LA CONSTRUCTION RENAISSANCE
F1G. 95. — DÉcor RENAISSANCE,
xyie siècle.
Saint-Pierre de Caen.
Cliché Mon. Hist.
empreinte l'art de leur temps : Chambord réflète les aspirations fastueuses de François [e' : dans Versailles, où le grand
principes qui agissaient sur la masse de l'édifice, sur la structure intime, avant d'apparaître à la surface et dans l'ordonnance extérieure.
Pendant la Renaissance, les modifications s’afñrment en premier lieu dans la décoration : elles sont d'abord superficielles et gagnent ensuite l'organisme profond. C’est que le style roman et le style gothique constituent, l’un et l’autre, | un perfectionnement rationnel ; la Renaissance est simple- | ment le triomphe d'une mode, presque d’un caprice.
À l'origine de la Renaissance, sur des édifices restés gothiques, on sema des ornements en vogue (fig. 75) : des arabesques, des | rinceaux, des médaillons ; on rappela discrètement les ordres
Roi dépensa des centaines de millions, comme dans la colonnade du Louvre, transparaît cet amour de la magnificence disciplinée qui était l’un des
traits dominants du caractère de
Louis XIV.
Le pouvoir central devenait plus.
actif et plus envahissant : les Inten- | dants du xviIIf siècle, mus par des préoccupations d'hygiène et d'esthétique, percèrent de larges voies et imposèrent aux riverains une architecture uniforine. |
Le processus de la Renaissance. — Durant l'époque romane ou pendant l’époque !
gothique, l'architecture avait été pénétrée de