‹ Pour comprendre la vie de Jésus [microform]Chapitre 46 sur 53 · FOUR COMFBENDBB LA VIS DB JÉSUS ' IS · texte numérisé non relu

FOUR COMFBENDBB LA VIS DB JÉSUS ' IS

2) TÉMOINS DE l'ensevelissement

{40'-47) Deux des femmes qui ont assisté à la mort du Christ sont données comme témoins de sa sépulture : « Marie la Magdalène et Marie de José. » L'évangéliste veut dire « mère de José ». C'est pour varier sa présentation qu'il omet ici « de Jacques », car dans le verset suivant, au cours d'une nouvelle mention, il dira « Marie de Jacques », omettant alors « de José ». S'il ne parle point ici de Salomé, ce doit être parce que Joseph d'Arimathie clôt déjà la triade. Il la fera reparaître dans la phrase suivante. Il se sera souvenu, d'ailleurs, que, selon la Loi, toute déposition est recevable quand elle se trouve garantie par « deux ou tçois témoins » {Deut., XIX, 15 ; cf. Matl., XVIII, 16).

Quant à la scène de la sépulture, qui est l'objet du témoignage, elle a été visiblement conçue en vue de celle qui va suivre. Marc veut établir que le Christ est ressuscité, en faisant constater que le tombeau dans lequel il avait été mis, une fois descendu de la croix, a été trouvé vide. Son exposé ne sera concluant que si la mort a été officiellement constatée et si une sépulture inviolable a été donnée aussitôt après au supplicié. Seul un personnage impor-

tant a pu réaliser ces conditions, et il ne l'a voulu que si lui-même participait à Fespérance des chrétiens. Ainsi s'expliquent, tous les détails concernant Joseph d'Arimathie. Le nom même de cet homme rappelle celui du Joseph de la Genèse, qui fut le conseiller de Pharaon, et qui ensevelit Jacob dans la caverne de Macpelah (Gen., XLIX, 29-31 ; L, 4-13).

Historiquement, l'on aurait peine à concevoir que tous les faits racontés à son sujet aient pu se succéder dans l'après-midi à partir de 3 heures. D'après la loi juive, la sépulture devait être terminée avant la fin de la journée, c'est-à-dire avant 6 heures {Deut., XXI, 23). Les allées et venues indiquées ou supposées par le récit exigeraient un temps bien plus considérable. Encore est-il étonnant, comme Marc lui-même le fait observer par Pilate, que Jésus soit mort si vite.

Mais l'évangéliste se complaît dans ce déroulement vertigineux du drame évangélique. Il l'a montré, dès le début de cette même journée, dont le programme a été invraisemblablement chargé. Ses préoccupations restent toujours d'ordre théologique.

On le voit bien particulièrement au souci qu'il a de noter que le soir où le Christ a été détaché de la' croix et mis au tombeau était « la parascève, c'est-à-dire la veille du sabbat »,

Le Seigneur de ]a Genèse a couronné son œuvre au sixième jour et s'est reposé au septième.

Le Christ fait de même. Le temps qu'il passe au tombeau coïncide avec celui du repos sabbatique.

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