GOTHIQUE. MODERNE
pards d Angleterre, les dauphins du prince heritier de France, depuis le milieu du XIV 6 siecle, ou le Dauphine fut attribue a ce prince, enfin et surtout les fleurs de lis. On salt que la forme
des fleurs de lis (fig. 88) a vane suivant les epoques ; plus elancees au Moyen Age, elles deviennent epaisses et lourdes vers la fin de 1 Ancien Regime.
Au nombre des motifs qui ont par soi un sens, il faut compter les inscriptions et les monogrammes. A vrai dire, des ornemanistes romans ont reproduit sans les comprendre et en les defigurant des ins criptions qu ils trouvaient sur des produits de 1 art musulman ; plus tard, vers la fin du XV e siecle et au commencement du XVI 6 , des sculpteurs ont cisele des lettres tres fleuries et souvent inmtelligibles sur le bord des robes et des manteaux. Mais d autres inscriptions sont claires ; depuis le XVI 6 siecle, des mots meles a des attributs divers, a des cordelieres ou a des feuillages ont servi a com poser des balustrades ou des f rises.
On appelle Chrisme le monogramme du nom du Christ. Ce monogramme, d abord forme de lettres grecques, comprend un y et un p : il apparait en Gaule vers 350. Une vanante usitee dans nos pays environ cinquante ans plus tard consiste a remplacer le y par une croix ; le p lui-meme se changea en un r latin. On entoura le
/"!! i FIG. 80. CHRISME
Uhrisme d une couronne et on I accompagna LATIN.
de la premiere et de la dermere lettre VI e s iecie. Bordeaux.
de 1 alphabet (fig. 89), en reminiscence
de cette parole du Fils de I homme dans 1 Apocalypse : Je
suis 1 alpha et 1 omega, le commencement et la fin.
Le Moyen Age et les temps modernes ont complique le Chrisme : ils y ont fait entrer toutes les lettres du nom, tantot en latin et tantot en grec, tantot avec un S et tantot avec un C
L EPIGRAPHIE
Fio. go. CHRISME