PROGRÈS RELIGIEUX
êtement que de soi, l'autre où tout le monde vourait faire le bonheur de ses voisins, il y aurait force hances pour que l'avantage matériel et même moral Ût du côté du premier. Au fond la grande vertu de es œuvres sociales gît dans les qualités d'énergie iborieuse et de discipline associée dont elles sont s symptôme ; « je m'efforce » est la devise du vrai "availleur, comme «je cherche» celle du vrai savant; t à ceux qui les mettent en pratique, toutes réalités eronl données par surcroît. C'est dire que je partage 3 sentiment d'admiration et de confiance en l'avenir [ue ressent M.Charles Gide à la vue de tant d'efforts, [ue je souhaite ardemment leurprogrès, que j'y vois a meilleure garantie contre les futures invasions des •arbares, et les futurs bouleversements économiques, t que je crois avec lui que l'État a son rôle marqué t puissant dans cette œuvre de progrès social : « Là »ù l'individu fait peu, l'État fait encore moins, et là il s'affirme l'activité individuelle, c'est là aussi que 'affirme l'action des pouvoirs publics. > Pleinement l'accord. Seulement, « il y a la manière ! » et aussi a mesure.
>rogrès religieux.
Le progrès religieux existe-t-il ? Certains le nient: : L'homme dit civilisé croit, en somme, ce que croyait ion ancêtre de l'époque quaternaire et il ne croit pas lutre chose. » A condition, bien entendu, qu'il s'agisse l'ancêtres de la même race. Il est, en effet, probable lue, dans le sein d'une sous-espèce humaine donnée, a conception religieuse est immuable. Nos races
Occident, par exemple, n'ont jamais compris le lien
religieux entre l'homme et l'animal qui est la théorie favorite de l'Orient; elles n'ont jamais été préoccupées par le pacte totémiste, ni hantées par l'effroi de renaître dans des corps de bêtes ; elles n'ont jamais non plus abdiqué leur personnalité dans la substance divine et l'ont toujours opposée à celle d'un ou plusieurs dieux conçus à leur propre image; aussi toutes nos religions se sont-elles toujours ramenées soit à un monothéisme anthropomorphe, que nous auraient peut-être emprunté les Hébreux par le canal iranien, soit à un polythéisme ou même myriathéisme toujours anthropomorphe qui a élu ses deux grandes personnifications dans le paganisme olympien e dans le christianisme populaire. Aucun dieu abstrai ni le monothéisme du Coran, ni le panthéisme de TAtharva, n'a jamais pu, à l'état pur, être assimile par nos mentalités, pas plus que les mentalités asiatiques n'ont pu, semble-t-il, accepter franchemen nos hommes-dieux et nos théologies de médiatron de grâce, etc.
Mais ceci dit, on aura le droit de parler de progri en religion en pensant à la façon dont un culte peu s'épurer, une doctrine se perfectionner, une seeti s'adoucir. A ce point de vue, il semble que le mond< i musulman s'améliore sensiblement, et c'est à la nais sance d'un nouvel islamisme tout à fait tolérant progressiste, au progrès du babisme et de sou dériv le béhaïsme, que la Perse devrait son actuelle pros périté relative. Une fois de plus se manifesterait aim l'importance au point de vue social de l'élément reli gieux. Nulle question n'est plus que celle-ci intéres santé et parfois plus obscure. Tocqueville, quelqu