‹ Pour causer de toutChapitre 59 sur 138 · GRECE · texte numérisé non relu

GRECE

♦aphologi9.

Si l'écriture de Paul Baudry explique, nous assure .Tarde, pourquoi les élégantes femmes d'une nudité fine et si distinguée qu'aime à peindre cet artiste, il le nez droit et un peu pointu, avec une mollesse i corps si charmante, celle de M. Tarde lui-même lit évoquer semblablement je ne sais quel jardin de icaméron où, sous de délicats ombrages, de beaux hèbes et des courtisanes un peu tendres deviraient d'idées subtiles sans cesser de penser à imour.

:èce.

V Histoire expliquée par la science sociale, la proesse était belle. M. Gabriel d'Azambuja l'a tenue, ec l'aide de ses maîtres Henri de Tourville, Phi- )pe Champault, EdmondDemolins.il y a longtemps l'on sait, par exemple, que la guerre du Pélopojse a commencé par une guerre de tarifs, et que le îel de la protection et du libre échange se cache •us les rencontres retentissantes des Athéniens et îs Spartiates. Mais la question des origines mycéennes et héraclides était moins connue, et il faut ivoir grand gré à ces Messieurs de la Science ciale de l'avoir fort débrouillée. On aurait aimé que [.d'Azambuja, toutefois, eût joint à l'étude des donèes sociales celle des conditions psychologiques de 3 merveilleux peuple hellène, qu'il eût tenu compte, après Fustel de Goulanges, des idées religieuses îr le foyer domestique qui permettent d'expliquer, n le rabaissant, hélas ! un peu, le mythe de Pro-

méthée, ravisseur non pas du feu céleste au profit des hommes, mais du feu sacré des eupatrides au profit des familles plébéiennes. D'autres légendes auraient pu être éclaircies aussi, au risque fâcheux de leur faire perdre leur caractère : ainsi notre auteur semble admettre, avec beaucoup de gens, que les nouveau-nés chétifs à Sparte étaient précipités du haut du Taygète. Ils étaient simplement relégués sur le Taygète, ce qui veut dire, les lots de bonne terre dans la vallée de l'Eurotas étant réser*vés aux Spartiates quand les pentes abruptes des montagnes étaient laissées aux Laconiens,que les fils de Spartiates présumés inaptes au service militaire étaient mis hors de la classe dominante. Une autre question dont M. d'Azambuja ne parle guère et qui a eu pourtant une importance énorme dans l'histoire grecque, c'est celle des métaux précieux ; l'asservissement de la classe pauvre et les représailles de la plèbe s'expliquent par la rareté de l'or et par le caractère sacré de ce métal réservé aux aristocraties religieuses ; même aujourd'hui nous assisterions à des crises terribles si les mines du Transvaal, d'Australie, de l'Alaska ne déversaient pas continuellement sur le globe des monceaux d'or, empêchant la classe des banquiers d'accaparer le métal comme ils l'ont fait pendantdes siècles. De même, la prospérité commerciale de certaines cités grecques s'explique moins par le génie particulier de ses archontes ou la hardiesse spéciale de ses marins que par le titre supérieur de ses monnaies qui lui assurait la prédominance sur tous les marchés, ainsi l'Athènes de Solon. Enfin le caractère sacré de l'or éclaircit peut-être

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