LA DÉCORATION DES VOUTES
. La décoration des plafonds et des voûtes. — La peinture Joue 1ci le principal rôle ; mais l'architecte fait également appel
à la mouluration et à la sculpture. Les caissons étaient fré-
quents dans les voûtes et les plafonds romains ; la période romane négligea ce moyen d’ornementation, qui reprit faveur au XVI* siècle et pendant les siècles suivants. L'art roman et
l'art gothique recourent principalement, pour enjoliver les |
voûtes, à la mouluration des nervures.
À l'époque romane, les doubleaux sont larges et bruts : |
leurs moulures, s'ils en ont, consistent en un tore, en une moulure ronde, poussée sur chacune des arêtes saillantes. Les premuers doubleaux gothiques et les premières ogives sont de profil roman : les doubleaux ont une section rectangulaire ; les ogives, quand elles ne présentent pas une section pareille, sont de gros tores. Plus tard, elles se compliquent, suivant une évolution qui se répercute dans les supports (fig. 275-277) : elles projettent en leur milieu un tore qui peut être accompagné de gorges ou de tores plus petits ; puis, le tore simple fait place au tore en amande Pan XIlie siècle, l’arête se transforme en un
méplat ; à son tour, ce méplat prit du relief, tandis que le tore, |
devenu piriforme, rejoignit les autres moulures par des courbes
et des contre-courbes. C’est un type d'ogive usité à la fin du
gothique ; dans le même temps, d’autres ogives se creusent de moulures concaves avec arêtes ; ce sont les moulures dites prismatiques, dont un exemple a été donné ci-dessus (fig. 208).
Depuis le x1V° siècle surtout, le doubleau, d'abord plus vigoureux et plus carré que l’ogive, tend à prendre le même profil qu'elle. Quant au formeret, à la nervure longitudinale insérée dans le mur, il est plus mince que les autres nervures et répond généralement, en coupe, à la moitié de l’ogive.
Les clefs des croisées d’ogives sont habituellement décorées de feuilles, de petits personnages, de blasons. Des angelots, la tête en bas, semblent quelquefois descendre le long de la | clef, qu'ils retiennent de leurs mains. Les clefs pendantes très développées (fig. 56) sont fréquentes dans les croisées d'ogives des xv® et XVI siècles.
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