______— LA VISITE DES MONUMENTS
tion architecturale : sculpture, peinture murale, peinture sur verre, etc. On
| finira par les meubles : autels, fonts baptismaux, confessionnaux, tableaux et | statues, etc.
Que doit-on étudier ? Il est impossible de le dire a priori. À chacun de décider ce qui mérite son attention. On notera ce qui paraît propre à donner la raison des formes ou à fixer les dates, ce qui est remarquable ou simplement original.
On s'occupera du plan, dans les grandes lignes et dans certains détails. Ainsi, on enregistrera les brisures dans l'axe des vaisseaux, et on recherchera si ces brisures correspondent à des reprises dans l'œuvre.
On regardera de près les parements et les moulures, afin de vérifier si la construction est homogène ou si elle a été exécutée en plusieurs fois.
Dans les parements, les décrochements des joints de lit et les marques d'appareil fourniront des éléments précieux de diagnostic : si les lits ressautent en un point, c'est l'indice qu’à ce point on a greffé une maçonnerie sur une autre. On portera une attention particulière sur cette partie de l'édifice, sur la taille des blocs et sur les marques d'appareil. Si les pierres sont bouchardées, avec des bords traités au ciseau, c'est la preuve d'une taille toute moderne. La façon dont les marques d'appareil sont réparties permet parfois de reconstituer la succession des travaux.
Quant à la mouluration, on ne saurait trop insister sur son importance pour la détermination des dates : mouluration des arcs et des voûtes, profil des bases. Les bases notamment, qui sont plus à portée de l'œil et dont on peut mieux
| saisir la forme, sont un élément capital dans les problèmes de chronologie monu-
mentale. Il est des piliers où deux bases nettement dissemblables se touchent et qui marquent un temps d'arrêt dans l'activité du chantier.
On a pu voir ci-dessus, dans le corps du livre, quelles sont les caractéristiques principales des diverses époques. On sait, par exemple, qu’un mur romain de petit appareil coupé d'assises de briquesn'est pas antérieur à 125 de notre ère
ou environ ; qu'un arc brisé et une voûte sur croisée d’ogives ne sauraient remon- | \ Qt , ; Ee A | ter au delà du x11° siècle ; qu'un arc en accolade dénote le déclin du gothique ;
que le dessin des remplages fournit un critérium pour préciser l'âge des fenêtres de cette époque ; qu'une statue n'est pas drapée au XII siècle comme au xI° ou au XV° ; que les feuillages du xI° siècle sont schématisés, tandis que ceux du XIIIe siècle sont imités de la nature ; que la végétation est plus grasse, plus gonflée de sève vers la fin du x1i° siècle, plus desséchée, plus tourmentée deux cents ans plus tard ; que les beaux chapiteaux à crochets accusent 1200 environ ; que les profils perdent leur rondeur pleine et s'amaigrissent vers 1300, etc. Quelques annexes des grandes églises sollicitent la curiosité : le cloître, par exemple, la salle capitulaire et, dans les monastères, le réfectoire et la cuisine.
Les salles capitulaires ne sont. pas connues autant qu'elles le méritent : il faut, |
dans ces salles, des supports légers, afin qu'ils n’arrêtent pas le regard des membres de l'assemblée ; sur cette donnée, l’ingéniosité des architectes a produit des œuvres piquantes ou même réellement belles.
La décoration fait la place plus large à la fantaisie que la construction : pour être comprise, elle requiert un esprit moins rigoureux et plus souple, moins de raisonnement et plus de sensibilité. Toutefois, même en ces matières, deux sortes de questions au moins exigent une critique sans cesse en éveil : l'interprétation symbolique des motifs et l'indication de leur origine.
Le livre qui précède est un peu austère peut-être. Il réagit contre une tendance
Les RO RS fe
nm L'ALVISITE DES MONUMENTS
commode et dangereuse qui, de l’histoire architecturale, exclut délibérément toute notion technique. De la cathédrale gothique, chef-d'œuvre de calcul rigoureux et de clair bon sens, Taine n'a-t-il pas dit qu'elle était un rêve éclos dans la fièvre du mysticisme? Mais il ne faudrait pas tomber dans l'erreur contraire.
Quand on a rendu hommage à la science des anciens constructeurs, c'est une jouissance louable de savourer la richesse de leur imagination créatrice et la délicatesse de leur goût. On peut sans déchoir ouvrir son âme à l'émotion que procurent la pittoresque beauté des vieilles murailles et leur poésie. Sous les voûtes les plus savantes, rien’'n'interdit de rêver, et quand on a scruté en ingénieur les forces qui travaillent ces organismes admirables, il est bien permis de considérer en artiste et en penseur la patine et les souvenirs de gloire que les siècles ont déposés sur nos pierres de France, «les plus nobles pierres qu'on puisse voir sous le soleil ».
Lexique archéologique.
Abaque, s. m. — Synonyme de failloir.
S'emploie plutôt à propos des chapiteaux antiques ou classiques.
Abbatiale, adj. {. — Voy. Église.
About, s. m. — Terme de charpenterie qui désigne l'extrémité façonnée d'une pièce de bois.
Absidal, adj. — Qui se rapporte à l'abside.
— Ne pas dire absidial.
Abside, s. {. — Tête de l'église, extrémité vers l'autel, lorsque cstte extrémité est, en plan, arrondie ou polygonale (Voy.fig. 265).— Ne pas parler d’abside carrée.
Absidiole, s. {. — Petite abside.
Accolade, s. {. — Tracé d'arc qui rappelle l’accolade typographique (Voy. fig. 73).
Acrotère, s. m. — Motif de sculpture posé sur le faîte ou sur les naissances d'un fronton. Support de cette sculpture.
Adossé, part. passé. — Voy. Colonne.
Aiguille, s. {. — C'est une fleche, un clocheton, etc., en forme de pyramide aiguë.
Aileron, s. m. Console renversée qui sert, dans l'architecture e assique moderne, à épauler, à mi-hauteur d’une façade, le corps central de cette façade (Voy. fig. 246).
Aïsselier, s. m. — Voyez Esselier.
Albâtre, s. m. — Sorte de pierre calcaire translucide.
Alignem-nt, s. m. — Groupe de pierres
brutes plantées en file (Voy. fig. 7).
Allège, s. {. — Mur d'appui placé au-dessous d'une fenêtre, d’un créneau et plus mince que l'ensemble du mur (Voy. fig. 325).
Ambon, s. m. — Sorte de chaire dans les anciennes basiliques.
Amortir, v. a. — C'est couronner une partie d'architecture par un motif, qui prend le nom d'amortissement : fleuron au sommet d'un gâble, statue en haut d’un contrefort. — Ne pas dire amortir une baie pour couvrir une baie, ni amortir un bout de pilastre pour soutenir un bout de pilastre.
Amphithéâtre, s. m. — Édifice oblong qui servait pour les jeux de gladiateurs.
Ancre, s. Î. — Pièce fixée à l'extrémité d'un tirant et maintenant dans ce plan une |maçonnerie, un panneau, etc., qui tendent à s’écarter.
Anse de panier, s. {. — Tracé d'un arc surbaissé dont la courbe, en forme d’anse de
panier, est une moitié d'ellipse ou plutôt la combinaison de plusieurs arcs de cercle en rombre impair (Voy. fig. 14).
Ante, s. {. — Terme latin désignant le pilastre en général, le pilastre d'angle, le pilastre qui termine, dans un temple, le prolongement du mur latéral de la cella. Chapiteau d'ante, chapiteau de pilastre, par opposition aux dre piteaux des colonnes.
Antéfixe, s. {. — Petit membre de l'architecture antique, dressé sur les corniches latérales et qui avait originairement pour but d'arrêter les cours des imbrices. Ne pas appeler croix antéfixes les croix de pignon.
Apodyterium, s.m.— Nom latin:
les bains, vestiaire.
Appareil, s. m. — Ce mot s'applique à la dimension des blocs entrant dans une maçonnerie, à leur forme, à la façon dont leurs parements sont traités ou dont les pierres sont disposées dans la maçonnerie (Voy. fig. 32).
Appentis, s. m. — Toiture à un seul versant, dont le faîte s'appuie sur un mur. Ce mot désigne aussi par extension une construction couverte par un toit ainsi fait.
Appui, s. m. — Ce sur quoi on s'appuie :
dans une fenêtre, l'appui est le mur bas entre le sol et la baie et plus spécialement la tablette qui couronne ce mur.
Aqueduc, s. m. — Construction destinée à l’adduction de l'eau. Noter que l'aqueduc peut n'être pas monté sur arcades.
Araser, v. a. — Ramener à un plan horizontal la surface supérieure inclinée d'une construction, talus d'un contrefort, assise qui n'est pas de niveau, etc. L'arase est l’assise en sifflet qui rétablit le niveau et peut-être aussi l’assise de briques ou autre qui sert à reprendre le niveau.
Arbalétrier, s. m. — Dans une charpente, pièce oblique de la ferme ; les deux arbalétrie:s se rejoignent par le haut et déterminent la pente du toit (Voy. fig. 47).
Arc, s.m.— Appareil de maçonnerie conduit suivant une ligne courbe ou suivant plusieurs lignes courbes combinées. Par extension, on appelle arc en mitre celui qui dessine un angle rectiligne.
Arcade, 5. f. — Ensemble d'un arc et deses pizds-droits. On appelle grandes arcades les perce-
dans
ments qui font communiquer la nef centrale avec les collatéraux.
Arcature, s. {. — Série d'arcades, spécialement de petites arcades aveugles, purement
décoratives. — Ne pas dire une arcature pour une arcade.
Arc-boutant, s. m. — L'arc-boutant, qui
pourrait s'appeler arc butant, est un arc moins développé qu'un arc ordinaire et qui.est appliqué à l'extérieur d'un mur pour l'épauler, pour le maintenir contre le renversement (Voy.
fig. 63).
Arc de cloître, s. m. — Genre de voûte constituant une calotte à pans coupés, formé: de fuseaux tournés en berceaux, dont la rencontre détermine, à l’intrados, des angles rentrants (Voy. fig. 28). — Voy. Voûte d'arêtes.
Arc de décharge, s. m.— Arc bande dans une maçohnerie, au-dessus d'une partie faib'e, afin de protéger celle-ci (Voy. fig. 279 et 325).
Arche, s. {, — Voüte d'un pont.
Archère, s. {. — Fente dans un mur pour le tir de l'arc (Voy. fig. 310-312).
Architectonique, adj. — Se réfère plutôt a la science de la construction et architectural. a l'art de la composition ou de la décoration.
Architrave, s. {. — L'architrave ou mattresse poutre est la poutre en pierre qui est posée horizontalement d'une colonne à l’autre, d'un pilier au pilier voisin (Voy. fig. 10).
Ârchivolte, s.{— C'est proprement le groupe de moulures concentriques à l'extrados, qui décore la tête de l'arc (Voy. fig. 279). — Ne pas confondre l'archivolte avec l'arc lui-même.
Arêtes de poisson, s. {. — Figure dessinée par certaines tailles, par certains appareils et formée de lignes, stries ou joints, obliques,
alternativement dirigées dans un sens et dans |
l’autre. On dit aussi que ces lignes sont en épi ou en feuille de fougère (Voy. fig. 32).
Armer, v. a. — Armer une poutre, c'est la garnir de ferrures pour la relier à une autre ou pour arrêter l'éclatement. Le béton armé est un béton dans lequel sont noyées des tringles de fer.
Arrachement, s. m. — En blason, les membres sont dits arrachés quand ils ne sont pas coupés nettement, quand ils paraissent avoir été arrachés de force. En architecture, l'arrachement est une coupure dentelée du mur qui présente alternativement du côté du vide une assise en saillie et une en retraite, soit que l'on ait effectivement arraché des pierres à un mur, soit qu'on ait ainsi terminé provisoirement le mur dans le dessein de le continuer.
Arrière-bec, s. m. — Voy. Avant-bec.
Aspic, s. m. — Espèce de dragon.
Assemblage, s. m. — Action de relier deux pièces de bois et procédé employé à cet effet.
Assise, s. {. — File horizontale des blocs dont la maçonnerie estcomposée.— Ne pasemployer ce terme pour les rangs concentriques de claveaux.
Astragale, s. m. — Moulure saillante profilée entre le fût d'une colonne et le chapiteau
LEXIQUE
Atlante, s. m. — Statue virile formant support (Voy. fig. 244).
Atre, s. m. — Dans la cheminée, partie du sol assez mal définie.
Atrium, s. m.— Première cour de la maison romaine et la plus rapprochée de la rue.
Attique, s. m. — Ftage de dimensions réduites qui couronne certaines compositions architecturales.
Attique, adj. — La base attique présente en profil deux tores séparés par une scotie (Voy. fig. 232).
Auréole, s. f. — Représentation du rayonnement autour d'un corps (Voy. fig. 130).
Avant-bec, s. m. — On appelle avant-becs les éperons qui terminent les piles des ponts du côté amont et arrière-becs les éperons du côté aval (Voy. fig. 349).
Avant-nef, s. f. — Voy. Porche.
Aveugle, adj. — Se dit d'une arcade, d'une fenêtre, d'une baie quelconque simulée et qui n'est pas ouverte.
Badigeon, s. m. — Couleur à la détremre qûe l'on applique sur les parements et qui est, en général, un lait de chaux additionné d'ocre, de poudre de pierre, etc.
Bague, s. {. — Moulure annulaire horizontale qui contourne une colonne.
Baguette, s. {. — Moulure profilée en demicercle, plus mince que le tore.
Bahut, s. m. — Mur bas, par exemple, celui qui, dans les cloîtres, portela claire-voie. Autrefois, on disait du chaperon d'un mur qu'il était en bahut lorsqu'il avait un profil bombé.
Baie, s. {. — Ouverture dans un mur, dans un panneau de charpente, etc.
Balteus, s. m. — Mur formant ressaut qui, dans les théâtres ou les amphithéâtres, séparait deux mæniana, deux groupes superposés de gradins.
Balustrade, s. {. — Rangée de balustres portant une main courante à hauteur d'appui et, par extension, garde-fou ajouré, de forme quelconque.
Balustre, s. m. — Petit support, de section circulaire ou non, renflé de façon à présenter la forme d’un flacon à long goulot.
Bande lombarde, s. f. — Membre d'architecture vertical formant une faible saillie sur un mur, pareil à un contrefort tres plat (Voy. fig. 251),
Bandeau, s. m. — Ce mot a deux sens :
il désigne une moulure saillante, plate et haute (Voy. fig. 185), ou bien un groupe de moulures
orizontales qui marque le niveau des étages.
Bander, v. a. — En architecture, bander un arc c’est le construire.
Baptistère, s. m. — Édifice spécialement affecté à l'administration du baptême. — Ne pas appeler de ce nom les fonts baptismaux.
Barbacane, s. {. — Ouvrage de fortification bas, avancé, destiné à protéger une porte, la tête d'un pont, etc. Des auteurs prêtent par.
erreur à ce mot le sens d'ouverture étroite pour l'aération, l'éclairage, le tir.
Bardeaux, s. m. — Planchettes que l'on |
pose à recouvrement, comme des tuiles plates, pour former un toit ou pour abriter un parement.
Barder, v. a. — Transporter des matériaux lourds.
Barlotière, s. {. — Barre de fer qui soutient un vitrail.
Bas-côtés, s. m. —"Les bas-côtés sont, dans les églises à trois vaisseaux, les vaisseaux latéraux plus bas que la nef centrale, — Éviter ce terme quand les vaisseaux latéraux sont sensiblement aussi hauts que celui du milieu.
Base, s. {. — Partie moulurée au pied d'une colonne ou d’un pilier, posée sur le sol ou sur un socle.
Basilic, s. m. — Animal fabuleux qui a le corps d’un coq et la queue d'un serpent (Voy. fig. 9%).
Basilique, s. {. — Ce mot a deux acceptions : en droit canon, il désigne des églises dotées de certains privilèges, lesquels varient suivant qu'ils’agit de basiliques mineures, majeures,etc ; en archéologie, il se dit, d'abord des édifices antiques qui servaient delieux de réunion, de bourse, de promenade, de tribunal, ensuite des églises de plan’ allongé à trois vaisseaux.
Bas-relief, s. m. — Sculpture formant une faible saillie sur le fond auquel elle adhère ; si la saillieatteint lamoitié del'épaisseur du sujet, l'ouvrage est en demi-relief ; si la saillie égale l'épaisseur du sujet, l'ouvrage est en plein ou en haut relief ; si la sculpture se détache du fond, elle est en ronde-bosse.
Bastide, s. {. — Ville construite au Moyen Age, sur un plan régulier, lequel comprend, en général, une place entourée de couverts (Voy. fig. 342).
Bastille, s. {. — Dans la fortification du Moyen Âge, ce terme s'applique à des ouvrages avancés.
Bastion, s. m. — Ouvrage qui projette un angle saillant, dans certains systèmes de fortification moderne (Voy. fig. 324).
Bâtière, s. {. — Toit en forme de bât, à deux versants.
Bâtons brisés, s. m. — On appelle bâtons brisés l’ornement obtenu à l’aide d’une moulure conduite en zig-zag et qui dessine des chevrons tangents (Voy. fig. 183). — Ne pas appeler bâtons brisés les grecques.
Beffroi, s. m. — On appelle de ce nom : le donjon communal, une tour mobile en bois qui servait dans les sièges, enfin la charpenterie qui, dans les clochers, est destinée à suspendre les cloches.
Bélier, s. m. — Machine de guerre consistant en une poutre mobile habituellement suspendue, armée d'une tête de métal et que l’on projetait avec force contre des maçonneries à démolir.
Berceau, s. m. — La voûte en berceau est un arc prolongé, quels qu'en soient le tracé
PEMIQUES
(berceau en plein cintre, brisé, en anse de panier, etc.) et la direction (berceau rampant, horizontal, berceau biais, droit, berceau annu-
laire, etc.). — Ne pas dire berceau tout court pour berceau en plein cintre.
Besace, s. {. — Quand, à la rencontre de
deux murs ou d’un mur et d'un contrelort, on pose alternativement une pierre en longueur et la pierre au-dessus en profondeur, de façon à lier les deux maçonneries, on dit que ces pierres sont en besace (Voy. fig. 44).
Besant, s. m. — Le besant était une monnaie d’or frappée à Byzance ; on donna ce nom a un petit ornement rond et plat, comme une pièce de monnaie (Vovy. fig. 179)-— Ne pas confondre avec la perle, qui est une demisphère.
Béton, s. m.— Pierre artificielle, conglomérat de pierres concassées prises dans du mortier. Le béton paraît se distinguer du blocage, en ce que le premier, oktenu par compression dans des encaissements provisoires, est sous forme de pierres factices, tandis que le blocage est une maçonnerie de pierres brutes noyées dans du mortier.
Biais, adj. — Le berceau biais est celui dans lequel la tête n'est pas perpendiculaire à l'axe.
Billettes, s. {. — Ornements formés d'un tore interrompu (Voy. fig. 181).
Biseau, s. m. — Plan oblique que l'on obtient en abattant une arête (Voy. fig. 190). Certains auteurs réservent le nom de chanfrein au
biseau qui est incliné à 45°. — Ne pas employer |
ces termes quand il s'agit de plans larges, comme l'appui d'une fenêtre,
Biveau, s. m. — Fausse équerre à branches mobiles, qui sert à reporter les angles.
Blocage, s.m.— Voyez Béton.
Blochet, s. m.— Pièce de bois posée horizontalement sur la tête d’un mur, dans le sens de l'épaisseur et où s'assemblent le pied de l'arbalétrier ou du chevron et le pied d'une jambette.
Bossage, s. m. — Relief, bosse ménagée sur le parement des blocs, soit définitivement, soit dans l'intention de les retailler apres [a pose.
Boucharde, 5. {, — Marteau dont la tête plate présente des saillies régulières disposées en quinconce ; cet outil frappe perpendiculairement la pierre, dont il broie les aspérités.
Boucler, v. neut. — On dit qu'un mur boucle lorsque, sous l'effet d'une charge, il fait ventre et devient bombé.
Boudin, s. m. — Synonyme de tore (Voy..
fig. 191).
Boulin, s. m. — Îraverse d'un échafaudage.
Boulon, s. m. — Tige de métal servant à réunir deux pièces au travers desquelles passe le boulon ; le boulon a, d'un côté, une tête plate ; de l’autre, il est fileté pour recevoir un écrou, ou percé d’un trou dans lequel s'engage une clavette, ou barbelé pour être fixé dans un scellement.