‹ Pour causer de toutChapitre 76 sur 138 · MONARCHISME · texte numérisé non relu

MONARCHISME

Iusion que les systèmes qui, sous prétexte de mieux épartir les produits, arrivent à les restreindre, sont 3 comble de l'ineptie. C'est la condamnation du soialismeet de ses dérivés, étatisme, protectionnisme, oliticianisme, etc. Assurément ce sont là vieilleries our tous ceux qui sont tant soit peu au courant de î science sociale, mais leur nombre est si petit qu'il st très bon de les rajeunir. Ouïe socialisme ne fait ppel qu'à la persuasion, comme celui de Fourier, t alors on peut être indulgent pour l'illusionisme aïf qui lui sert de base ; ou il fait appel, comme le ôtre et tous les autres, à la contrainte, et on a le mit de le traiter comme le mérite une doctrine qui e repose que sur 1 ignorancecrasse et l'envie infecte, but socialiste est, en tant que socialiste, une bête t une méchante bête, ce qui d'ailleurs ne l'empêche as de pouvoir être, dans certains cas, un bon algériste, un minutieux historien ou un intéressant rolancier. Mais le fait même de ne pas s'apercevoir u'en déshabillant saint Pierre pour habiller saint aul, il n'augmente pas d'un demi-pantalon l'approisionnement pelvien de l'humanité suffit à le mettre j-dessous d'un Botocudo ou d'un Topinambou.

Monarchisme.

Hélas, la monarchie a le défaut de la jument de 'oland, et quant aux restaurationsc'est unpeucomme

s replâtrages conjugaux, il reste toujours, au fond, uelque souvenir amer qui fait que « ce n'est plus

même chose ». Et puis, être royaliste, c'est bien, 1 ais être loyaliste c'est mieux ; et aujourd'hui être

yaliste, c'est n'être pas royaliste. Montesquieu lui-

même le dirait. Et encore, quelle babiole que l'étiquette constitutionnelle en regard de tant d'autres choses, même toutes petites, tel article du Gode, tel paragraphe de circulaire !

Montesquieu.

C'est un livre d'actualité qu'une étude sur la Polilitique comparée de Montesquieu, Rousseau et Vol' taire, car ces réformateurs vivent encore parmi nous, et certains prétendent qu'ils vivent tous les trois en chacun de nous. Ce serait alors pour cela que nous nous entendons si mal nous-mêmes, et qu'en tant d'esprits la sagesse un peu grave est écrasée par la coalition de l'esprit un peu impertinent et de la passion un peu loufoque. Mais n'est-il pas curieux de voir que l'influence respective de ces trois penseurs ne s'est pas modifiée, en somme, du xvine au xxe siècle ? Montesquieu est pour nous ce qu'il fut pour ses contemporains, un oracle qu'on va volontiers consulter parce qu'il a ses moments badins, el qu'on invoque fervemment à l'occasion, parce que h sagesse finit par avoir son heure, tout comme le muletier, mais dans l'intimité de qui on ne vit guère on ne comprend pas toujours ce que ces diable.' d'hommes veulent dire, et on ne voit jamais trof jusqu'où ils plaisantent. Au moins avec Jean-Jac ques et Voltaire chacun sait à quoi s'en tenir. E c'est d'eux que les neuf dixièmes de nos contempo rains, comme des leurs, procèdent. Mais inégalement. Rousseau dans notre concert politicien n< donne que les trémolos en sourdine ou en brusqui ouragan crescendo et tutti ; tout le reste pizzicato

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