyage des lits de cuivre. — Pour les lits de cuivre poli, employez les pâtes recommandées pour les objets de cuivre ordinaire, mais usez-en modérément pour ne pas graisser la literie.

Le plus souvent, les lits sont en cuivre verni ou doré. L'entretien en est plus délicat.

Essuyez journellement les ornements et les barreaux avec un chiffon doux ou une peau. S'ils ne reprennent pas leur éclat, soufflez doucement dessus et frottez vivement.

Faites encore une pâte claire de blanc d'Espagne, et frottezen les cuivres vernis.

Nettoyage des lits cannés. — Faites une eau de savon tiède et légère avec un savon non caustique. Imbibez-en une éponge fine et lavez doucement les parties cannées. Si le cannage a pâli et a perdu son aspect ancien, passez-y, toujours à l'éponge, une infusion de chicorée un peu forte.

LA BATTERIE II y a quelque imprudence à se servir, pour le DE CUISINE nettoyage des ustensiles de cuisine, des mêmes ingrédients que pour les cuivres ordinaires.

Nettoyage de labatterie de cuivre. — Dans quelques maisons même, ces ingrédients sont rigoureusement bannis de la cuisine. On frotte simplement les casseroles de cuivre avec de la cendre fine, humectée d'eau; cela ne donne pas un brillant éblouissant, mais les cuivres ainsi frottés peuvent être très nets et avoir bon aspect.

Si Ton veut avoir un meilleur résultat, on peut employer la préparation suivante :

Savon noir 250 gr.

Terre pourrie 130 —

Alcool 60 —

Térébenthine 200 gr.

Eau de pluie i.ooo —

Pour garder de l'oxydation les ustensiles de cuivre dont on se sert rarement, on peut les recouvrir de fécule de pommes de terre, délayée et cuite à l'état de colle. L'enduit sèche et préserve bassines et chaudrons.

Lorsqu'une casserole a pris au feu une teinte violacée, on l'en débarrasse en la frottant avec du gros sel arrosé de vinaigre.

Pour s'assurer de la qualité de l'étamage ducuivre faites tomber dans la casserole une goutte d'acide acétique et cinq minutes après faites tomber au même endroit une petite goutte d'iodure de potassium. S'il apparaît une tache jaune vif, l'étamage contient du plomb; refusez la casserole.

Fer-blanc et fer battu. — Les ustensiles de cuisine en ferblanc et en fer battu prennent un aspect plombé si on ne les entretient pas très bien.

N'en grattez jamais le fond avec un couteau qui les abîme sans remède, faites-en le nettoyage tout simplement avec de la cendre fine et de l'eau bouillante, et préparez le mélange suivant pour vous en servir à l'occasion :

Carbonate de potasse. . . . 200 gr. 1 1/2 litre d'eau. I savon minéral |

Faites bouillir dans un vieux récipient.

Cette préparation a raison de toutes les taches.

Le fer-blanc se nettoie encore très bien avec de la cendre humectée d'huile à brûler; on peut encore le faire bouillir dans une bassine contenant de la cendre et quelques cristaux de soude. On achève le brillant avec un peu de blanc d'Espagne.

Nettoyage de la batterie en fonte et en fonte entaillée. — Lavez ces objets à l'eau bouillante et frottez-les avec de la cendre fine humectée d'eau.

Il n'y a pas de moyen meilleur ni plus simple.

Nettoyage de la batterie en aluminium. — Nettoyez les objets en aluminium mat de la façon suivante :

Mélangez soit de la poudre de ponce ou de brique anglaise avec une certaine quantité de sel pulvérisé, prenez avec un chiffon mouillé un peu de cette poudre et frottez-en rapidement l'objet à polir. Rincez avec soin.

N'employez jamais ni soude, ni potasse. Pour l'aluminium poli, n'employez ni savon, ni poudres dures; usez d'une pâte quelconque spéciale pour les métaux.

Nettoyage des objets en terre. — Pour nettoyer les vases de terre qui ont contenu des corps gras et ont contracté un mauvais goût, lavez-les avec une eau de chaux légère. Rincez plusieurs fois. Faites-y bouillir de l'eau longuement.

Poteries neuves. — Pour enlever le goût d'argile aux poteries neuves, jetez-y du vinaigre chaud, agitez en tous sens pour en imbiber les parois. Mais n'usez pas de ce procédé pour les poteries vernissées ; l'acide peut occasionner des empoisonnements.

Tout ce qui est ustensile de cuisine, vaisselle ou batterie, doit être lavé à l'eau très chaude dans laquelle on fait fondre une cuillerée à café de savon noir et autant de cristaux de soude, pour la valeur d'une bassine d'eau. C'est seulement par ce nettoyage que les ustensiles deviennent propres et brillants.

POÊLES, FOUR- Conditions d'un bon tirage. — On se NEAUX, CHEMINEES plaint souvent qu'un feu s'allume mal,

qu'il ne tire pas, sans se rendre compte que l'on a fait tout ce qu'il faut pour cela.

Voici les conditions d'un bon tirage :

S'il s'agit d'un fourneau ou d'un poêle, dégarnissez entièrement le foyer.

Videz les cendriers, enlevez toutes les cendres qui seraient tombées en dehors de ceux-ci. Assurez-vous qu'aucun morceau de charbon ne s'est engagé au-dessus du four, à l'embouchure du tuyau de tirage.

Ouvrez toutes les clefs et soupapes de tirage au moment où vous allumez.

SA MAISOA

A la campante. — i. Arrangement d'un foyer de salle à manger avec carreaux de Delft au manteau delà cheminée. — 2. Manière d'utiliser les meubles et objets de campagne et de les disposer esthétiquement. — 5. Panetière et huche décorant un appartement de campagne.

POUR BIHN THNIR

Le decnr c/i s miiraitlei

: . i-risc art nouveau. — 2. Décoration pour frise de chambre.

, Type de papier de tenture. — 4. Garniture d'une porte de vestibule. — j- l'r'se pour

chatnbre à coucher.— 6. Garniture de fenêtre art nouveau. — 7. Décoration d'une tenture.

Si l'on renouvelle ces précautions chaque fois qu'on allume le feu, on n'aura jamais d'ennui.

Comment on les entretient. — Les fourneaux que l'on nettoie journellement de la façon indiquée plus haut, sont parfaitement entretenus, puisqu'il ne s'y amasse ni résidus, ni mâchefer, entraînantplus ou moins rapidement la détérioration du fourneau. L'extérieur a besoin également d'un netto)^age quotidien. On le débarrasse d'abord de la cendre et de la poussière avec un chiffon rugueux, puis on passe sur le dessus du fourneau un chiffon gras.

Nettoyage de la fonte. — Les fourneaux de cuisine étant généralement en fonte ordinaire, on passe toutes les parties noires à la mine de plomb. Une très petite quantité suffit; on l'étend d'abord avec une brosse dure en frottant énergiquement et l'on termine avec un chiffon de laine.

Pour donner plus de brillant à la mine de plomb, il faut la mouiller avec de l'essence dans laquelle on a fait fondre un morceau de sucre.

Voici une excellente recette, pour remplacer la mine de plomb sur les poêles contre lesquels on craint de se salir :

Mêlez du silicate de potassium ou de sodium à du noir de fumée, de façon à obtenir une pâte consistante. Étendez-en une couche mince, sur le poêle à l'aide d'une brosse. Laissez sécher. Étendez alors une préparation composée de gomme du Sénégal liquide et de plombagine.

Quand cette seconde couche est sèche, frottez pour faire reluire avec une brosse dure.

La préparation adhère bien à la fonte et lui donne un superbe brillant.

Nettoyage de la fonte éniaillèe. — Prenez un chiffon enduit de vaseline ou de tout autre corps gras. Frottez-en la fonte sans oublier les creux des ornements. Terminez avec un chiffon de flanelle bien sec.

Nettoyage du mica. — Attendez que le feu soit éteint, prenez un chiffon imbibé d'alcool à brûler ou d'eau de Cologne et frottez doucement jusqu'à ce que le mica noirci redevienne transparent.

N'usez pas de charbon gras dans les appareils à porte de mica.

274 POUR BIIÏN TENIR

Nettoyage du seuil des cheminées . — Les foyers tachés par la combustion du charl)on se nettoient avec la poudre que voici :

Cristaux de soude loo gr. | Craie 5f gr.

Pierre ponce î<i — |

Pulvérisez finement et délayez dans un peu d'eau la quantité dont vous avez besoin.

Lavez ensuite à l'eau de savon et rincez.

Pour réparer la fonte fendue. — Si la plaque de fonte d'un fourneau vient à se fendre prenez un morceau de mâchefer que vous pulvérisez le mieux: possible ; passez au tamis et ne conservez que la poudre. Ajoutez à cela une quantité égale de gros sel et mouillez avec un peu de colle de pâte. Quand la fonte est chaude, enduisez la fente avec cette pâte. Vous n'aurez plus d'émanations dangereuses.

LA CUISINE Nettoyage des murs. — Si vous voulez enlever seulement quelques taches trop apparentes, frottez les endroits salis avec de la poudre de ponce délayée dans de l'eau de savon. Servez-vous d'un chiffon ou d'une petite brosse pour ce nettoyage. Rincez bien et séchez.

S'il s'agit d'un nett03^age complet, débarrassez les rayons, retirez les meubles, et préparez une forte eau de soude et de savon, jetez-y une poignée de ponce en poudre.

Prenez une brosse ou une grosse éponge, lavez à grande eau, puis rincez à l'eau claire.

Nettoyage des meubles en bois blanc. — Prenez une bassine d'eau bouillante, délayez-y du savon noir et lavez vos meubles à la brosse en frottant dans le sens du bois. Rincez à l'eau chaude et essuyez.

C'est le meilleur nettoyage que l'on puisse faire subir aux meubles de cuisine," il les débarrasse radicalement de la graisse et de toutes les taches. L'intérieur des buffets doit, de temps à autre, être nettoyé de cette façon.

Nettoyage de V évier. — L'évier sur lequel s'écoulent tant d'eaux sales et graisseuses a besoin d'un nettoyage énergique.

La cendre, le savon minéral, le sable fin, et surtout un brossage sérieux ont raison des taches et des saletés, mais ne constituent qu'un nettoyage imparfait si Ton n'use pas d'eau chaude. En effet, la graisse se coagule dans les tu3-aux et se révèle par des odeurs insupportables, si l'on n'a pas la précaution de la faire dissoudre en jetant dans l'évier une bonne quantité d eau bouillante additionnée de cristaux de soude.

On désinfecte la pierre d'évier en la nettoyant avec une solution de permanganate de potasse (i gramme pour i litre d'eau; et en la rinçant avec une eau acidulée 10 grammes d'acide chlorhydrique pour i litre d'eau;. En général, tous les alcalins désinfectent les pierres d'évier. L'alcali, la soude sont les plus faciles à se procurer.

LES SERRURES Poiir les entretenir ■ — Lorsqu'une serrure

est détraquée, cassée ou faussée, le serrurier

seul peut en venir à bout. On perdrait son temps à vouloir la

remettre en état quand on ne dispose pas des outils nécessaires.

Mais lorsque la serrure est seulement capricieuse, il faut s'assurer qu'aucun débris ne s'est introduit dans l'orifice de la clef, ce qui arrive fréquemment. Si cela est, on la débouche avec une épingle à chapeau.

Il suffit parfois de graisser légèrement la clef ou de la passer au papier d'émeri huilé pour que la serrure récalcitrante fonctionne de nouveau à merveille.

Si l'on est patient, on peut encore démonter la serrure pour la graisser intérieurement.

Il est préférable de ne pas emplo5'er d'huile pour le graissage des serrures Au bout de très peu de temps elle forme cambouis.

La vaseline lui est bien supérieure pour cet usage.

Lorsqu'une serrure grince, passez sur le pêne avec le doigt, un peu de vaseline; elle se fermera sans bruit.

Il arrive qu'une serrure ferme mal parce qu'elle n'est plus de niveau. Démontez la gâche et remontez-la bien en face de la serrure. Pour cela, tenez la porte fermée et faites jouer le pêne, pour vous assurer qu'il entre librement dans la gâche. Le travail n'est pas compliqué et vous évite le déplacement d'un ouvrier.

LES SONNERIES Cotnmentonlesrépareet les entretient. — ELECTRIQUES Toutes les maîtresses de maison savent combien les petites réparations sont onéreuses.

Justement parce qu'on suppose que le travail est insignifiant, on ne s'enquiert pas de ce qu'il coûtera et l'on est toute surprise à la présentation de la note.

Voici, au sujet des capricieuses sonneries électriques, quelques indications qui permettront de les arranger soi-même.

Lorsqu'une sonnerie vibre très mal ou ne vibre plus, c'est généralement que la pile manque d'eau. Dans ce cas, on remplit le vase jusqu'aux deux tiers de sa hauteur. Si la sonnerie reste muette, c'est que les contacts sont recouverts d'une couche de tartre qu'il convient de nettoyer.

Pour cela on retire la baguette de zinc qui plonge dans le vase de verre, et si elle est devenue noire, on la gratte avec un couteau, puis avec du papier émeri. Si le zinc est rongé, il demande un remplaçant.

On gratte ensuite les presses qui coiffent le charbon jusqu'à ce que le cuivre apparaisse brillant.

Puis on continue le nettoyage en débarrassant le vase poreux et l'intérieur du vase en verre des sels grimpants qui ont givré les parois. Il suffit pour cela de plonger un moment le vase poreux dans de l'eau tiède et de nettoyer de la même façon le vase de verre.

Pour empêcher la cristallisation des sels sur les appareils, il suffit d'enduire de paraffine sur deux à trois centimètres les charbons, les vases poreux et même les vases extérieurs.

Il arrive aussi que les sonneries tintent sans interruption. Cela provient des contacts des boutons. Il faut dans ce cas les démonter les uns après les autres, jusqu'à ce que la sonnerie s'arrête. En remontant le bouton défectueux on a soin de ne pas le visser à fond, sans quoi la sonnerie recommencerait.

Les réparations ou les changements de fils sont trop compliqués pour que nous puissions nous en occuper ici. Les indications précédentes rendront service bien souvent, car elles sont applicables aux cas les plus fréquents.

Pour entretenir les piles en bon état de fonctionnement, voici ce qu'il est nécessaire d'observer :

1° Placer les piles dans un endroit sec et de température normale ;

2" Quand le niveau de l'eau s'est abaissé, le ramener aux deux tiers de la hauteur du vase;

3" Si le liquide perd sa limpidité, s'il devient laiteux ou pâteux ajouter un peu de sel d'ammoniaque;

4" Avoir soin d'enduire le col du vase d'une couche d'huile, de suif, ou mieux de paraffine ;

5'' S'il se forme des cristaux sur les éléments ou sur les zincs, avoir soin de les gratter.

LIVRES ET II est assez difficile de réparer les reliures endom- GRAVURES magées par le temps ou piquées par l'humidité. Si le cuir s'écaille ou se racornit il faut le frotter avec un chiffon de flanelle humecté d'huile de lavande, pour lui redonner sa souplesse.

S'il s'agit de réparations plus importantes, ou d'ouvrages de valeur, il est préférable de les confier à un relieur habile.

Reliure sommaire. — Pour conserver les collections de journaux, revues, etc., prenez une bande de fer-blanc, de zinc ou même de bois, de la longueur du journal. Percez le haut et le bas de petits trous dans lesquels vous passez des fils qui retiennent la brochure en passant dans le pli du milieu. La planchette forme le dos du volume ainsi broché.

Nettoyage des livres. — Voici les diflFérents procédés à emploj'er pour les livres tachés.

Taches d'encre. — Humectez avec de l'acide oxalique, mouillez ensuite avec une solution de chlorure de chaux. Rincez bien et séchez.

Taches de graisse. — Placez la feuille tachée entre deux feuilles de papier buvard, passez dessus un fer chaud. Changez le buvard et recommencez jusqu'à disparition de la tache.

Taches de doigts. — Ces taches s'en vont difficilement. Enduisez-les de pâte de savon et frottez-les avec une brosse humide. Rincez à l'eau claire. Séchez entre deux feuilles de papier buvard.

Taches d'eau. — Baignez la feuille tachée pendant deux heures dans un bain d'alun très faible. Séchez comme précédemment.

Taches de boue. — Lavez toute la feuille à l'eau chaude et passez sur les taches de l'acide chlorh\"drique très étendu d'eau, puis une solution faible de chlorure de chaux. Rincez et séchez au buvard.

Taches de sang. — Passez la feuille à l'eau froide et frottez les taches avec du savon. Rincez et séchez.

Pour les taches de nature inconnue, étendez sur chaque côté de la feuille une couche d'argile blanche, puis placez par-dessus une feuille de papier. Passez la feuille à la presse.

Nettoyage des estampes et gravures. — Pour rendre aux gravures anciennes leur blancheur primitive, préparez dans une cuvette ou plateau de verre de la dimension de la gravure, un bain de chlorure de potasse ou eau de Javel. Trempez la gravure dans ce bain, jusqu'à ce qu'elle soit blanche. Surveillez-la. Retirez-la à temps et placez le plateau de verre et la gravure sous un robinet. Laissez couler l'eau claire pour activer le rinçage. Séchez au papier buvard.

LES JEUX Nettoyage des cartes à Jouer. — Si les cartes ont peu servi nettoyez-les avec de la mie de pain. Si l'usage les a beaucoup salies, frottez-les avec une bonne gomme à dessin, ni dure, ni trop molle. Frottez toujours dans le même sens et de temps à autre passez la gomme sur un papier blanc pour la nettoyer. Quand les cartes sont propres, frottez-les avec le manche, d'os ou d'ivoire, d'un coupe-papier. Elles reprendront leur glacé.

Nettoyage des jetons. — Lavez les jetons à l'eau de savon tiède. Laissez un peu tremper, puis frottez-les.

Rincez à l'eau tiède et séchez avec de la sciure de bois. Pour faire tomber la sciure placez les jetons dans un linge; prenez celui-ci par les bouts et imprimez un mouvement de va-et-vient. Les jetons seront comme neufs.

Nettoyage des dominos. — Alignez les dominos les uns contre les autres bien serrés, le côté blanc en l'air. Passez sur ce côté une brosse imbibée d'eau tiède et de savon. Procédez rapidement sur tout l'alignement. Rincez avec une éponge d'eau tiède et abouchez vos dominos dans la sciure de bois.

Nettoyage du drap de billard. — Tapez doucement le drap à plat pour en faire sortir le blanc, puis brossez doucement aussi en chassant le blanc vers les angles. Enlevez les taches avec de la benzine et le lustre avec de l'essence minérale.

LES BIJOUX Comment les nettoyer. — Trempez les bijoux, en or et en argent, dans un bain de savon, frottez-les avec une brosse douce. Retirez-les et passez de l'alcool à brûler sur les pierres, avec une petite brosse.

Ayez une petite boîte remplie de sciure de bois; plongez-y les bijoux à sécher.

Si le bijou à nettoyer est en platine, brossez-le à sec et passez les brillants à l'alcali. N'usez jamais de blanc d'Espagne pour les bijoux ornés de pierres montées à griffes. Si soigneusement qu'on opère, le blanc s'insinue sous les pierres et en noircissant leur donne un vilain reflet.

Pour recoller une perle. — Munissez-vous d'une petite lampe à alcool. Présentez à la flamme la tige qui soutenait la perle, chauffez-la doucement. Prenez en même temps la perle, à l'aide de « précelles » ou petites pinces plates, et passez vivement l'orifice au-dessus de la flamme. Cette chaleur aura suffi à ramollir la colle qui se trouve à l'intérieur de la perle. Appuyez un peu, et placez l'objet la perle en l'air.

S'il y a des bavures de colle sur la perle enlevez-les avec l'ongle. Ne grattez pas avec un canif ou autre instrument.

Pour enfiler un collier de perles. — Prenez une bobine de soie spéciale, dite soie à perles, que vous emploierez simple, double, ou triple, suivant que vous enfilez un collier ou un sautoir, des perles petites ou grosses. Attachez votre fil de soie au cliquet du fermoir par un nœud de boutonnière. Refaites un autre nœud et enfilez la première perle, appuyez-la bien contre

28o POUR BIEN TENIR

les nœuds déjà faits et faites-en un nouveau de façon qu'elle soit bien maintenue, sans laisser de jeu. Continuez à enfiler les autres perles, que vous aurez classées par grosseurs, les petites pour les bouts, les grosses pour le centre, le tout en chute régulière, et faites après chaque perle un nœud serré.

Toute la difficulté est dans le serrage de ces nœuds. Dans un collier bien enfilé, les perles ne doivent pas glisser sur le fil, et l'ensemble doit être plutôt rigide.

Quand vous arrivez à la dernière perle, faites un nœud après elle, et attachez votre fil sur le fermoir, en procédant comme pour le cliquet.

Tous les colliers ne s'enfilent pas à nœuds ; cependant il y a intérêt à le faire, surtout pour les colliers de grande valeur. Si le fil casse, ilnV a jamais qu'une perle qui saute et sa recherche est plus aisée. Il y a encore un autre avantage; la perle se détache mieux présentée de cette façon, car le petit espace laissé par le nœud fait valoir sa rondeur et son éclat.

Épingles trop longues ou trop courtes. — Les tiges d'épingles à chapeaux variant de longueur suivant le volume de ceux-ci, il est bon de pouvoir transformer ces tiges soi-même.

Si l'épingle est trop longue, coupez-la à la dimension désirée avec une pince coupante. Posez-la ensuite sur une planche, sans que la pointe relève et limez bien avec une lime fine en faisant tourner doucement l'épingle, jusqu'à ce que la pointe soit parfaite. Si vous voulez remplacer votre épingle trop courte par une autre plus longue, prenez une aiguille à tricoter de même diamètre que celle que vous enlevez et faites la pointe comme précédemment.

Dévissez l'ancienne tige. Enduisez la nouvelle d'un peu de cire à cacheter, et quand la cire est molle, introduisez-la dans le motif qui forme la tête de l'épingle.

Pour coller une pierre fendue. — Prenez une gousse d'ail, fendez-la et frottez-en les deux morceaux de pierre qu'il s'agit de recoller. Frottez longuement jusqu'à ce qu'ils soient échauffés. Rapprochez-les et maintenez-les ainsi à l'aide d'un fil de soie. Enveloppez la pierre d'un chiffon, serrez le tout avec un fil de fer de manière à presser encore les deux morceaux. Laissez

ainsi quarante-huit heures sans y toucher. Défaites enfin la pierre, elle sera soudée et la fente introuvable.

Ce qu'il est bon de savoir. — Ne mouillez jamais une turquoise.

Si elle a perdu sa belle couleur bleue, faites-la baigner une nuit dans de l'huile d'olive. Mais n'essayez qu'avec des pierres petites et sans grande valeur.

Ne mettez pas l'opale en contact avec l'eau, le savon et l'alcool.

Ne frottez jamais la perle. Portez-la en lui évitant le contact des poudres, des parfums et des fards.

Lorsqu'une pierre vient à se dessertir, n'essayez pas de resserrer vous-même les griffes du chaton. Vous risqueriez à'égriser la pierre ou d'en faire sauter une lame s'il s'agit d'une pierre fragile comme l'émeraude. Confiez de suite le bijou à votre bijoutier.

LES TABLEAUX Comment on les nettoie. — Le nettoyage d'un tableau est une opération délicate. Il faut procéder sans hâte et soigneusement. Voici comment on doit s'y prendre : Désencadrez la toile en soulevant les pointes qui la clouent avec un couteau émoussé, et mettez-la à plat sur une table. Puis avec une éponge douce, légèrement frottée de savon, lavez la peinture afin d'enlever la poussière. Rincez avec l'éponge humide seulement et séchez avec une autre éponge.

Lorsque la surface est bien sèche versez sur la peinture quelques gouttes d'essence de térébenthine rectifiée et frottez avec le doigt, mais légèrement afin de ne pas entamer la couleur en l'amollissant.

On aperçoit rapidement la différence d'éclat de la couleur à l'endroit qui a subi cette petite opération.

Lorsqu'une partie du tableau a repris son éclat primitif, passez dessus une éponge très douce imbibée de térébenthine pour enlever toute saleté et continuez ainsi jusqu'au nettoyage complet de la peinture.

Si le tableau est verni, le vernis se dissoudra au contact de l'essence. Il n'y aura plus qu'à revernir, une fois le nettoyage terminé.

Pour le revernir. — Prenez une brosse plate dite queue de morue et versez dans une soucoupe un peu de vernis à tableau. Trempez légèrement la brosse dans le vernis et passez-la sur le tableau posé à plat sur une table.

Commencez par un des bords du tableau en allant toujours dans le même sens. Quand le tableau est entièrement verni, prenez la brosse sèche et passez-la dans le sens opposé à celui ou vous avez passé le vernis. Si vous avez verni dans le sens de la longueur, brossez à sec dans celui de la largeur. Procédez avec une extrême légèreté.

LES STATUES Nettoyage des statues et moulages en plâtre. — Voici le moyen de rendre aux plâtres ternis par la poussière, aux statuettes noircies par le temps, leur blancheur primitive.

Faites avec de l'eau tiède et de l'amidon une pâte assez consistante. Appliquez-la encore chaude, en couche épaisse, sur le plâtre à netto5^er, à l'aide d'une brosse ou d'un couteau à palette.

Laissez séchez naturellement.

L'amidon se fendille et tombe en écailles emportant avec lui toutes les impuretés. Faites au besoin tomber l'amidon avec l'ongle. Evitez d'épousseter les statues avec les plumeaux. Essuyez-les avec un chiffon blanc très propre et doux.

Autre procédé. Faites dissoudre 5 grammes de blanc de zinc dans un demi-litre d'eau ou de lait. Trempez une brosse neuve et douce dans ce liquide et passez-la sur l'objet à nett05'-er. Laissez séchez. Polissez avec un chiffon de flanelle. Puis saupoudrez de talc et polissez à nouveau.

Des statues en terre cuite. — On rafraîchit les statues en terre cuite en les recouvrant d'un enduit de poudre de terre cuite délayée dans de leau.

La terre cuite s'achète chez les mouleurs. Pulvérisez-la et passez-la au tamis. Mouillez avec de l'eau et appliquez avec un pinceau. Ne négligez aucune partie de la statue.

Statues en biscuit. — Préparez une eau de savon bien mousseuse ; faites-y tremper la statue à nettoyer pendant cinq à six heures. Rincez-la en la plongeant dans de l'eau tiède.

Ne l'essuyez pas. Laissez-la sécher naturellement dans une pièce sans poussière.

Des statues en marbre. — Lavez d'abord la statue avec du savon et de l'eau; si le nettoyage n'est pas suffisant, frottez avec un linge humide que vous trempez dans de la poudre de ponce. Mais agissez avec des précautions extrêmes afin de ne pas détruire le modelé.

Des statues en bronze. — Lavez légèrement à l'eau de savon et séchez rapidement. On arrive au même résultat en passant sur le bronze un chiffon à peine imbibé d'essence minérale. Polissez à la peau.

Pour patiner un plâtre. — Délayez dans un litre d'essence de térébenthine une pointe d'ocre jaune et la valeur d'une tète d'épingle de vert émeraude. Plongez la statue dans ce liquide et retirez-la aussitôt. Laissez-la sécher. Si le ton ne vous satisfait pas, replongez-la à nouveau.

Employez pour cette opération les couleurs fines à l'huile dont se servent les artistes. La statue doit baigner complètement dans le bain, que l'on peut colorer différemment. Les couleurs indiquées ci-dessus donnent un ton ambré.

OBJETS D'ART Les objets en ivoire se nettoient simplement BIBELOTS avec du blanc d'Espagne. Voici comment il faut procéder.

Nettoyage de V ivoire. — Prenez une cuillerée à café de blanc d'Espagne finement pulvérisé et tamisé; délayez-la dans une cuillerée à bouche d'eau bouillante.

Prenez cette pâte avec un pinceau doux et étendez-la sur l'ivoire à nettoyer. Quand elle est sèche, frottez l'objet avec une peau de chamois. Servez-vous d'une brosse si l'objet est sculpté.

Ne vous servez pas d'eau de savon, cela jaunit l'ivoire.

Nettoyage de la corne. — Rien n'est plus facile que de nettoyer un objet en corne; peigne sculpté, coupe-papier, etc.. Lavez-le tout simplement avec de l'eau de savon tiède en vous servant d'une brosse à ongles un peu dure. Rincez dans une eau

tiède et séchez avec un linge fin en tamponnant. Une fois lavée la corne devient mate ; vous lui rendrez son brillant en la brossant à sec avec une brosse très propre.

Pour redresser un objet en corne qui est gondolé il suffit de le tremper, tout en le maintenant, dans un récipient d'eau très chaude. Seule la partie à redresser doit être immergée.

Nettoyage de la nacre. — Nettoyez les mêmes objets en nacre avec de l'eau de savon. Polissez à la peau de chamois.

Nettoyage des bois rares et 7natières précieuses. — Les objets d'art sont souvent composés de matières précieuses telles que l'or, l'argent, dans lesquelles senchâssent des pierres fines.

Leur nettoyage paraît compliqué, il est en réalité assez simple, mais le succès de l'opération dépend des soins que l'on y apporte .

Si la statuette ou le coffret à nettoj^er est en argent serti de pierres, on prépare un bain de cyanure de potassium très étendu d'eau, le C5'^anure ne devant être qu'en petite quantité. A côté de ce bain on en prépare un autre d'eau pure et tiède. On prend alors l'objet avec une pince, on le plonge dans le bain de c^^anure et immédiatement après dans le bain d'eau claire. On le laisse un instant, puis on le retire pour le faire sécher dans de la sciure de bois. Argent et pierres auront retrouvé tout leur éclat. Il est bon de rappeler que le cyanure de potassium est un poison extrêmement dangereux.

Les objets d'art en argent ciselé se nettoient au blanc d'Espagne d'abord et se savonnent ensuite. — On prépare pour cela un bain de savon tiède très mousseux ; on y fait tremper l'objet que l'on frotte avec une brosse fine à argenterie.

Si l'objet est en or poli on le savonne comme précédemment; puis on le frotte au rouge arnoult.

L'or patiné ou « mis en couleurs » se netto^^e de la manière suivante :

Préparez un bain mi-eau de javel, mi-eau tiède, plongez-y votre objet et brossez-le doucement dans ce bain, séchez-le ensuite à la sciure de bois. Si l'objet est ciselé prenez un « gratte-bosse «en verre filéetpassez-ledoucement dans les creux.

Les bois d'essences rares ne peuvent guère subir d'autre net-

toyage que celui qui consiste à les frotter doucement avec un chififon à peine imbibé d'essence de térébenthine et d'huile de lin. Encore ce nettoyage ne doit-il être fait que lorsque l'objet en a réellement besoin, le mieux est de l'entretenir soigneusement en l'essuyant avec un chiffon de soie.

Nettoyage des vieux étains. — Pour nettoyer les vieux pots d'étain sans leur enlever cette patine qui fait leur beauté, il faut les frotter avec un peu de grès bane finement tamisé que l'on prend avec un chiffon humide. Le grès doit être à l'état de poussière. Il faut frotter toujours dans le même sens et très doucement. On rince à leau claire et l'on sèche avec un linge fin.

L'HEURE Soins à donner aux montres, pendules, horloges. — Si vous possédez une bonne montre traitez-la avec soins et ménagements, c'est une des conditions de sa marche régulière.

Remontez-la sans hâte, tous les jours et autant que possible à la même heure.

Evitez de la poser sur du marbre ou un corps froid, car un brusque changement de température peut faire casser le ressort.

Lorsque vous la quittez, donnez-lui toujours la même position, verticale ou inclinée.

Après deux ans de marche, une montre a besoin d'être nettoyée et visitée. Ne la confiez qu'à un horloger habile.

Si par hasard et accidentellement un liquide quelconque s'introduit dans votre montre, ouvrez-la et remplissez-la d'huile. Vous en serez quitte pour la faire nettoyer, mais vous aurez préservé les pièces d'acier de la rouille.

N'approchez pas votre montre des machines électriques. Ce voisinage les dérègle.

Toute montre possède au-dessus du balancier une aiguille de réglage. Si la montre avance poussez cette aiguille sur l'R qui marque le retard et inversement pour le contraire.

Pendules et horloges. — Voici les diverses opérations que nécessite l'installation d'une pendule ou dune horloge :

1° Pose du balancier; 3" Mise à l'heure;

2" Mise d'aplomb ; 4'' Réglage.

Une pendule se transportant toujours sans le balancier, pour le remettre il faut :

I" Oter le timbre en dévissant l'écrou ;

2° Accrocher le balancier en introduisant sa tige entre les deux dents de la fourchette;

3" Replacer le timbre et vérifier le marteau, s'il ne frappe pas correctement on fausse un peu sa tige pour corriger l'écart.

Presque toutes les pendules se mettent d'aplomb d'ellesmêmes. En cas contraire il faut y remédier en les levant avec une cale du côté où le coup du balancier est le plus long.

Lor.squ'en mettant une pendule à l'heure on s'aperçoit que la sonnerie n'est pas d'accord on la rectifie par le mo3^en que voici :

L'aiguille des heures étant à frottement, on la met sans inconvénient sur l'heure indiquée par la sonnerie et l'on tourne ensuite l'aiguille des minutes jusqu'à ce que la pendule se trouve à l'heure.

Si la sonnerie marque la demie alors que la grande aiguille indique l'heure ou réciproquement, on fait faire rapidement un tour complet à la grande aiguille sans laisser à la pendule le temps de sonner.

En tout cas la grande aiguille d'une pendule doit toujours être tournée avant.

Le réglage d'une pendule s'obtient en allongeant le balancier si elle avance et en le raccourcissant si elle retarde.

Les pendules modernes ont au-dessous du chiffre XII un petit carré que l'on tourne, à l'aide d'une clef, de gauche à droite pour les faire avancer et de droite à gauche pour les faire retarder.

Les pendules anciennes ont par derrière, au-dessus du timbre près de la suspension, un bouton d'avance et de retard. On opère comme précédemment.

Comme les montres, les pendules doivent être remontées régulièrement. Il est préférable que ce soit toujours la même personne qui se charge de ce soin.

LES COLLES Colle forte liquide. — Il faut faire fondre de la colle au bain-marie, puis ymélanger la même quantité de vinaigre et ensuite vingt-cinq centilitres d'alcool.

Colle de pâte on farine. — Délayez à l'eau froide 3 cuillerées de farine. Continuez avec de l'eau bouillante et remuez jusqu'à juste consistance.

Quand on emploie de la farine de riz, on obtient une colle fine et transparente.

Pour conserver quelques jours la colle de pâte on y mélange quelques grammes de poudre d'alun.

Colle pour le verre. — Mélange suivant :

Amidon 30 gr.

Craie en poudre 50 —

Eau 7t —

Eau-de-vie 75 gr

Colle forte 15 ~

Faites chauffer, ajoutez 15 grammes de térébenthine de Venise au moment où se produit l'ébullition et, pour faciliter le mélange, remuez à la spatule de bois.

Colle pour la faïence. — Afin de pouvoir la conserver en flacon et pour obtenir un liquide épais. déla3'ez avec soin le mélange suivant :

Gomme arabique loo gr. j Plâtre fin lo gr.

Salicj'late de potasse ... 25 — I

Colle pour le marbre et l'albâtre. — Broyez environ 20 grammes de fromage mou séché mélangé à lo grammes d'amidon en poudre et 100 grammes de silicate de potasse.

Colle pour le linoléum. — Employez de la dextrine pulvérisée que vous ferez dissoudre dans de l'eau à l'état fluide d'une solution de gomme arabique et de semblable consistance. Ce mélange se conserve parfaitement.

Colle pour le caoutchouc. — Il faut laver les déchirures du caoutchouc avant d'y étendre le mélange suivant de :

Sulfure de carbone 3° gr- I Gutta-percha fondue .... 20 gr.

Mélangez ces deux matières et faites-les dissoudre. Comprimez les décliirures sur lesquelles vous avez mis la colle jusqu'à ce qu'elle soit sèche.

Colle pour V écaille :

Colle forte fondue loo gr. 1 Acide acétique =5 gr-

Alun en poudre 5 — | Alcool 25 —

Colle pour celluloïd. — Il faut en faire un mélange parfait et remplo5'^er à froid.

Amylacétate d'acétone. . . . 8 gr. [ Celluloïd râpé 5 g''.

Ether 8 — |

Il faut enduire de ce mélange les parties cassée."* et les serrer très fort.

Soudage de V ambre. — Passez une couche d'huile de lin sur les parties à joindre et pressez très fortement les morceaux en les tenant au-dessus de charbon de bois incandescent, ou bien humectez avec une solution de potasse caustique et joignez-les comme il est dit. On n'aperçoit pas la trace du joint.

Pour coller ensemble le verre et le bois. — Il faut faire dissoudre, à chaud, dans de l'acide acétique, de la colle de poisson pour obtenir une pâte qui se solidifie en refroidissant, et rappliquer à chaud sur les parties à joindre.

Colle pour la porcelaine. — Il faut employer de la chaux bien cuite et qui n'a pas été mouillée, la broyer finement et la passer à travers un tamis très fin ; la délayer avec du blunc d'œuf pour obtenir une pâte liquide et, avec un pinceau, en passer sur les cassures, réunir et serrer fortement les morceaux. Enlevez les bavures lorsque le mastic est très sec.

Colle pour les surfaces lisses. — Pour coller des matières lisses, telles que la nacre par exemple, sur lesquelles la colle ne prend pas, faites chauffer doucement dans un four, puis frottez la surface lisse avec une gousse d'ail et enduisez ensuite de colle liquide.

Mastic pour souder le verre., la pierre, V ivoire, le bois, le cuir à la laine et à d'autres tissus. — Faites fondre dans une casserole en fer, en parties égales, de la poix commune et de la gutta-percha. Vous le conservez à l'état solide par le

Maisons de campagne. - i. Pavillon moderne. - 2. Transfornntion d'une en pet,t château far l'adjonction de tourelles et d'une aile Renaissance

villa. — 4. Villa

maison simple 5. Modèle de petite

importante avec jardin etgriUe. 5. Maison de campagne de st;de a ngià.s!

VOVR BIEN TENIR

Lt jardin. — I. Armiiocinuiu d'une platc-b.in.dc eu jardin anglais. — 3. Modèle de chalet rustique. — 3. Modèle de pont sur une pièce d'eau. — 4. Utilisation de la rose pour l'ornement des colonnes. — 5. Décoration florale d'un gazon. — 6. Décoration florale d'un massif.

refroidissement. Vous le faites donc refondre pour vous en servir.

Colle à la gomme inaltérable. — On répare avec le mastic suivant les déchirures des vêtements en caoutchouc; faites dissoudre de la gomme dans de l'eau, ajoutez un peu d'alcool et quelques gouttes d'acide sulfurique qui produit un précipité. Décantez et enfermez dans des flacons bien bouchés.

RECETTES Pour noircir le cuir. — Pour rendre aux malles, DIVERSES sacs, valises, serviettes, buvards, leur couleur primitive, perdue à l'usage, faites tremper de vieux clous dans de la bière aigrie, enduisez les objets de ce liquide et frottez ensuite au chiffon de laine.

Pour remettre à neuf les petits objets en cuir fin, tels que porte-monnaie, petits sacs, trousses, ceintures, etc., il suffit de les frotter avec un chiffon de flanelle enduit de vaseline.

Pour enlever les vis rouillées. — Sans difficulté vous enlevez les vis les plus récalcitrantes en chauffant le tournevis que vous introduisez dans la fente d'~ la tête et qui lui communique la chaleur.

Pour peindre sur les plâtres frais. — Afin de pouvoir peindre sur du plâtre encore humide, où d'y coller du papier sans craindre l'humidité, passez d'abord sur le plâtre une couche d'acide sulfurique, puis une couche d'encaustique à la cire jaune et à l'essence.

Pour couper le caoutchouc. — Placez-vous sous un filet d'eau quelconque qui puisse mouiller les ciseaux, couteau ou canif dont vous vous servez. Vous pourrez ainsi diviser le caoutchouc en très petits morceaux.

Pour déboucher les flacons à Vémeri. — Le plus simple moyen et celui qui réussit le mieux est de tremper le goulot du flacon dans de l'eau bouillante, à plusieurs reprises si c'est nécessaire, ou si l'on ne dispose pas d'eau chaude, d'exercer sur le goulot du flacon une friction énergique avec une corde jusqu'à ce que le verre devienne brûlant. -

Pour déboucher les tuyaux engorgés. — Si le tuyau est muni d'un siphon, dévissez-en Técrou au moyen d'une clef anglaise, introduisez dans l'ouverture un crochet pour en retirez les immondices accumulés etjetez-y de l'eau bouillante pour compléter le nettoyage. S'il n'existe pas de siphon, dégagez au mo3'en d'un jonc flexible et de longueur suffisante, tout en emplo3^ant de l'eau bouillante qui achève le dégorgement.

Pour empêcher la huée sur les glaces. — Le plus simple moyen ici encore est le plus efficace : à l'aide d'un petit chiffon passez de la glycérine sur toute la surface, et essuyez légèrement, mais toutefois suffisamment.

Pour dépolir le verre. — Préparez une composition de :

Éther sulfurique 500 grammes

Gomme sandaraque pulvérisée 30 —

Mastic en larmes 20 —

Mettez la gomme et le mastic dans le flacon qui contient l'éther et bouchez hermétiquement. La dissolution faite versezen une cuillerée dans une soucoupe, pas davantage, et à mesure, parce que l'éther se volévcilise très vite. Imbibez-en un petit tampon d'ouate et tamponnez le verre. Le séchage est instantané.

Pile électrique éconoinique. — Dans un vase en terre ou en verre de 150 grammes, faites une dissolution de chlorhydrate d'ammoniaque, plongez dans ce liquide cinq centimes de charbon de Paris et n'importe quel morceau de zinc ; le tout réuni forme une pile électrique parfaite. Deux vases ainsi installés peuvent faire fonctionner une sonnerie électrique.

Pour nettoyer les vieilles médailles . — Les laisser tremper dans du jus de citron jusqu'à disparition de l'oxydation, vingtquatre heures doivent suffire mais un plus long temps ne peut être nuisible.

Pour chasser V odeur de la peinture. — Placez au milieu de la pièce fraîchement peinte un baquet d'eau avec une petite botte de foin ; ou encore des baies de genévriers dans la cheminée comme pour l'assainissement, mais le premier procédé suffit généralement.

LA TABLE Nettoyage des éponges. — Savonnez l'éponge A TOILETTE avec du savon de xMarseille de très bonne qua- ~ lité, rincez-la à leau fraîche et plongez-la ensuite

pendant dix à douze heures dans un vase d'eau additionnée d'un jus de citron. Rincez encore à plusieurs eaux et faites sécher à l'air.

On peut encore employer le moyen suivant : mettez dans un vase d eau chaude 20 à 25 grammes de cristaux de soude, quelques gouttes d'ammoniaque ; plongez l'éponge à nettoyer en l'agitant et la pressant fortement, rincez à plusieurs eaux et mettez sécher à l'air.

Les éponges de toilette neuves doivent être battues pour en chasser les coquillages, sable et cailloux, qu'elles peuvent contenir ; puis on les fait tremper vingt-quatre heures dans dulait additionné d'eau, on les laisse sécher à l'air.

Nettoyage des houppes. — Les houppes en laine se lavent dans l'eau tiède savonneuse ; les frotter et presser jusqu'à complète propreté ; rincer à l'eau fraîche et faire sécher à l'air. Pour faciliter le séchage, placer la houppe sur un verre ou le goulot d'une carafe selon la grandeur.

Brosses à dents. — Elles exigent une méticuleuse propreté Neuves, les laver à l'eau de savon bouillante, les rincer jusqu'à ce que l'eau soit parfaitement pure et les faire sécher rapidement à la chaleur ou au soleil, les crins en bas. Renouveler très souvent ce nettoyage.

Brosses à cheveux. — Il ne faut jamais tremper ces brosses dans de l'eau qui en abîmerait la monture en bois ou en ivoire.

31eltez une cuillerée d'ammoniaque (cuiller à café) dans un litre d'eau chaude, versez-en dans une assiette creuse ou une cuvette à peu près la hauteur des crins que vous trempez à plusieurs reprises dans le récipient ; rincez ensuite, secouez bien la brosse et faites sécher à la chaleur ou au soleil, les crins en bas.

Brosses à habits. — Employez exactement le même procédé que pour les brosses à cheveux.

Nettoyage des peignes en corne. — Voici encore des objets

de toilette qui exigent une extrême propreté. Lavez-les à l'eau de savon tiède, frottez les dents avec une petite brosse dure ou en chiendent ; rincez et essuyez bien avec un linge doux.

Peignes en écaille. — Ces objets sont très fragiles et demandent de grandes précautions. Ayez un petit sac en toile, mettez-y le peigne avec cinq ou six poignées de son. Agitez le sac un certain temps ; ce frottement suffit au nettoyage ; vous essuyez ensuite le peigne. Pour aseptiser tous ces objets, prenez une grande boîte en fer-blanc avec couvercle, placez au fond de l'ouate hj'drophile imbibée de formol ; installez au-dessus une sorte de grillage ou de claie sur lequel reposent les objets.

Nettoyage des seanx émailUs. — Employez de l'acide chlorhydrique étendu de 9/10 d'eau. Agitez et frottez les parois et le fond avec un tampon d'ouate fixé au bout d'une baguette rigide, pour éviter les brûlures.

Seaux hygiéniques . — L'eau très chaude additionnée de savon noir est préférable à tout.

LE PAPIER PEINT Comment le détacher. — On préconise pour enlever les taches de graisse sur le papier de tenture l'emploi de l'éther sulfurique. En imbiber la tache, puis appliquer dessus du papier de soie à plusieurs doubles sur lequel on passe l'ongle du pouce très doucement en renouvelant cet exercice jusqu'à ce que la tache ait disparu. Mais au lieu de risquer un échec il serait bon d'essayer ce remède sur un morceau détaché du même papier.

La seule ressource en cas de non réussite serait d'appliquer un morceau de papier mis en réserve, en observant bien les raccords du dessin.

Pour le collage. — Employez la colle de pâte que vous passez à l'envers du papier avec un pinceau ; commencez à appliquer le papier par le bas en remontant avec précaution.

Souvent le papier passe de couleur à l'air, il faudrait avoir la précaution de faire subir le même contact au papier de réserve afin de dissimuler les raccords.

LES FLEURS, Les /leurs dans la maison, comment les LES PLANTES soigner, les disposer^ les placer. — Savoir fleurir sa maison est un art délicat entre tous, car il ne s'agit pas d'entasser au hasard des fleurs plus ou moins rares et coûteuses, den emplir tous les vases et d'en orner toutes les pièces, il faut savoir allier le feuillage et la fleur, les couleurs et les formes. Il faut encore savoir soigner ces fleurs, car il en est d'infiniment délicates qui se fanent quand elles sont en promiscuité avec d'autres. On fait aisément cette remarque lorsqu'on prend soin de ses fleurs soi-même. Lorsqu'on dispose des branches dans un vase, il faut débarrasser les tiges des petites feuilles, qui hâteraient la corruption de l'eau. Les tiges étant bien nettoyées et lisses, l'eau renouvelée le matin doit rester limpide jusqu'au soir.

Les tiges ne doivent pas être d'égale longueur, sans quoi leur arrangement devient banal et incommode. On tâche de laisser aux fleurs volumineuses, d'assez longues tiges afin qu'elles se détachent bien au-dessus des autres sans les écraser.

Le vase que l'on veut garnir étant à peu près rempli d'eau, on y place d'abord ces fleurs à longues tiges, non pas régulièrement, mais si possible en les entrecroisant afin de donner à l'ensemble un mouvement évasé et gracieux. On pique entre les fleurs un peu de verdure, puis ensuite les fleurs à courtes tiges ; celle-ci doivent achever le bel arrangement de la gerbe. Elles servent à combler les vides et se maintiennent souvent par le seul enchevêtrement des autres branches. Elles doivent être piquées délicatement afin de conserver un aspect léger.

Les vases à long col, un peu évasé, facilitent le placement des tiges : ils s'évasent d'eux-mêmes, et quelques fleurs suffisent à les garnir amplement.

Ce qu'il faut éviter, dans l'arrangement des fleurs, c'est de les disposer en « bouquet », serré et stupide. Laissez aux tiges leur élancement et leur élégance, ne pressez pas les fleurs les unes contre les autres, sans respect pour leur forme admirable sans égard pour leur couleur.

Les fleurs sont à leur place partout, c'est donc dire que partout l'on peut en mettre ; elles sont le luxe obligatoire du salon qui leur off"re ses vases rares, cloisonnés sombres, ou verres

antiques aux merveilleuses couleurs irisées, et le pur cristal de ses coupes.

Mais elles sont rornement parfait de la salle à manger claire et luisante, dont elles fleurissent à ravir lesgrès pansus et les cuivres.

Les meubles de l'antichambre peuvent, eux aussi, suivant la saison, recevoir, dans de larges vasques, des touffes de lilas, d'hortensias, d'iris, ou de simples marguerites ; ou encore de ces branches d'arbres en fleurs, qui se placent admirablement dans les tubes de bambou et qui semblentde grandes quenouilles fleuries.

Les larges couloirs dans lesquels on peut placer une table sans que le service en soit gêné, peuvent recevoir la même décoration florale.

La maîtresse de maison qui s'occupe de tout cela a fort à faire. Il lui faut, chaque matin, renouveler l'eau des vases et tous les deux jours au moins rafraîchir les tiges en les coupant quelque peu ; lorsqu'on a soin de les laver avant de les replacer dans l'eau fraîche on prolonge sensiblement la vie des fleurs. [1 faut aussi éviter que les tiges ne touchent le fond des vases. Chaque matin, ce qui est flétri doit être enlevé soigneusement.

Plantes vertes et stérilisées. — Il n'y a pas que les fleurs coupées qui puissent orner la maison ; les plantes fleuries et surtout les plantes vertes sont en toutes saisons la plus précieuse ressource. Quelques-unes sont si robuste et si vivaces qu'elles se contentent de fort peu de soins. Il suffit de leur procurer l'eau et la lumière avec régularité ; car rien n'est plus pernicieux pour les plantes que l'excès d'arrosage après une longue sécheresse. ■

Voici ce qui convient aux plantes vertes, exception faite pour les plantes rares et fragiles : arrosage modéré, mais assez fréquent pour que la terre conserve une certaine humidité.

Essu3^age journalier des feuilles ; lavages fréquents à l'aide d'une éponge. Aération convenable. Eviter l'obscurité, le voisinage du feu et de la lumière artificielle.

Les plantes vertes n'abondent jamais trop dans un intérieur; que ce soit le superbe palmier à larges feuilles ou le capillaire lé^'-er, elles trouvent toujours leur place dans un angle, sur l'étagère d'un meuble, sur une console, un bahut, partout enfin

où le cache-pot de bronze, de céramique, ou de porcelaine de Chine peut se caser.

Malheureusement la négligence est bien souvent cause de leur dépérissement. On oublie de les sortir ou de les arroser et la plante s étiole, jaunit et se dessèche. On n'a pas à redouter cet ennui avec les plantes stérilisées ; elles sont absolument naturelles et conservent tout leur aspect souple et vivant. Elles ne réclament d'autres soins qu'un essuyage minutieux et délicat, caria préparation qu'elles ont reçues les rend cassantes. Les plantes stérilisées à large feuillage peuvent être essu5'^ées avec un chiffon doux, toutes les autres à feuillage menu comme les capillaires doivent être posées à plat sur une table et époussetées légèrement avec un plumeau de duvet.

Il faut éviter de laisser la poussière s'amasser sur ces plantes car elle est ensuite très difficile à enlever.

On stérilise aussi quelques fleurs et feuillages qui fournissent en hiver une décoration agréable, mais dont il ne fautpoint abuser.

Les gros chardons bleus, la monnaie du pape, transparente et nacrée peuvent bien égayer quelques coins de la maison, mais une trop grande profusion de fleurs étranges, de verdures exotiques lui donnerait un aspect bizarre dont on se lasserait vite.

Gui et Houx. — Le gui et le houx sont des v^erdures d'hiver tout à fait charmantes lorsqu'on sait en tirer parti. Elles ont cependant l'inconvénient de se casser en se desséchant et de recevoir la poussière avec une facilité désespérante. Il faudrait avoir la patience de les secouer ou de les épousseter chaque jour pour ne pas leur laisser prendre une vilaine teinte grise. Le houx se nettoie cependant assez bien : il suffit de le tremper dans un baquet d'eau tiède ; on répète l'opération plusieurs fois, en le tenant par la tige. On le suspend ensuite pour le faire égoutter.

Le gui pourrait sans doute subir le même nett05'age ; il serait d'ailleurs facile de l'essayer sur une branche détachée, avant d'y soumettre la boule entière.

Lorsque le houx a perdu ses fruits rouges on les simule par des choux de ruban étroit de même couleur. Il faut employer du ruban de satin, qui brille entre les feuilles et fait un effet charmant.

Les boules de gui, piquées de place en place de nœuds de ruban, de couleur claire, sont aussi fort jolies. Mais tout cela doit être d'une irréprochable fraîcheur.

Branches d: arbustes. — Lorsqu'on manque de fleurs où que l'on redoute leur odeur trop pénétrantes on peut encore avoir recours aux branches d'arbustes.

Leur verdure est si diverse que l'on arrive avec un peu d'ingéniosité à composer des gerbes fort originales dans toute la gamme des verts, des bruns et des blancs. C'est une décoration fort peu coûteuse, et d'un cachet très particulier.

Ces branches sont d'elles-mêmes essentiellement décoratives, il en est qui portent un feuillage roux nuancé, et d'autres d'un vert pâle doublé de blanc qui se retourne au moindre souffle. C'est une décoration tout indiquée pour les pièces un peu sévères ; le studio, le cabinet de travail, la bibliothèque, parce que c'est une décoration reposante.

Les fleurs à table. — Il n'est pas de dîner élégant, ni même de repas simple un peu soigné, sans fleurs.

La mode décide de la disposition que l'on doit leur donner. Tantôt la table est toute fleurie d un épais tapis de pétales efi^euillés et de fleurs sans verdure, tantôt celles-ci courent en guirlandes, des flambeaux d'argent aux coupes de cristal, ou dessinent sur la nappe un chemin fleuri. On a généralement renoncé aux « corbeilles » hautes, fort gênantes pour les convives. On les fait basses, larges ou allongées. Lorsque les fleurs ne reposent pas à même la nappe, et qu'elles ne sont point disposées en corbeilles on les place dans de petits tubes de cristal ou de fine porcelaine que l'on dispose ensuite aisément dans la forme que l'on veut : en groupes, en « chemin ».

Pour faire un chemin fleuri mélangé de feuillage, on place d'abord celui-ci, généralement très léger, en lui imprimant le mouvement voulu, on pique ensuite les fleurs à courte tige ou mieux sans tige, dans ce feuillage qui les maintient et leur sert de fond. Si l'on manque de fleurs on peut piquer dans le feuillage, à intervalles réguliers, des nœuds de ruban de couleurs viVes ; les boucles de ces nœuds doivent être courtes et fournies, pour donner l'illusion de la fleur épanouie.

, Si l'on garnit la table de cordons de fleurs, ceux-ci doivent être préparés à l'avance, mais pas trop cependant pour qu'elles puissent conserver leur fraîcheur. C'est toujours le feuillage qui sert de fond et de point d'appui ; on y dispose les fleurs à l'aide de fil de fer de fleuriste très souple, mais qui permet cependant d'imprimer le mouvement désiré ; on passe le fil de fer sous la verdure pour le dissimuler. Les chemins de table, faits d'une seule variété de fleurs, sont toujours les plus jolis ; on assortit leur nuance à celle du service de lingerie ou de porcelaine, lorsque ceux-ci ne sont pas complètement blancs. Cette décoration florale doit être très harmonieuse, sinon, elle produirait avec les cristaux, Targenterie et les porcelaines un ensemble confus, des plus disgracieux.

Pour faire une corbeille de table en fleurs naturelles on peut utiliser n'importe quel récipient bas, de forme ronde ou allongée, dont on dissimule les bords sous un cordon de verdure ou que l'on place dans une corbeille de vannerie ou d'orfèvrerie.

On remplit d'abord ce récipient de sable fin, que l'on a mouillé au préalable, pour le rendre compact; cette humidité entretient en même temps la fraîcheur des fleurs. On coupe les tiges de celles-ci à peu près d'égale longueur, en ayant soin d'en réserver quelques-unes un peu plus longues pour le centre. On pique alors les fleurs dans le .sable auquel on a donné la forme d'un petit monticule pour faciliter l'arrangement de la corbeille. Les fleurs du bord doivent être assez basses et déborder un peu.

Pour les déjeuners intimes desquels on veut écarter toute cérémonie, la meilleure façon d'arranger les fleurs est de les disposer négligemment dans une de ces boules de cristal à bord festonné et évasé où les fleurs se placent naturellement.

On garnit aussi pour certaines réunions mondaines l'encadrement des portes, des fenêtres, et suivant la disposition de la maison, tout ce qui peut recevoir une décoration florale. Pour cela on prépare des cordons de verdure, que l'on place aux endroits voulus, et dans lesquels on pique des fleurs à tiges courtes.

Voici enfin quelques conseils généraux sur les soins à donner aux plantes, et quelques recettes utiles pour conserver les fleurs et les ranimer.

Moyen de conserver la fraîcheur aux fleurs coupées. — Dès que les fleurs sont coupées, mettez-les dans un vase d'eau fraîche dans laquelle vous aurez mis 5 grammes de sel ammoniaque par litre d'eau; vous les conservez dans leur première fraîcheur au moins quinze jours.

Pour rafraîchir les fleurs flétries. — Il fautpour cela tremper ces fleurs au tiers de leur tiges dans l'eau bouillante ; les fleurs se redressent à ce contact à mesure que l'eau se refroidit ; on coupe alors le morceau des tiges qui a trempé dans l'eau bouillante et on les remet dans Teau fraîche.

Conservation du parfum des fleurs. — Selon le parfum que vous désirez obtenir, effeuillez des roses, des œillets, des violettes, etc., placez-en les pétales par couche et entre chaque couche un lit de sucre pulvérisé. Le vase bien rempli, fermezle hermétiquement et placez-le soit au soleil, soit dans une étuve, pendant huit jours. A''ous retirez ensuite les pétales, vous en exprimerez le jus, par le moyen d'un petit pressoir, que vous ferez passer au travers d'une étoffe de laine blanche. Ainsi filtrée, mettez cette essence dans des flacons et fermez avec des bouchons à l'émeri.

Conservation des roses. — ■ Parmi les nombreuses recettes connues j'en cite une à peu près inédite. Elle m'arrive d'Amérique et me semble intéressante par sa nouveauté. Il faut choisir les boutons près d'éclore mais pas encore ouverts et avec une tige aussi longue que possible.

Vous faites dessécher au préalable du sel de cuisine dans une marmite en fonte que vous placez sur le feu. Le sel se réduit en poudre fine et sèche. Etendez-en une couche sur les roses placées avec soin dans une boîte bien fermée.

Quand vous voudrez en hiver avoir une rose fraîche retirez un de ces boutons qui sembleront desséchés, vous couperez un petit morceau de la tige que vous placerez dans l'eau fraîche, il ne tardera pas à se ranimer et à fleurir.

Pour envoyer des roses. — Choisissez des roses entr'ouvertes seulement, que vous placerez dans une petite caisse, ap/ès l'avoir garnie d'un lit d'herbe fraîchement coupée recouverte

d\ine feuille de papier de soie. Vous étendrez sur ce lit les roses assez serrées pour qu'elles ne se déplacent pas dans les manipulations du colis.

Entre chaque tige placez des petits morceaux de glace de la grosseur d'une noisette bien enveloppés douate. Recouvrez d'une autre feuille de papier de soie avant de fermer soig-neusement la boîte. En fondant la glace humectera l'ouate qui entretiendra la fraîcheur des tiges sans qu'il y ait à craindre le moindre écoulement si 1 on sait proportionner la grosseur des morceaux de glace à la quantité d'ouate dont on les enveloppe.

Voici, selon le mois, les plantes qu'il faut planter, semer et les soins qu'il faut en prendre.

En janvier. — On pourra commencer la taille des rosiers greftés sur tige d'églantier, même celle des grands rosiers en buisson, à moins qu'il ne gèle. Commencer aussi les bouturages. Favoriser par des paillassons ou des châssis froids la floraison des violettes. Dans les temps de dégel, couvrir les œillets de litière sèche. Planter les oignons à fleurs; remonter les pelouses et renouveler les bordures. Abriter sous paillassons avec châssis froids les jeunes plantes et couvrir de paille sèche les planches de jacinthe plantées à air libre en automne. Et enfin préparer les paillassons, les outils et le matériel.

En février . — Planter en bordure les crocus, les iris nains et les pensées. Donner de l'air au milieu du jour pendant quelques heures aux rosiers de Chine empaillés pour Thivernage et les recouvrir le soir. Donner de l'air aussi aux plantes vivaces. Mettre en place les plantes bisannuelles et vivaces. Sous châssis et sur couches des pieds-mères d"héliotrope, lantana, pétunia et verveine pour le bouturage. Rempoter les boutures du mois précédent Préparer des couches pour les prochains semis. Semer en pleine terre ; bluets, coquelicots, pavots, thlaspis. Semer sur couche ; amaranthe, lobélia, pervenche, solanum. Couvrir les œillets de pleine terre en cas de dégel et découvrir dans les mêmes circonstances atmosphériques les jacinthes. Planter le muguet et les anémones dans les parties ombragées.

En mars. — Enfouir la fumure dans les petites bandes libres du parterre et terminer les labours. Terminer la mise en place des arbustes et plantes vivaces. Semer les plantes annuelles. Aérer les serres. Continuer les bouturages. Tailler les rosiers. Mettre en végétations cannas et dalhias. Bouturer les chrysanthèmes. Continuer les semis sur couche du mois précédent et faire en plus les semis des acanthes, coréopsis, balsamines, lobélias, reines-

marguerites et zinnias. Préparer les terres pour les pelouses et les corbeilles à fleurs. Continuer à garnir de plantes à floraison précoce les parties du parterre les mieux abritées. Découvrir tout à fait les plantes de jacinthes. Soigner la florai-on des hépatiques, tussilages, narcisses, crocus, tulipes duc de Tholle, fritillaires couronne impériale. Pendant les giboulées, préserver par des abris de paillassons. Mettre en place dans un sol profondément défoncé les griffes de renoncules et d'anémones, soigner la floraison des rhododendrons, azalées et autres arbustes de terre de bruyère plantés à air libre. Tondre les haies de clôture etles arbustes florifères en bosquets. Tenir courts les lilas, seringas, jasikas, lonicéras riches, plantés Tannée précédente.

En avril. — Semer en place : campanule, capucine, julienne de Mahon, lupin, nigelle. Semer en pépinière : coréopsis, giroflée, œillets de Chine, fhlox et reine-marguerite, soucis. Semer sur couche : balsamine, zinnia. Planter les glaïeuls. Repiquer les plantes semées les mois précédents. Aérer les serres à anthémis, bégonias, héliotropes, pélargoniums, verveines. Rempoter et pincer les boutures de chrysanthèmes. Terminer les labours et la mise en état des parterres. Achever la plantation des arbres à feuilles caduques. Tondre les gazons et en semer de nouveaux. Enlever les plantes précoces qui ont fleuri. Soigner la première floraison des rosiers précoces. Débarrasser des pucerons leurs pousses florifères. Arroser largement en cas de sécheresse, tant que la température est douce. Attirer par des vers de farine déposés à l'écart les oiseaux insectivores, destructeurs des chenilles. Garnir l'intérieur des bosquets de plantes florifères croissant à l'ombre.

En mai. — Enlever les châssis pendant la journée. Achever tous les semis de plantes annuelles. Repiquer les plantes pour les garnitures d'automne. Continuer les semis de plantes bisannuelles et vivaces pour l'année suivante. Mettre en place : canna, dalhia et toutes plantes ornementales d'été. Sortir les plantes de l'orangerie. Faire les dernières plantations. Mettre en place les tubercules de dalhias en ayant soin de ne pas briser les pousses qui ont pu se faire au grenier.

En juin. — Entourer les œillets, en soigner la floraison, les préserver des forficules ou perce-oreilles en suspendant à leurs tuteurs des sabots de mouton. Multiplier tous les œillets de marcottes. Soigner la floraison des lis, rechercher les Umaces et les insectes qui les ravagent. Relever dès que les feuilles jaunissent, les oignons de tulipes et de jacinthes, laisser en terre plus longtemps ceux qu'on réserve pour la graine. Planter les griffes de renoncules pour la floraison d'automne. Mettre en place le second assortiment de plantes annuelles élevées en pépinière. Soigner la floraison des rosiers. Enlever les roses fanées. Mettre au pied des rosiers greffés sur églantiers à haute tige, des pétunias et des pélargoniums à fleurs rouges pour en masquer la nudité après floraison.

^ Donner de forts tuteurs aux dalhias, les attacher à mesure que la tige s'élève. Pailler, sarcler et arroser les massifs. Commencer les semis de giroflées, campanules, roses trémières et autres plantes pour l'année suivante.

En juillet. — Multiplier les arrosages. Arracher les greffes et oignons desséchés. Récolter les graines. Commencer les bouturages. Semer : pensées, silènes, myosotis. Palisser sur des treillages en éventails les œillets de jardin qui doivent être en pleine fleur; les arroser souvent pendant la floraison. Débarrasser les rosiers des roses fanées. Donner des tuteurs aux glaïeuls qui vont fleurir. Préserver les dalhias en boutons des limaces et limaçons. Bouturer les chrysanthèmes de l'Inde, supprimer sur les vieilles toufîes les pousses superflues, les utiliser comme bouture. Planter de distance en distance des héliotropes pour parfumer les parterres. Planter autour des massifs d'azalées et de rhododendrons des bordures de lobélias érinum, de cuphéas et d'hortensias du Japon, dans de la terre de bruyère.

En août. — Continuer les arrosages. Récolter les graines. Ensemencer les rosiers à œil dormant. Commencer la plantation des arbres verts ou résineux. Rempoter les arbustes à hiverner. Renouveler la terre des planches de jacinthes et de tulipes. Mettre en place leurs oignons vers la fin du mois. Soigner la floraison des rosiers remontants. Arroser fréquemment les xantonas, fuchsias, pélargoniums, verveines, dont les pots sont enterrés dans les plates-bandes du parterre. Repiquer du réséda partout où il en manque; le parterre doit en être garni à profusion.

En septembre. — Préparer les planches de violettes remontantes à forcer pendant l'hiver. Rentrer avant la fin du mois les plantes déterres froides et tempérées, dont les pots ont été mis dans les parterres. Remplacer ces plantes par des touffes de chrysanthèmes de l'Inde et de sauge éclatante, tenues en réserve pour cet emploi. Enlever les tiges des plantes d'ornement de pleine terre dont la floraison est terminée. Continuer les travaux d'août. Terminer greffes et marcottes. Serrer et mettre en pépinière les œillets. Diviser et transplanter les pivoines. Rempoter les bulbes pour forçage. Préparer couches et châssis. Nettoyer l'orangerie. Récolter les graines mûres. Semer les gazons en terrain léger et regarnir la place vide dans les anciens.

En octobre. — Activer et terminer semis et plantations d'automne. Commencer labours et fumures. Rentrer les plantes ayant servi aux corbeilles d'été. Rentrer les bulbes et les tubercules. Semer et bâcher les plantes pour les décorations de printemps. Replanter et diviser les plantes vivaces. Faire les massifs de chrysanthèmes. Rentrer avant le 15 les plantes d'orangerie. Terminer les plantations d'arbres verts et résineux. Empailler les

arbustes délicats, hivernage sur place. Soigner la floraison des dahlias. Enlever jour par jour les fleurs fanées. Féconder artificiellement les variétés qu'on désire croiser entre elles, pour avoir de nouvelles variétés. Soigner la seconde floraison du chèvrefeuille. Retrancher les fleurs fanées des rosiers du Bengale et de la Chine. A la fin du mois, tailler court les rosiers de la Chine et garnir leur souche de paille ou de feuilles sèches. Soigner la floraison des chrysanthèmes.

En tiovembre. — Enlever à mesure que le froid les détruit, vers la fin du mois, les dahlias surpris en pleine fleur par les premières gelées. Arracher avant les grands froids leurs tubercules pour les conserver à la cave à l'abri de la gelée. Achever de recéper et d'empailler pour Ihivernage les rosiers de Chine. Dédoubler les touffes anciennes de plantes vivaces en pleine terre. Donner au parterre vers la fin du mois sa tenue d'hiver. Ramasser les feuilles sèches et les mêler avec du fumier pour couches sourdes. Entourer les jeunes arbres. Commencer taille etélagage. Continuer la stratification des graines. Commencer les plantations de rosiers.

En décembre. — Tondre les haies et les avenues. Terminer les plantations d'arbres à feuilles caduques dans terre légère. Défoncer et préparer le sol pour plantations de printemps. Surveiller la serre et éviter l'humidité. Couvrir les serres avec bâches et paillassons. Achever la tenue d'hiver du parterre en y plaçant abondamment des galanthus, perce-neige, des hépatiques et des crocus. Couper au niveau du sol les tiges de chrysanthèmes qui eut achevé de fleurir. Préparer les trous pour les plantations.

Page 1