LS DOLMENS
par les glaciers ou des vestiges de strates geologiques disparues, le transport de ces masses suppose 1 effort raethodique et combine de nombreux travailleurs.
La construction des dolmens elle-meme atteste la mise en ceuvre de forces considerables. Sans doute on a pu, pour certains dolmens, choisir un bloc, le laisser en place et creuser par-dessous pour disposer les dalles portantes. Plus souvent, apres avoir plante les supports, on a remblaye, on a tire la table en la faisant glisser sur des rouleaux, on 1 a posee sur les blocs dresses, enfin on a vide la chambre.
Quelques dolmens sont petits, tellement qu il est impossible d y placer un corps entier ; on suppose qu ils comptent parmi les plus anciens. Plus tard, les blocs portants furent plus nombreux et la chambre plus longue, ou bien celle-ci fut precadee d une galerie d acces plus etroite, ou en core le dolmen s allongea en une allee couverte. Les dalles de champ sont parfois obliques et s inclinent du haut vers le centre : elles resistent mieux ainsi aux forces qui tendent a les renverser. Le dolmen pouvait etre clos : les interstices entre les blocs etaient bouches par de la terre ou de menues pierres, et la dalle qui fermait 1 un des petits cotes etait mobile ou percee d un trou, si meme il n y avait pas la une porte veritable.
On connait des dolmens, d ailleurs bien conserves, qui n ont aucune trace de couverture en pierre. Peut-etre la chambre etait-elle abntee par des poutres juxtaposees.
Vers la fin de Fepoque neohthique et apres, on fit des dol mens dans lesqueis les gros supports sont remplaces par des murs en pierre seche et la table, par une voute en encorbellement, c est-a-dire formee d assises honzontales qui debordent 1 une sur Fautre, chacune surplombant 1 assise infeneure, et qui finissent par se rejoindre en haut (fig. 21).