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PARSISME

riens dans la vaste chrétienté ? — sont sept fois plus nombreux que les parsis de Perse.

Le parsisme, pourtaat, n'aurait pas été indigne d'être ce qu'il faillit devenir, la religion du monde civilisé. Il n'y a pas eu de religion plus soucieuse de pureté physique et morale, plus enflammée du désir de lutter héroïquement, presque désespérément, contre le mal.

Qui sait même si, dans notre religion à nous, il n'y a pas plus de parsisme qu'on ne croit ? Le vieil Iran nous aurait-il donné seulement le mot de Paradis que le don aurait son prix. Et qui sait encore s'il n'a pas fait d'autres cadeaux divins à telle vieille religion qui, par orgueil, s'est gardée de nous le dire? Il semble bien que c'est à lui qu'Israël a emprunté parexemplel'idée de la résurrection des corps. Bien plus, pendant très longtemps, on a vécu, grâce aux juifs, sur cette croyance que la race sémitique était seule capable de concevoir le monothéisme. Or, la vieille théologie de Zoroastre nous prouve que la race indo-européenne était d'elle-même arrivée à la même conception, et peut-être bien avant la sémitique. Il serait piquant que le Iaveh des juifs fût un reflet dulaodes Japhétiques Maisla Genèse— l'Éden, l'Arbre de vie, le Serpent, la Chute — n'a-t-elle pas un caractère iranien très accentué? Or, cette remarque ouvre d'étranges perspectives. Il faut en conclure que les relations entre l'Iran et la Chaldce sont bien antérieures au temps où on peut les saisir historiquement. C'est seulement à la fin de l'empire ninivite, sous les Sargonides, que le monde médo-perse entre en pleine lumière ; à ce moment-là on recon-

naît des noms perses, notamment le fameux Déjocès (Dayakhu) dans les inscriptions cunéiformes ; l'Holopherne du livre de Judith, dont le nom est si caractéristique, a dû être un condottiere iranien à la solde d'Assurbanipal que l'écrivain juif appelle Nabuchodonosor. Il n'est donc pas impossible, en somme que la civilisation de la Mésopotamie, qu'on a toujours crue jusqu'ici sémitique, ait été d'origine iranienne, et que ce soit un accident, l'invasion des Élamites, qui ait fait prédominer l'influence anaryenne. Le petit groupe des Hébreux primitifs qui quitta le bas Euphrate peu avant l'invasion, puisque Chodorlahomor, quelques années plus tard, devait le joindre dans la région de la Mer Morte, avait eu le temps d'emprunter à la Ghaldée les mythes iraniens qui suggèrent cette antique hypothèse.

Partis politiques.

S'il faut en croire M. Jacques de Boisjolin, il n'y a chez nous que quatre partis : le catholique ou mondain, le civique ou scolaire, le syndicaliste ou collectiviste, et l'anarchiste cosmopolite, lesquels se réclament, le premier de la coutume, le second de la loi, le troisième du contrat, le quatrième de la liberté. Mais que voilà de la belle bouillie pour les chats ! Je voudrais bien savoir s'il y a un parti qui ne demande pas la liberté pour lui et n'applique pas la contrainte aux autres, l'anarchiste avant tous. La coutume n'estelle pas aussi impérative que la loi ? Quant au socialiste, ce n'est pas le contrat qu'il prône, mais la réglementation du contrat, ce qui est juste le contraire.

En réalité, et d'une part, il y a en France des mil-

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