INFÉRIORITÉ DES FLEURS
Puisque les fleurs n’ont qu’un calice Tu ne ressembles pas aux fleurs.
Elles ont en vain les couleurs De ta peau blanche et rose, et lisse ;
En vain la gourmande mélisse Pour tes parfums prendrait les leurs ; Puisque les fleurs n’ont qu’un calice Tu ne ressembles pas aux fleurs.
Et moi, fou d’un double délice,
Je prends en pitié ces voleurs De baisers, les vents enjôleurs Dont sur les lys le souffle glisse, Puisque les fleurs n’ont qu’un calice!