‹ Pour comprendre la vie de Jésus [microform]Chapitre 39 sur 53 · ABANDON FINAL · texte numérisé non relu

ABANDON FINAL

(43) Dans la 3^ scène, le narrateur revient à son point de départ, à l'oracle de Zacharie

concernant les brebis qui se dispersent quand' leur berger est frappé. Le prophète disait en ce même passage : « Epée, lève-toi sur mon berger » (XIII, 7). Marc montre, en conséquence, le traître arrivant avec une troupemunie d'épées. Ce dernier mot, le même en grec qu'emploie la version d'Aquila, viendra par trois fois au cours de son récit (v. 43, 47, 48).

Les bâtons sont ajoutés en vertu d'une association courante (cf. Dan., XIV, 25, Sept.)^ parce qu'il s'agit de montrer que Jésus est traité comme un brigand (v. 48). Marc fait dire par Jésus lui-même que ceci arrive « pour que soient accomplies les Ecritures » (v. 49). C'est parce qu'il pense à l'oracle d'Isaïe (LUI, 12), cité par Luc à ce même sujet (XXII, 37), qui montre le serviteur (ou fils) de Dieu « mis au nombre des malfaiteurs ». Le souci de montrer 'la réalisation de textes prophétiques l'empêche de voir combien la sortie nocturne de cette bande armée, envoyée en pleine nuit de Pâques par les trois groupes du Sanhédrin,, est invraisemblable et contraire à la Loi juive.

(44-47) Le geste de Judas, qui baise Jésus pour le faire arrêter, forme un contraste saisissant avec celui de l'assistant innommé, qui^. pour délivrer le Maître, frappe l'esclave du grand -prêtre. Les deux scènes auront été suggérées par un verset également antithétique du

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