TOURVILLE (H. DE
n pouvait être sûr que le conscrit ne refuse pas le ervice militaire par lâcheté, il faudrait respecter ses crupules. Comme on ne peut pas en être sûr, il mt les négliger. Autant il est admissible qu'on souienne son opinion personnelle envers et contre tous n matière de prière intime, autant il est inadmissile qu'on le fasse en matière de religion, de lien pirituel ; autrui y a voix au chapitre autant que soi. 'olstoï lui-même s'en rend si bien compte qu'il cherhe une formule assez large pour abriter toutes les sligions connues et même toutes les philosophies, e qui ne plaira, je le crains, ni aux unes ni aux au- *es, et que, pour son cas particulier, il se montre ésolé des excommunications qui le frappent. Et sans oute l'incohérence est un peu pénible de voir ce ieillard qui depuis tant d'années couvre de sarcasmes et d'injures toutes les barbes de métropolites et e popes de son égiise de naissance, s'étonner et s'iriler de ce que ceux-ci finissent par lui dire : Eh ien ! c'est entendu, nous ne sommes pas du même ateau. Mais ceci devrait le convaincre qu'il y a ans toute œuvre humaine, même religieuse, un éléîent social qu'il faut harmoniser avec l'élément inividuel.
ourville (H. de).
Les livres se multiplient sur ce très curieux esprit ont l'influence a été si profonde sur un groupe de iciologues éminents ; il est surprenant d'apprendre ue ce théoricien de la volonté énergique, cet adnrateur de la brutalité des Anglo-Saxons était un rètre, et qui pis est un prêtre longtemps bourrelé
de scrupules, un « véritable martyr du sacrement de Pénitence ». Peut-être sa Piété confiante, où il dit sa guérison, serait-elle plus utile à faire connaître que son Histoire de la formation par ticulariste.
Traitements.
La matière des traitements des fonctionnaires devrait se ramener à trois principes : 1° égalité de traitement pour les fonctionnaires de la même classe, et il n'y aurait que trois classes seulement ; 2° maximum du traitement fixé à 6.000 francs ; 3° suppléments prévus dans des cas fixes: par tête d'enfants toujours; pour frais de représentation parfois ; pour cherté d'entretien presque jamais.
A cela je vois des avantages énormes. D'ordre psychologique, d'abord : atténuation du souci de l'avancement ; suppression de la brigue et de l'intrigue. D'ordre politique, ensuite : possibilité de donner l'emploi au plus digne et non au plus ancien ou plus chargé de famille, comme aujourd'hui où, quand un colonel passe général, on se réjouit parce qu'il a des filles à marier. Les objections qui viennent tout de suite à l'esprit, sont faibles : 1° Est-ce qu'on peut vivre avec 6.000 francs? Hélas que de gens vivent avec moins ! Pauvreté, soit, mais le fonctionnaire devrait se piquer du même honneur que le gentilhomme d'autrefois, puisqu'en fait ils sont l'un et l'autre « l'homme de la nation »; 2° Est-ce qu'on peut allouer le même traitement à un colonel et à un commandant, à un directeur d'administration et à un chef de bureau? Après tout, pourquoi pas? Les gentilshommes d'autrefois étaient tous égaux, et