‹ Pour dire devant le mondeChapitre 35 sur 82 · LES FILS DES ANGES · texte numérisé non relu

LES FILS DES ANGES

Mais d’où qu’il soit venu, nous voulons qu’il en sorte. Nous ne fîmes jamais enfants de cette sorte.

Les nôtres sont cagneux, bossus, ils ont le pied De travers et les yeux sans flammes, comme il sied Aux légitimes fils des honnêtes familles, w

Là-dessus les époux firent venir les filles Que l’esclavage courbe aux travaux les plus vils.

« Vous allez emporter ces bâtards, dirent-ils.

Vous les exposerez loin de toute citerne.

Dans un bois que le cri des lionnes consterne, Sans eau, sans fruits, sans pain, et si l’un d’euxsurvit, Un seul! vous périrez toutes. )>

Alors on vit

Les servantes verser des larmes sur les langes En emportant les fils adorables des Anges !

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