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DROITS DE L HOMME

qui aurait une demi-douzaine de gosses d'une demidouzaine de progéniteurs et qui aurait à faire rentrer chaque mois une demi-douzaine de pensions alimentaires.

Droits de l'homme.

Les principes dits de 1789, formulés par la Déclaration des Droits de l'homme de 179 1 , devraient former la base du droit public français, et toutes les fois que l'application à un cas donné d'un article de loi quelconque constituerait une violation d'un des principes de 1789, on devrait avoir le droit de demander à un tribunal dit Tribunal des Principes de 1789, de suspendre, dans ledit cas particulier, l'application du texte qui vous fait grief.

Voilà un principe qui fait contre-poids à tout l'effroyable amas de textes de notre législation. Il ouvre une large brèche dans l'enceinte où nous sommes murés. Actuellement, tout est défendu ou peut l'être. Un article de loi, même pas, un paragraphe de règlement municipal vous interdirait pour motif d'hygiène d'embrasser vos enfants ou de fumer votre pipe à la fenêtre, que vous seriez punissable si vous le faisiez (article 171 § 15 du Gode pénal). Mais par le simple principe qui vient d'être énoncé, tout est remis en sa place. La loi ne peut plus être l'instrument d'une monomanie tyrannique. Au-dessus des fantaisies tracassières de nos soi-disant représentants, se trouvent désormais quelques axiomes généraux, qu'on peut sans doute critiquer au point de vue philosophique, tout est critiquable en matière sociale, mais qui ont toujours ce primordial avantage de fournir le point

d'appui sans quoi le souci de la liberté et de la dignité humaines ne sont que des leviers vains.

Ce Tribunal des Principes comprendrait trois membres désignés par le Conseil d'ÉUat, trois membres désignés par la Cour de cassation et trois membres désignés par les six juges précédents. Tous inamovibles et restant en fonctions jusqu'à l'âge de soixantedix ans. Leur traitement serait celui des plus hauts dignitaires du Conseil d'État et de la Cour de cassation et ils ne pourraient accepter aucune distinction honorifique ou récompense pécuniaire de quelque genre que ce soit.

Le Tribunal serait, en fait, une Cour de cassation d'un caractère particulier. Son rôle aurait donc pu, à la rigueur, être attribué à la Cour de cassation jugeant toutes chambres réunies. Mais il semble préférable de laisser à cette dernière son caractère juridique technique et privé, et de confier la cassation pour violation des principes généraux du droit public à une assemblée spéciale. Ceci permettrait, d'une part, d'avoir une assemblée présentant des garanties plus grandes encore d'indépendance, puisque ses membres sont le produit d'une sélection supjplémentaire, et d'autre part, de la composer d'éléments divers et par cela même réalisant une plus complète représentation de l'esprit public. A la rigueur, le Tribunal des Conflits actuel, privé de son président politique, pourrait en jouer le rôle.

Les ironistes craindront peut-être qu'en supprimant à peu près toutes les causes de discorde, une telle assemblée rende la vie politique par trop douceâtre. Qu'ils se rassurent, aucun des xvn articles

de la Déclaration de 1791 ne parle de la liberté d'enseignement. Ainsi la grande cause d'acrimonies politiciennes nous sera précieusement conservée. Toutefois on peut espérer qu'elle perdra de sa virulence, et c'est déjà quelque chose.

École.

Oui, bien des choses seraient changées, si l'on supprimait ce que Comte appelait les budgets théoriques. Mais c'est tout le contraire qu'on fait, tant le virus de l'unité morale nous ronge. Assurément dans quelques générations on rira fort de nous. Nos pères croyaient qu'en ouvrant une école ils fermaient une prison, et leur naïveté nous saute déjà aux yeux. Nous autres, nous croyons qu'en choisissant le maître d'école, nous nous assurons à jamais de ses élèves, croyances, passions et surtout votes. A ces billevesées nous consacrons environ 200 millions par an ; et c'est pour en consacrer davantage qu'on veut rogner toutes les autres dépenses l

Éducation.

Les questions pédagogiques sont plus graves socialement parlant qu'on ne le croirait d'abord. Nous ! sommes tous les lils de notre temps de collège, et les I pires côtés de notre caractère national s'expliquent par le régime de chiourme, de fronde, de psittacisme et de vanité exaspérée que nous avons subi à l'âge où nous nous formions l'âme. — Ce qui prime tout en ! pédagogie, c'est l'hygiène de l'enfant; on ne voit pas, | notamment, pourquoi les directeurs d'écoles ne se- ; raient pas des médecins, comme ils étaient autrefois

des abbés ; ils pourraient faire prédominer, même en enseignement, des méthodes louables, par exemple les longues classes ou études avec courtes pauses, de préférence au morcellement de classes variées d'une heure chacune. Autres questions : Ne faudraitil pas que le professeur fût moins faiseur de cours et plus accoucheur d'esprits ? Assurément, mais déjà voici du coup compromise l'agrégation actuelle qui impose à ces messieurs un travail de pure érudition, et tout à fait inutile à l'enseignement. Alors devraiton transformer les professeurs en directeurs perpétuels d'études ne quittant jamais leurs élèves ? Ce serait leur imposer un labeur énorme et pour éviter une bien petite peine aux écoliers ; à trop leur mâcher la besogne, on va contre le but qu'on veut atteindre. Trop de théoriciens me semblent oublier et que l'enfant s'instruit lui-même plus qu'on ne l'instruit, et qu'il apprend moins qu'il n'apprend à apprendre. Du coup le grand argument contre le latin touche peu; on n'apprend pas le latin pour le savoir, mais pour exercer son esprit; or rien, pas même le problème, n'est plus efficace à ce point de vue que la version ; ce qui condamne toutes les sciences en matière de pédagogie, c'est qu'étant affaire de mémoire, elles ouvrent la porte aux mémentos, au surmenage, aux sots concours. La première réforme de notre enseignement consisterait à rayer les trois quarts de nos programmes, en ne conservant que les arts et les langues...

En a-t-on fait des enquêtes sur la suppression du baccalauréat! Universitaires et politiciens y prennent part à l'envi,mais j'avoue ici ma préférence pour

ces derniers qui, du moins, ont un but très net, la suppression de la concurrence : et le certificat d'études permet, en effet, d'étrangler très proprement toutes les écoles des Roches possibles. Mais les universitaires, que veulent-ils, que savent-ils, que voientils ? M. Gustave Le Bon aurait-il eu raison de leur oclroyer une volée de bois vert dans sa Psychologie de Vêducation ? Parmi eux, bien rares ont été ceux qui, comme M. Gebhart (il est si peu universitaire, il est vrai), ont mis le doigt sur le remède : un baccalauréat beaucoup plus difficile, mais sans oral, car c'est l'oral seul qui est cause de l'aléa, de la mnémotechnie, du surchauffage, bref de tout ce qu'on reproche à ce malheureux examen. C'était encore l'opinion de Brunetière, mais lui aussi était, n'est-ce pas, un faux universitaire.

En attendant le cordon fatal, l'École des Roches « verse des torrents de lumière sur ses futurs strangulateurs ». Ainsi, elle demande, au nom de nombreux médecins et autres, qu'une note spéciale constatant le développement physique des jeunes gens soit donnée aux candidats du baccalauréat et des diverses écoles civiles et militaires. Voilà un vœu qui me semble l'emporter sur tous ceux des conseils, ommissions et simples universitaires sans mandat. Sans doute, l'objection des rachitiquesde génie viendra à l'esprit de tout le monde ; mais enfin Pascal et Spinoza, à supposer qu'ils fussent valétudinaires dès dix-huit ans, et je crois au contraire qu'ils caracolèrent fort élégamment, même autour des dames, à ce moment de leur vie, auraient eu de quoi compenser un « médiocre » en thorax ou un « mauvais » en bi-

ceps. Même acceptée « à titre d'indication », comme disent nos honorables quand ils accordent ou refusent 100 francs sur le quatrième milliard, l'idée de cette note serait à acclamer, si elle devait nous épargner la cohue de malingres et de dyspeptiques qui font la force de la démocratie. Bachot à part, n'est-il pas inouï que la cote de santé soit inconnue à Saint- Cyr et à Polytechnique ? Enlevés les cinquante premiers pour qui la supériorité intellectuelle se comprend dominante, c'est la robustesse et l'agilité qui devraient avoir le coefficient décisif. Le beau résultat de s'être gavé de faits et de dates, pour un officier de cavalerie, si on est poussif ou seulement myope I...

Faire coopérer professeurs et parents à l'œuvre éducatrice,oui, mais quand on y réfléchit, on se rend bien compte que la chose n'est pas facile. Il y a des professeurs si pédants, si sots, si infatués d'eux-mêmes que les parents ont raison de les secouer comme des pruniers, mais il y a aussi des parents si collants, si aveugles, si raseurs, qu'on approuve les professeurs de les envoyer à tous les diables. Il faudrait des deux côtés beaucoup de tact et d'esprit, et beaucoup de conscience familiale ou professionnelle. Tout cela est si rare qu'en fin de compte c'est l'enfant qui doit et devra de plus en plus se débrouiller, s'éduquer et s'instruire lui-même. On l'a dit cent fois, ce sont les autodidactes qui vont le plus loin. La coopération des parents et des maîtres n'en est pas moins une excellente chose; il faudrait que le lycée fût une sorte de société naturelle, et non le monde artificiel qu'il est, que les parents pussent y entrer à toute heure, se mêler au va-et-vient des récréations, assister même,

en silence bien entendu, aux classes; mais tout cela ne pourrait s'obtenir que si les lycées étaient des entreprises libres, obligées de satisfaire leur clientèle; tant que ce seront des institutions d'État, la raideur hiérarchique et l'indifférence fonctionnariste (régneront. Qu'importe qu'il n'y ait pas un seul colliège universitaire qui fasse ses frais, puisque le bon contribuable est toujours là? Ce n'est que s'ils étaient maîtres des cordons de la bourse que les parents 'pourraient réaliser des améliorations d'hygiène ou d'autre chose. Jusqu'ici ce qu'ont obtenu les Associalions de pères de familles ou d'anciens élèves est à peu près nul.

Au fond, je crois que cette fameuse pédagogie, dont Iles sols ont plein la bouche, se réduit à deux ou trois indications très simples : 1° avant tout, au physique, favoriser le développement harmonieux du corps, car bas de mens sana sans in corpore sano ; 2° au moral, nspirer à l'enfant l'horreur du mensonge, qui entraînera forcément avec elle l'horreur de tout ce qui hst vi', lâche et môme sot ; 3° à l'intellectuel, provo- > mer l'enfant à l'effort personnel, ce qui revient le ' plus souvent à ne pas trop assidûment s'occuper de ui ; la meilleure réforme de l'éducation serait celle mi supprimerait les neuf dixièmes des livres, des ''xamens, des cours et des professeurs; au collège, la liasse ne vaut pas l'étude, et l'étude ne vaut pas la 'ëcréation; le jour où nous l'aurons compris, il y aura )our le pays 100 millions à gagner par an, rien que lur le budget de l'Instruction publique.

Le terrible, c'est que parents comme professeurs >euvent faire beaucoup de mal à l'enfant et ne peu-

vent pas lui faire grand bien; plus on lui mâche sa besogne, plus on l'entoure de surveillance, tendre espionnage ou rigides punitions, et plus on lui nuit; s'il y a tant d'anarchistes chez les jeunes gens, c'est à cause des calottes des parents et des férules des pions. Les uns et les autres ne sauraient avoir la main assez légère, au propre comme au figuré. Leur rôle d'ailleurs, celui des parents surtout, n'en est pas moins très grave; il suffit parfois d'une mauvaise camaraderie, ou d'une mauvaise lecture pour dévoyer un potache; le père doit surveiller discrètement ses fils, leur inspirer confiance, en faire ses camarades (les jeunes couches en ont soupe de l'autorité paternelle ; jusqu'au sein de la famille Le Play il y a eu révolte !)et les laisser se développer librement à leur guise. Si on mettait dans un plateau les bons effets de la patria potestas moderne, et dans l'autre ses mauvais résultats, vocations contrariées, mariages empêchés, paresses cultivées, etc., on serait étonné de voir que les parents font plus souvent le malheur de leurs enfants que leur bonheur...

Les jeunes Anglais qui se présentent au concours de VIndian civil service, et qui briguent l'honneur d'administrer des royaumes parfois peuplés de plusieurs millions d'habitants n'ont à faire preuve d'aucune connaissance relative à PHindoustan; ils choisissent à la fois leurs questions et leurs matières, celles-ci sur quatorze qui leur sont proposées, et pour lesquelles le nombre des points varie de 400 pour la philosophie à 900 pour les mathématiques ; il faut arriver en moyenne à 1.500 points, et on y parvient plus facilement en approfondissant deux matières

qu'en les étudiant toutes au risque d'avoir pour notes des bas chiffres; en sorte que les jeunes gens qui sortent du concours peuvent être l'un mathématicien, l'autre hellénisant, l'autre juriste, tous d'ailleurs remarquables dans leur partie, mais aussi éloignés que possible du moule technique, encyclopédique et mémentoïque dans lequel nous coulons nos agrégés. Le résultat est d'ailleurs plus satisfaisant que le nôtre. Voyez encore le concours d'entrée à l'école des Naval Cadets, un concours qui ferait tomber à la renverse nos examinateurs du Borda, Le jury est remplacé, pour ces jeunes impétrants de 12 à 13 ans, par un Comité d'interview composé de deux officiers supérieurs et de deux civils; chaque enfant est conduit isolément dans une pièce où tout se passe sans majesté, donc sans intimidation; d'une façon générale même, « les examinateurs s'efforcent de faire rire l'enfant afin qu'il se montre tel qu'il est ». L'examen consiste en une causerie sans questions minutieuses, sans tours de force de mémoire, puisqu'il s'agit de savoir seulement si l'enfant a l'esprit éveillé et s'il fait présumer d'heureuses dispositions. On s'est moqué de bien des questions de cet interview ; n'a-t-on pas été jusqu'à demander de quelle couleur était un homard vivant, et si une vache a les cornes devant ou derrière les oreilles ? L'enfant qui y répond est pourtant un observateur, ce que ne sera peut-être pas un brillant algébriste ou géographe de notre École navale à nous. Mais, à vrai dire, les questions important peu; quelles qu'elles soient, les examinateurs, s'ils sont à la hauteur de leur mission, sauront vite se faire un jugement sur les candidats qu'ils font

causer ; or l'opinion de quatre hommes intelligents comporte beaucoup moins de chances d'erreur qu'une statistique comparée de solécismes, de réussites et de ponts aux ânes. Sans compter qu'à ce système, on gagne d'échapper à la frénésie des mnémotechnies, à la contagion des pédantismes et à la menace des méningites...

Quand il s'agit de réformer l'instruction chez nous, on change les étiquettes, on appelle « première »la rhétorique, et on se repose. « La réforme de 1902, dit M. Jacquemart dont nul ne contestera la compétence, existe surtout en apparence; le nouveau plan d'études ne diffère guère, au fond, de celui qu'il a remplacé. »Mais il en sera ainsi toutes les fois qu'on voudra «refondre les programmes » et « reconstituer l'unité morale du pays ». Les véritables et efficaces réformes pédagogiques partent de visées beaucoup moins ambitieuses. Que de bons résultats n'obtiendrait-on pas en supprimant, tout simplement, l'oral dans le baccalauréat, ou en substituant, dans les compositions et les concours, au numérotage individuel le classement par zones dans lesquelles les élèves seraient rangés par ordre alphabétique ? Autre petite, et très importante, réforme : faire passer le baccalauréat à 15 ans au lieu de 16, au prix d'un examen unique, et ne comportant que des épreuves écrites, assez nombreuses d'ailleurs : compositions françaises, narrations étrangères, versions et problèmes (pas d'épreuves spéciales pour l'histoire, la géographie, les sciences physiques et naturelles trop propices à l'art des mémentos, ni pour la philosophie rendue à l'enseignement supérieur où est sa vraie

place). D'ailleurs, plus de distinction entre les enseignements primaire et secondaire. Avant 7 ans, tous les enfants apprendraient à lire, à écrire, à compter. De 8 à 12 ils y ajouteraient un assez grand nombre de connaissances usuelles: morale, hygiène, médecine courante, droit courant, science courante, notions agricoles, une « histoire et géographie » de France résumée en cent pages (pas une de plus I et pas plus d'un nom propre par trois lignes î) du baragouinage anglais ou allemand, et un peu de latin, oui, môme pour les petits paysans, ne serait-ce que pour leur permettre de rabattre le caquet des petits bourgeois. A 12 ans, campo pour les neuf dixièmes des écoliers que réclament les champs et les ateliers. De 13 à 15, bagage différent, de caractère plus désintéressé, plus esthétique, et pourtant très pratique, un métier manuel notamment, oui même pour les futurs professeurs de Facultés, des arts plastiques et musicaux, des langues, nombreuses, trois obligatoires, latin, anglais (ou allemand), italien (ou espagnol) ; et trois ou quatre facultatives (grec, russe, espéranto, etc.); à 15 ans, baccalauréat et libération des neuf dixièmes des collégiens qu'attendent les écoles techniques agricoles, industrielles, commerciales, ou simplement les fermes, les boutiques et les usines. De 16 à 18, pour le petit nombre continuant, autre éducation : aux arts et aux langues s'adjoindraient des vues enchaînées des sciences, des études philosophiques et religieuses, des examens de chefs-d'œuvre esthétiques et de découvertes scientifiques; comme sanction un examen qu'on pourrait appeler licence élémentaire sur quoi viendraient se greffer toutes les autres licen-

ces spéciales d'aujourd'hui, mais cet examen ne donnant droit à aucune faveur surtout militaire, de façon que personne ne soit tenté, à 15 ans, de retarder son entrée dans la vie pratique et lucrative. Je crois que du coup serait renversée la proportion entre les élèves des lycées et collèges et des écoles techniques qui est actuellement de 200.000 pour les premiers contre 25.000 pour les seconds. Ce chiffre, qu'on a appelé le chiffre Jacquemart, parce qu'il a été souvent cité et déploré par cet ancien Inspecteur général de l'Enseignement technique, est en effet désolant. Tant qu'il sera exact, il sera bien vain de combiner des cycles, et des sections A et B et G et D 1

Égalité.

M. C. Bougie appartient à cette catégorie redoutable d'idéologues dont M. Durkheim est le type. Où le maître est si féru d'enfoncer méthodiquement des portes ouvertes ou de verrouiller à double tour le vide, ce serait miracle que le disciple ne se ressentît pas un peu du mauvais exemple. Hélas, le temps des miracles est passé ; aussi M. Bougie écrit-il 250 pages sur les Idées égalitaires pour démontrer que si les idées égalitaires naissent dans telles sociétés, c'est uniquement parce que ces sociétés sont à un certain juste point populeuses, denses, compliquées, unifiées, etc. Mais qui ne voit l'artificiel de ce rapport ? Est-ce que l'idée démocratique ne s'est pas manifestée dans des populations rurales clairsemées aussi bien que dans des populations urbaines condensées, et si on veut la voir aussi intense dans les fourmilières d'Orient que dans celles d'Occident,

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