ŒUVRES PRINCIPALES
Décorations dans les églises Saint-Vincent-de-Paul, Saint-Germain des Prés, et Saint-Séverin de Paris, Saint-Paul de Nîmes ;
Les Bergers de Virgile; — Le Dante et Virgile ; — La Rêverie ;
Jm Dispersion des peuples au pied de la tour de Babel;
Portraits de Napoléon 111, et du prince Napoléon.
Delacroix se levait habituellement à sept heures du matin. Il se mettait immédiatement au travail, et peignait d’arrache-pied jusqu’à trois heures du soir, sans prendre la moindre nourriture, afin, disait-il, de garder son espritplus souple et plus éveillé. Le grand peintre écrivait, un jour, à un critique d’art, Th. Silvestre : « En fait de compositions tout arrêtées, parfaitement mises au net, et prêtes pour l’exécution, j’ai de la besogne pour deux existences humaines; et quant aux projets de toute espèce, c’est-à-dire la matière propre à occuper l’esprit et la main, j’en ai pour quatre cents ans : jugez si j’ai le temps de me promener comme mes honorables confrères, qui, je pense, pour la plupart trouveront du temps de reste pour tout ce qu’ils ont à tirer de leur cerveau. »
Ziem déclarait à Edmond de Goncourt qu’il avait pris l'habitude, depuis son enfance, de peindre debout, en plein air, pendant huit et dix heures.
Toute sa vie, Meissonier a fait des journées de dix et douze heures, debout dans son atelier ou en plein air, l’été avec trente degrés de chaleur, les yeux brûlés par le soleil , l’hiver avec dix degrés de froid, les pieds dans la neige ou sur la glace.
Lors de l’exposition de son cinquantenaire de peintre, en 1884, Meissonier disait : « Quatre cent cinquante tableaux de moi sont au monde; la moitié doit être en Amérique. »
Le musée Ingres, à Montauban, contient cinq mille dessins, calques, esquisses, ébauches, sanguines, aquarelles,
sépias, lavis, qui représentent le travail intime que l’artiste a exécuté pour lui seul, en vue de son instruction ou pour sa satisfaction personnelle.
Le musée Gustave Moreau, à Paris, ne comprend pas moins de sept cent dix-sept peintures à l’huile, trois cent quarante-neuf aquarelles, et plus de sept mille dessins, exécutés parle grand artiste pendant ses cinquante années de travail. Les collections publiques et privées possèdent en outre de lui une centaine de peintures à l’huile et d’aquarelles.
L’atelier de Puvis de Chavannes renfermait, à sa mort, cent cinquante tableaux, esquisses et réductions de ses grandes œuvres décoratives, et environ trois mille cinq cents dessins et croquis importants.
Pendant qu’il était petit commis de marchand de vins, à Bordeaux, Bouguereau menait la vie la plus laborieuse qui se puisse imaginer. De six à huit heures du matin, il assistait aux cours de dessin et de peinture de l’Ecole des Beaux-arts; puis il rentrait diligemment chez son patron, pour faire ses écritures commerciales. Le soir, dans sa petite chambre, à la lueur vacillante des bouts de chandelle ramassés soigneusement dans la maison paternelle et dans son bureau, il dessinait avec acharnement d’après nature et de mémoire. Pour gagner quelque argent, il faisait entre temps des petites lithographies coloriées pour la décoration des boîtes de pruneaux d’Agen, et pour les pots de confiture et de raisiné des épiciers du voisinage.
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