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FIG. 149. TETE DE FEUIL- LAGES. XIII 8 SIECLE

Album de Villard de Honnecourt.

sculptee et de la mouluration. Le dorique grec, qui semait

en abondance les motifs peints, etait dispense de les sculpter.

L art remain a livre ses monuments au ciseau de 1 ornemaniste.

L art roman, surtout dans certames provinces, alignait bout a bout les motifs semblables, mdefimment repetes, sur les tailloirs, sur les archivoltes, etc. ; il s inspirait en cela d une esthetique facile et cherchait ses effets dans la multiplicite des hgnes et dans 1 accumulation des details. L art gothique preferait, en general, les belles et larges moulures ; il ne s est pas suffisamment defendu cependant, vers la fin, centre la profusion des pinacles, dais, crochets. Quant a la Renais sance, elle a souvent obei en ces matieres a 1 eclectisme le plus delicat et le plus heureux.

La sculpture imitative : interpretation de la nature vivante. On peut, dans la sculpture decorative, faire deux parts,

suivant qu elle s inspire de la nature ou

qu elle est imaginee de toutes pieces. Le pre mier modele et le plus beau fourni par la

nature est assurement la figure humaine.

Les homines du Moyen Age ignoraient les

tetes de Meduse et les masques de tragedie

et de comedie que les anciens ont prodigues ;

mais les gothiques ont fait des tetes de

feuillages (fig. 149) et des caricatures dont

1 expression est parfois etrangement grima-

cante (fig. 150). A ces types la Renaissance

en ajouta d autres, non moins fantaisistes. On

sait que le XVIII 6 siecle a mis dans ses grottes

factices des figures de coquillages et que 1 Empire, puisant

une fois de plus dans 1 art grec ou dans 1 art egyptien, a

reproduit a satiete des sphinx et des chimeres.

La zoologie architecturale ne saurait dcnner lieu, dans ce

bref expose, a des considerations etendues. L art roman a sougo

FIG. i5o. COR-

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