CRISES AGRICOLES
quand un pays se moralise, c'est rarement par suite d'une recrudescence de condamnations...
Que le facteur misère se trouve à l'origine de toutes les formes de la criminalité, l'assertion sous cette forme absolue, est inadmissible ; ni l'or ni la grandeur ne nous rendent moraux; nous connaissons bous des fripouilles pourvues de rentes, de diplômes du de mandats. Mais en gros, il y a du vrai ; Mm9 Humbert elle-même n'aurait pas inventé les Crawfords si elle avait eu les cent millions en chair-papier et en os-métaux dans son coffre-fort. Il est donc juste et utile de se préoccuper, en matière pénale, de la misère, et de la déchéance physique qui la précède si souvent, tout en se rappelant d'ailleurs que «l'enfant malade », la femme, offre, en dépit des théories, une déiictuosité bien inférieure à celle de l'homme. De là, pour préciser le degré de responsabilité pénale des malades, des tarés, des névropathes, la nécessité pour le magistrat répressif d'être non seulement un juriste, mais un psychologue, et pour l'expert médical d'être non seulement un savant, mais un homme : homo sum, etc., dit le proverbe latin, qu'on peut traduire, n'est-ce pas:jesuis homme, et je pense que Valiéné n'est pas très loin de moi; et enfin l'utilité d'avoir non pas certes des prisons, mais des maisons d'observation pour les fous dangereux. Chaque grande ville italienne a son manicomio. A Paris, il y a bien le Palais-Bourbon, mais ses pensionnaires y sont vraiment trop libres.
Grises agricoles.
La nature, même hargneuse, est bonne, alors que