LA STATUAIRE MODERNE
Fie. 147. - - SCULPTURE REGENCE.
Paris, Hotel de Rohan.
Cliche Neurdein.
est pas moins maitre de ses effets ; la statuaire des eglises est
trop souvent pai enne, fausse, effemmee (PL I, E, F).
Le xix e siecle prete a certaines critiques : on peut lui repro-
cher de ne pas s occuper
suffisamment de la place
que les effigies doivent oc-
cuper ; nos artistes travaillent
trop souvent non sur com-
mande, pour decorer un
point determine, mais avec
1 espoir que, leur oeuvre
achevee, on en trouvera
1 emploi. Rien n est moms
conforme aux regies de 1 art,
et je sais tel genie, des-
ha~
bil-
le
et
haut place, dont on n apercoit, de la rue, que ce qu il devrait cacher.
Par contre, les artistes ont poursuivi aprement 1 ideal. Eclectiques plus qu aucune autre generation, la notre et celles qui 1 ont immediatement precedee ont pris des lecons de toutes les ecoles sans se Her servilement a aucune ; la beaute grecque ne les a pas moins attirees que la grace florentine. Nos sculpteurs ont surtout pris a tache de derober a la nature ses secrets et de les rendre sincerement ; une certaine recherche archeologique leur fournit une note de pittoresque et de verite (fig. 1<8) : la verite, c est a elle et a la vie qu ils ont demande, souvent avec succes, le don de plaire et d emouvoir.
La sculpture decorative et la mouluration : les principes. Toutes les ecoles n usent pas egalement de la decoration
FIG. 148. SCULPTURE
xix e SIECLF
Jeanne d Arc, de Fremiet.
Paris.
Cliche Hachctte.
LES PROCEDES DE LA DECORATION