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PREMIÈRE PARTIE

Pour en guérir, il faut trois choses, à savoir :

l"" Une bonne santé ; 2® Une bonne hygiène ; S"" Un bon traitement.

V <i Une bonne santé ».

Ricord répétait souvent ceci : ce Si vous avez la vérole et Tambition de vous en débarrasser, commencez ai>ant tout par vous bien porter. Car elle n'aime pas les faibles, les valétudinaires, les infirmes, les cacochymes, les étiolés, les surmenés. Voyez comme elle traite les vieillards à bout de forces (1),

(1) La vieillesse constitue par elle seule un facteur de gravité pour la syphilis. Il est d'observation, en effet, que les syphilis contractées vers la soixantaine et au delà sont généralement de mauvaises syphilis ^ fécondes en acci-

OU les enfants qui naissent sans résistance vitale. Voyez comme elle malmène les scrofuleux, les alcooliques, les impaludiques, les « tarés », et généralement tous ceux qui se présentent à elle dans un état de misère physiologique soit native, soit acquise, etc. » (1).

dents et en accidents sérieux, voire parfois des syphilis malignes et mortelles même. On les a vues se traduire par une sorte de collapsus général, de prostration, d'adynamie, je dirai presque de sidération de tout l'être, analogue à la sidératîon des états pernicieux et susceptible d'aboutir rapidement à une terminaison fatale. Plusieurs fois on a cité des observations de vieillards mourant de la syphilis et du seul fait de la syphilis dans la première année de l'infection, par exemple à neuf mois, à huit mois, à cinq mois au delà du chancre. — De là le proverbe : la syphilis n'aime pas les vieux.

Et rien d'étonnant à cela; car la vieillesse n'est-elle pas d'essence une déchéance physiologique ?

Il est toutefois des cas où des syphilis séniles évoluent sans gravité particulière. C'est qu'en eifet il y a vieillard et vieillard; il est des vieillards jeunes^ qui positivement n'ont pas leur âge et qui échappent au faix des ans.

(1) Il est de notion commune que des conditions multiples et diverses constituent pour la syphilis autant d'influences nocives qui en multiplient, en exacerbent les symptômes et, naturellement, en exagèrent les conséquences pronostiques. C'est à de telles influences qu'on donne, en langage technique, le nom de fadeurs de gravité de la maladie.

Au nombre de ces facteurs de gravité flgurent en première ligne (à ne citer que les principaux types] : les conditions d'âge (vieillesse et tout jeune âge); — les conditions de santé native, de tempérament, de constitution; — les prédispositions héréditaires ou acquises; — les influences

Rien de plus vrai. Conséquemment, le premier souci d'un syphilitique doit être d'entretenir la santé que le ciel lui a dévolue, si elle est satisfaisante, comme, au cas contraire, de la raffermir, de la corroborer, de la reconstituer.

2^ a Une bonne hygiène ».

Ici doit trouver place une grande vérité, une vérité d'intérêt capital, sur laquelle

dépressives de tout ordre.; — la scrofulo-tuberculose ; — l'alcoolisme; — rimpaludisme, etc., etc.

C'est ainsi, pour prendre un exemple entre ces diverses influences, toutes plus ou moins nocives, que l'alcoolisme confère bien certainement à la syphilis un pronostic particulièrement sévère, grave, voire pernicieux, et cela de façons diverses, à savoir : en exagérant, en intensifiant les manifestations cutanées à la fois comme confluence et modalité éruptive; — en dirigeant, en aiguillant l'action de la syphilis vers les centres nerveux ; — en réalisant ces mauvaises formes de syphilis qui s'en prennent à la santé générale et qu'on a baptisées des noms de syphilis asthéniques, dépressives, consomptives, etc. ; — en réalisant des types prématurément tertiaires ; — en réalisant la pire des pires syphilis, celle qui est dite « à jet continu », c'est-à-dire à poussées multiples, incessantes, avec lesquelles on n'a jamais fini, etc., etc.

Je ne puis qu'indiquer ici d'un mot ce très important sujet, renvoyant à mon Traité de la syphilis (T. I, p. 821) le lecteur curieux d'un véritable exposé de la question.

j'appellerai toute Tattention du lecteur. Cette vérité, c'est que la syphilis n'est responsable que pour une part des méfaits qu'elle inflige à ses victimes, l'autre part incombant comme responsabilité aux malades^ oui^ aux malades qui, par leurs infractions, leurs offenses à l'hygiène, appellent, provoquent, déterminent, entretiennent des explosions de la diathèse, lesquelles ne se seraient pas produites en l'absence de telles incitations. En autres termes, les syphilitiques sont coupables d'une bonne partie des accidents qui les frappent^ et cela, s'il m'est permis d'ainsi parler, parce qu'ils forcent la main à la maladie pour les produire.

Navrant exemple du genre. Il est dans la parasyphilis un accident redoutable entre tous, plus redoutable même que le tabès et la paralysie générale en ce que non seulement il coûte la vie aux malades, mais en ce qu'il leur impose comme prélude à la mort le plus cruel et le plus odieux des supplices. Cet accident, c'est le CANCER LINGUAL, très usuellement précédé par la leucoplasie buccale. Or, nul doute que ce cancer ne soit un dérivé de la syphilis ; cela n'est plus contestable aujourd'hui. Mais quels sujets affecte-t-il dans la syphilis? Ecou-

tez bien cecî : Presque exclusivement (112 fois sur 115; d'après une statistique très précise sur ce point) les syphilitiques fumeurs et surtout grands fumeurs. Aussi est-il relativement très rare chez la femme qui, généralement, ne fume pas ou qui, lorsqu'elle fume, s'en tient presque toujours à des doses légères de tabac, sans tomber dans ces excès énormes, extraordinaires, qui sont si communs chez rhomme. Depuis quatre ans, j'ai vu, rien que dans ma clientèle de ville, 17 malades être emportés par le cancer lingual, affection que très certainement ils devaient à la syphilis comme origine première, mais que, suivant toute vraisemblance, la syphilis n'eût pas produite si elle n'y avait été incitée par le tabac. Sans le tabac ces 17 malades, très probablement seraient encore en vie.

Au reste, laissez-moi ajouter ceci : C'est d'un bout à l'autre de la diathèse que le tabac exerce sur elle son action nocive. Ainsi, dans l'étape secondaire, il constitue pour la plaque muqueuse buccale non seulement une cause d'appel, mais une cause d'entretien, de rappel, de pullulations et de repullulations incessantes. Plus tard, il entre sans conteste pour une bonne part dans l'étiologie des

POUR EN GVBRIR

lilides ulcéreuses et des syphilomes ter- •es de la bouche, des scléroses linguales, glossites gommeuseB. C'est lui aussi qui, i tard encore, devient un évocateur par illence des syphilides secondaires tariS, j'entends de celles qui, sous forme indaire, sévissent sur la bouche en pleine ode tertiaire et qui deviennent de la sorte artieuHèrement dangereuses pour la conon (1). Bref, à toute échéance, le tabac

Insistons sur ce fait au passage, car il est de toute rtaoce pour la pratique.

us un livre récent [Sypkilii lecondaire tardive, RuelT, j'ai accusé, comme aujourd'hui encore j'accuse formelil le tabac d'ftre le facteur responsable de ces singu- ' coDtagioDs buccales qui se produisent à long terme

la période secondaire et cela par le fait de syphilides daires que l'irritalion labagique entretient dans la le, voire perpétue, éternise, et qui bien certaine m eut, cette slimnlatioa spéciale, ne se produiraient pas k uce aoRsi tardive.

i, il n'est que trop certain que de telles syphilides 'Dt encore enlrer en scène et semer la contagion loug- I après la période secondaire, à savoir en pleine de tertiaire chronologiquement, alors par exemple a syphilis compte six, huit, dix ans d'âge et même

Ainsi j'ai relaté deux cas bien aiithentiques où des lides secondaires ont été rappelées daus la bouche ibas du tabac  la dix-septième et la dix-huitième : de la syphilis et saut devenues de la aorte l'origine iable de cou ta mina tien s syphilitiques, mme exemple, l'une de ces observations mérite d'être ■Me. En voici le résumé :

est un véritable malfaiteur pour la bouche.

Qu'on juge donc de quelle utilité peut être rhygiène en proscrivant un agent aussi actif et aussi pernicieux. Car elle fait mieux que guérir en l'espèce, puisqu'elle prévient. Aussi depuis longtemps ai-je répété ceci : que le plus grand service qu'on puisse rendre à un syphilitique après lui avoir donné du mercure, c'est de l'empêcher de fumer.

Ce que je viens de dire du tabac, je pourrais le répéter à propos de V alcool^ qui, lui

Un de mes clients était affecté de syphilis depuis dixsept ans. En sa qualité de. fumeur intrépide, il était éminemment sujet à des irritations buccales et à des décharges de syphilides qui se portaient surtout sur la langue, syphilides de modalité bénigne, mais à pullulations et repullulations incessantes. Vingt fois, si ce n'est quarante, je l'avais averti du danger que de tels accidents faisaient courir à sa femme : a Vous verrez, lui disais-je, que cela finira mal un jour ou l'autre ; de par les accidents que vous portez presque constamment à la bouche, vous inoculerez la syphilis à votre femme. » Et, en effet, cela finit mal et précisément de la façon que j'avais annoncée. Car, trois à quatre semaines après une poussée linguale de même ordre que j'avais dûment constatée, il m'amenait sa femme pour une érosion minime qu'elle portait à la lèvre supérieure depuis quelques jours. Or, cette érosion n'était que le début d'un chancre syphilitique, qui devint l'origine d'une syphilis des plus classiques. — J'ajouterai que la femme de mon client, que je connaissais de vieille date, était une de ces femmes « de foyer )», une de ces saintes mères de famille que ne pouvait effleurer le soupçon.

i, exagère, multiplie, intensifie les mé-

de la syphilis, et qui de l'aveu commun, titue à divers égards un puissant facteur -avité pour la maladie, lurais à dire même chose encore relatimt à tous les excès, à tous les abus que ime fait de son être, à tous les surmes en un mot. Et ils sont nombreux les-

surmenages ; surmenage corporel de il, de fatigue; — surmenage intellecou cérébral; — surmenage vénérien; — enage de plaisirs ; — surmenage mon-

par irrégularité chronique d'habitudes, agitation, turbulence continue de la !tc. Mais j'ai déjà parlé de tout cela dans rochure En guérit-on? e\.\^ en épargnerai pétition au lecteur.

total et d'un mot, des dangers multis'ajoutent souvent, très souvent, aux 3rs propres de la syphilis, en dérivant mulations, d'incitations organiques susbles de provoquer, de déterminer des trges de la diathèse vers un système onque. Et ces dangers, encore une fois, philis n'en est qu'indirectement cou-

; la responsabilité vraie en incombe lalades.

Par trois exemples typiques, plus éloquents que toute assertion, je vais tenter de bien établir en vos esprits cette grande et essentielle vérité. Écoutez bien ceci :

I. — Un tout jeune homme de mes clients, syphilitique de fraîche date, mais de bonne santé habituelle et indemne de toute tare héréditaire ou personnelle, fut pris d'une myélite syphilitique quelques jours après une course folle en bicyclette de Paris à Amiens et d'Amiens à Paris. Bien que traitée d'une fa^on énergique, cette paraplégie devint immédiatement grave et aboutit rapidement à la mort.

II. — Un lycéen contracte à seize ans la syphilis d'une de ces femmes dont la spécialité est de rôder autour des collèges aux heures de sortie des classes, à la chasse d^une proie juvénile. Deux ans plus tard, il fait de grands excès de travail en vue d'une préparation hâtive aux examens de l'École polytechnique. Quelques jours avant l'ouverture de ces examens, il est pris d'un ictus hémiplégique que, seule, peut expliquer la syphilis aidée d'un surmenage cérébral excessif. On le traite et il guérit. Or, l'année suivante, exactement à la même époque, nouveau surmenage cérébral, nouveau « coup de collier » à l'approche des mêmes examens, et alors seconde hémiplégie qui, elle, résiste à tout traitement.

III. — Un de nos plus éminents collègues contracte la syphilis professionnellement. C'était non seulement un grand travailleur, un chercheur, un studieux par excellence, mais c'était aussi un de ces hommes à cerveau toujours occupé, tendu, assidûment en état

POOR EN GOEHin

t, d'enrantement. f Vous verrez, m'a-t-îl dit bien 9, que ma syphilis se portera quelque jour sur irveau et que c'est par le cerveau qu'elle finira, a point en point, quelques années plus lard, sa ttie se réalisa.

st pour parer aux dangers de ce genre prescrira aux syphilitiques une hy- , d'ailleurs très simple, pouvant se ré~ r en ces deux mots : pas d'excès, pas es en aucun genre, ac, au détail :

: calme, tranquille, exempte d'îrrégulad'agitations, de troubles, d'émotions; j^ime simple, régime « bourgeois » ou famille ». — Régularité des repas. — r les grands repas, les excès de table, ces de viande notamment, si communs la classe aisée. — Proscription absolue Icool, mais non du vin qui, à dose mo- , ne saurait nuire.

îFcice suffisant et au grand air. — Au n, sports divers : gymnastique, ne, cyclisme, équitation. — Mais ne s aller jusqu'à la fatigue, nps suffisant accordé au sommeil .

Lires). — Pas de veilles, ns du corps; propreté minutieuse. —

Ablutions, bains^ douches, hydrothérapie.

Soins spéciaux de la bouche. — Surveillance de la dentition.

Grands avantages, si possible, de distractions et de cures de repos, au grand air, interposées aux périodes de travail.

Et tous autres éléments d'hygiène commune, inutiles à énumérer ici.

Enfin, ne pas oublier V hygiène morale. Car certains malades (et ils ne sont pas rares) sont affectés moralement par la syphilis d'une façon vraiment sérieuse. Il en est même qu'elle afflige, qu'elle désole, qu'elle désespère, qu'elle accable littéralement, et qui de son fait tombent dans une véritable neurasthénie, sans parler de quelques autres (exceptionnels, ceux-ci) qui vont jusqu'à l'hypochondrie, le spleen, voire le suicide. Le médecin n'oubliera pas que vis-à-vis de tels malades il a un rôle spécial à remplir, rôle plus efficace et vivifiant que tous les remèdes du monde, celui de consolateur, d'autant qu'il peut le remplir bien simplement avec quelques bonnes paroles, rien qu'en disant la vérité, rien qu'en ramenant les choses au point dans ces esprits troublés. C'est surtout pour de tels sujets que j'ai écrit

i petite brochure à' En guérit-on^ et cela ! dispensera d'en dire plus ici sur ce point.

3* « Un bon traitement ».

Hous voici, avec ce chapitre, en plein ur de notre sujet.

i'"ixons un premier point. La conception près laquelle la syphilis serait « spontament abortive », ou capable de s'effacer, de teindre, par le fait d'une dépuration natule ou sous l'influence corrective d'un bon npérament, d'une bonne santé et d'une wne hygiène, n'est malheureusement une illusion, une illusion pure. Par plaiiterie ou par forfanterie, je ne sais, un esprit a dit un jour qu'il suffisait, pour avoir raison, de la traiter « par le pris » ; ce n'est là qu'une offense à l'obserion clinique, et la vérité est ceci :

abandonnée à elle-même, la syphilis ne nque guère d'aboutir à toute une série ccidents plus ou moins sérieux, souvent ves, très graves et parfois même mortels, tiposant ce qu'on appelle le tertiarisme et

\^ parasyphilis. Elle ne guérit dans ses manifestations présentes et n'impose silence à ses manifestations d'avenir qu'au prix d'une répression thérapeutique qui a besoin, on le sait de reste, d'être active et prolongée.

Fort heureusement, le poison syphilitique (laissez-moi l'appeler encore ainsi, bien que nous connaissions aujourd'hui l'agent animé qui le fabrique), trouve son contrepoison, au sens strict du mot, dans deux puissants remèdes qui exercent sur lui une action corrective, spéciale, spécifique, et qui s'appellent le mercure et Viodure de potassium.

De ces deux remèdes, le plus actif, le plus énergique et celui qui s'adresse au plus grand nombre des accidents de la maladie, c'est à coup sûr et sans contradiction possible le mercure, dont nous allons parler en premier lieu.

Mercure.

Le mercure est à coup sûr le véritable guérisseur en l'espèce; c'est de lui qu'on peut dire qu'il est l'antidote de la syphilis.

rj- nnfi 'm

Et cependant que n'a-t-on pas dit contre lui! A l'instar des grands bienfaiteurs, il a été non pas seulement attaqué et combattu, mais calomnié, diffamé, conspué, vilipendé.

Si bien qu'en dépit de tous ses incomparables services il conserve encore mauvais renom dans le public et éveille la défiance.

C'en est fait cependant des accusations ridicules dont on l'a chargé, et je ne perdrai pas votre temps, ami lecteur, ni le mien à le disculper de tous les méfaits qu'on lui a imputés. La vérité, c'est qu'il constitue le plus précieux recours dont nous disposions contre la syphilis.

Est-ce à dire qu'il ne comporte aucun danger? Non certes et bien loin de làl II n'est actif que parce qu'il est puissant. Donc, puissant, il peut nuire, si l'on s'en sert d'une façon malhabile ou abusive. 11 n'agit en bien que par cela même qu'il peut agir en mal. Tout est de savoir s'en servir, et cela, c'est la science du médecin.

Mais précisons. Au total, quel mal peut-il donc faire ?

Les dommages qu'on lui a légitimement reprochés consistent en ceci :

1® Des inflammations buccales, bien con-

nues de tous sous le nom de stomatite mercurîelle ou salivation mercurielle; — très généralement légères, mais pouvant devenir i4tenses, voire, mais très exceptionnellement, graves ;

2** Des troubles gastro-intestinaux : douleurs stomacales, gastralgie, dyspepsie, coliques, diarrhée, voire, mais par exception, entérite dysentériforme ;

3^ Des troubles généraux : fatigue, alanguissement, anémie, avec lassitude, ce courbature mercurielle ». Tous phénomènes de saturation médicamenteuse, ne se produisant guère qu'à la suite et par le fait de traitements ou trop intenses ou trop prolongés.

Car, de par expérience (remarquez bien ceci, dont nous trouverons Inapplication plus tard), si le mercure est en général un remède facilement et admirablement toléré par les malades, c'est aussi un remède qui n'est tolérable et toléré que pour un temps ^ passé lequel ou l'estomac, ou l'intestin, ou l'organisme se révolte contre lui;

4® Enfin, mais très exceptionnellement, éruptions symptomatiques constituant ce qu'on appelle Thydrargyrie et se caractérisant sous forme d'éry thèmes desquamatifs,

de ce scarlatine mercurielle », de dermatite exfoliante.

Et voilà tout. En sorte qu'en définitive ce que le mercure peut faire de mal se borne, sauf exceptions rares, à des accidents qu'il convient déqualifier du nom d'inconvénients, d'ennuis, plutôt que de celui de dangers.

Ajoutons de plus que ces inconvénients (à part le dernier qui est et restera toujours une surprise inévitable, parce qu'il constitue une véritable idiosyncrasie impossible à prévoir) peuvent être évités, conjurés, atténués pour le moins, par une sage administration du remède et une surveillance assidue du malade. Ainsi, à prendre pour exemple le plus commun de tous, on peut être presque absolument certain d'éviter au malade les accidents de la stomatite mercurielle si l'on s'astreint aux quatre précautions que voici :

1® Ne jamais prescrire le mercure sans avoir eu soin d'inspecter la bouche du malade et de s'assurer qu'elle est en état de tolérer le mercure;

^ Au cours du traitement, surveiller attentivement l'état de la bouche et imposer au malade une hygiène buccale minutieuse;

3** Ne jamais négliger de faire l'éducation

du malade sur les accidents buccaux du mercure, de sorte qu'il devienne à ce point de vue son propre médecin ;

4** Et, enfin, suspendre le traitement mercuriel à la première alerte, dès l'apparition première de ces signes circonscrits d'irritation buccale, constituant ce que j'ai appelé la « stomatite* d'alarme ».

En sorte qiie, tout compte fait, il n'est vraiment pas de raison sérieuse qui condamne le mercure au titre d'un remède dangereux.

Sans doute, il peut devenir dangereux de la même façon et au même titre que tout agent thérapeutique puissant. Mais tout est de savoir s'en servir et de profiter de son action utile sans lui donner liberté de devenir nuisible, ce qui constitue l'art du médecin.

Mais il serait insensé de le bannir, de l'exclure de la thérapeutique (comme certains ont voulu le faire) sous prétexte qu'il possède une action qui, mal dirigée, serait susceptible de nuire.

Et ce n'est pas tout; car de quels méfaits ne l'a-t-on pas encore chargé ces dernières années! Certes, de nos jours plus que jamais on a mésusé, abusé du mercure. On l'a violenté, dirai-je, pour obtenir de lui à coup de

maxima des services qu'il n'était pas e de rendre, par exemple pour lui faire

la paralysie générale. Aussi bien il arrivé? Des accidents de toute sorte pondu à ces doses folles, à savoir : nènes d'intolérance ou même d'intoxi-

diarrhée colliquative, dysenterie mere, sidération de tout l'être, phlegmons, paralysies, gangrènes buccales et perles comme on n'en avait plus observé

de longues années, voire terminaison

Oui, nous avons revu de nos jours ce n n'avait plus entendu parler depuis mps, à aa\oir des morts par le mercure !

îrniers temps on en a cité toute une le cas à la suite, par exempte, d'injec- .'huile grise (1). Mais de cela, à qui la

[ esl, pftr exemple, le cas euivant dont je doU com- OD à UD distingué confrère : Un malade, dans la l'âge, syphilitique, est pris d'accidents de syphilis i. Il est traité par des injectiODS de seU solubles et 'rois ans plus tard, récidive de la même affection. s, g pour mieoi faire », on prescrit des injectioua ;rise. Six de ces iDjectiona sout pratiquées à nne d'intervalle l'une de l'autre. Rien de fâcheux ne se out d'abord. Mais, un mois plus tard, éclate une ! des plus violentes avec salivation profuae, phénoflammatoires. puis ulcérations, gangrènes buccales ées el étendues, puis fièvre, adyoamie, prostratioD. loïde et mort. — Donc, mort par stomatite tardive, :use, sans accidents d'autre genre,

faute? En toute justice, sauraît-on rendre le mercure responsable de ces témérités, de ces audaces, de ces impérities thérapeutiques?

lodure de potassium.

A côté du mercure prend place Tiodure de potassium. Lui aussi est un spécifique^ exerçant une action directe sur la syphilis ; lui aussi est un admirable remède, réalisant des guérisons surprenantes.

C'est, a-t-on dit, le « lieutenant y> du mercure. L'appellation n'est pas exacte, car il ne tient pas lieu du mercure et, bien malheureusement, il est incapable de le remplacer, de le suppléer. Il en diffère même à trois points de vue capitaux :

1* Parce qu'il n'est, pas ce qu'est le mercure, à savoir un antisyphilitique à toute période de la syphilis ; c'est un antitertiaire puissant, mais il est vraiment peu actif, sinon presque inerte, contre la plupart des manifestations de l'étape secondaire;

2® Parce qu'il ne s'applique qu'au traitement de quelques accidents, sur lesquels, à

é, il fait merveille, sans posséder la influence sur nombre d'autres; surtout parce qu'il n'a pas les vertus ives du mercure. Il constitue un mert « effaceur » d'accidents, .mais il n'est véritable « guérisseur » de la syphilis, se revenir », comme on dît en langage 1,; ii laisse se reproduire des accidents te de ceux dont il a fait justice. Bref, uvegarde pas l'avenir (1).

fait donc pas ce que fait le mercure, déniable; mais il fait autre chose et ieux que lui. C'est par excellence le des lésions gommeuses sous toutes irmes et n'importe leur siège. Il les les fond, les résorbe, les dissipe avec que le mercure lui-même ne possède ce point que mieux vaut lui confier >nfier au mercure le traitement de es gommes qui ont besoin' d'être

e CBl exactement la concluaion à laquelle, dans an tout récent, rient d'aboutir un de dob distinguéa , le Dr Alex. Renault : ci L'iodure de potassium mède par excellence des accidents tertiaires en nais en me basant sur mon expérience clinique et lujourd'bui bien connu de son élimination, i7 ne it pas qu'il les prévienne. Ce râle est dévolu exclu. ju mercure. .. > {Annales des malad. vénériennes,

guéries hâtivement pour ne pas aboutir à des délabrements irréparables. Tel est le cas — que je préciserai à dessein — des tumeurs gommeuses du voile palatin que souvent on rencontre toutes formées, déjà ramollies et sur le point de s'ouvrir. Or, si elles s'ouvrent, tout est perdu, car c'est le voile perforé, déchiré; d'où infirmité définitive. Eh bien, le mercure agirait trop lentement en l'espèce.

En l'espèce, hâtez-vous d'administrer l'iodure parce qu'il va vite en besogne et parce qu'il est seul capable à ce titre de sauver la situation. Et ce qu'il fait pour les gommes du voile, il le fait pour toutes les lésions gommeuses, pour les syphilomes cutanés, sous-cutanés, musculaires, glandulaires, viscéraux, pour les néoplasies tertiaires de la langue, des muscles, des testicules, du foie, du poumon, du cerveau, etc.), pour les infiltrats osseux (exostoses, périostoses, ostéomes gommeux), pour le phagédénisme tertiaire, etc. Chose plus extraordinaire encore pour nous, médecins, il résout, il fond des tumeurs (ce que rie fait aucun remède), et des tumeurs de tout volume, depuis celui d'une noisette, jusqu'à celui d'un citron, d'une orange, d'une tète de fœtus !

en(ïn cft, dernier point tout en que doué d'une action tout au icre sur la plupart des accidents

secondaire, il exerce cependant r et inexplicable contraste — une les plus accentuées sur quelques-

eux, à savoir : céphalée, névraluleurs névralgiformes, périostites 3, ostéalgies, myosalgies, etc.

senter de dangers comparables à Tcure, l'administration deTiodure être inolîensive. Ce qu'elle peut 3 fâcheux est ceci :

bituellement, voire d'une façon instante, deux désagréments (j'ai du mot à dessein), consistant en Coryza, très variable d'intensité sujets, tantôt léger et tolérable, it intense et vraiment importun; mé pustuleuse disséminée, avec nce faciale;

ïçon moins usuelle, symptômes ■es des muqueuses, constituant lose d'analogue à la grippe {grippe

iodique); — douleurs né vralgi formes dentaires et périmaxillaires ; — éruptions de diverses modalités, les unes insignifiantes ou légères (exemple : purpura iodique), d'autres intenses, de type huileux, pustuleux, pustulocrustacé, ou furonculeux, ou même anthracoïde (iodurides malignes) ;

Et enfin, mais plus que rarement, très exceptionnellement, œdème iodique des voies respiratoires (larynx et poumon), susceptible de déterminer des phénomènes de dyspnée et d'asphyxie, lesquels ont pu être assez intenses pour nécessiter le recours à la trachéotomie.

A noter expressément qu'en Tespèce — chose curieuse — la question de dose est pour ainsi dire indifférente. Quand des accidents, légers ou graves, se produisent à la suite et par le fait de Tiodure, ils se produisent soudainement, quelques heures après l'ingestion du remède et pour n'importe quelles doses, le plus souvent même (cela a été positivement remarqué) pour de petites doses. Des œdèmes glottîques graves ont succédé à l'ingestion de 50 centigrammes, de 15 à 20 centigrammes d'iodure!

Couramment on voit des malades n'avoir pas

tôt absorbé un- demi-gramme à un ne d'iodure qu'ils se sentent pris de a, de gonflement des paupières, de lalgie violente, etc. Cette intoxication i par le remède est donc le fait d'une sition individuelle, de ce qu'on appelle diosyncrasie, encore absolument indénée dans son essence. La preuve en ue certains individus seulement pré- M cette susceptibilité particulière à re et qu'ils la conservent presque indémt, c'est-à-dire qu'ils sont pris des :s accidents et dans la même forme à e administration du remède, isi bien, en raison de cette intolérance ulière, quelques malades doivent-ils cer à faire jamais usage de l'iodure.

•dure s'administre de la façon la plus s, en solution dans de l'eau ou dans un quelconque. — Il est préférable de le ■-r immédiatement avant les repas ou i pendant les repas. — Je l'ai souvent olérer à des estomacs quelque peu taires en le mêlant à la boisson du

repas. — H importe qu'il soit étendu d'eau.

Sa dose efficace moyenne est de :

3 grammes par jour, pour un homme adulte, de constitution moyenne ;

2 grammes par jour, pour une femme dans les mêmes conditions.

Dans la modalité intensive de la médication iodurée, la dose quotidienne peut être élevée à 6 grammes, 8 grammes, 10 grammes.

Inutile d'élever plus haut les doses (15, 20, 25, 30 grammes par jour), conime on l'a fait quelquefois, autrefois surtout. Car l'expérience a bien démontré ceci : l'effet curatif qu'une dose de 10 grammes n'a pas produit, une dose supérieure, même bien supérieure, ne le produira pas davantage.

Traitement mixte.

Ces deux grands remèdes, le mercure et riodure sont bien loin d'être exclusifs l'un de l'autre et incompatibles. Tout au contraire ils font « bon ménage » ensemble et, chose essentielle, se prêtent un mutuel renfort. La clinique a même établi catégoriquement ce

;at thérapeutique important, à savoir certaines manifestations diathésiques ssent bien mieux sous l'influence comdu mercure et de l'iodure que sous >n isolée, exclusive, de l'un ou de e.

ir combinaison constitue ce qu'on le le traitement mixte.

traitement mixte a sa place naturellemarquée dans tous les cas de tertia- :, réserve faite pour un très petit ire de cas spéciaux où la crainte d'intoce par cumul médicamenteux force à ;enir à l'un de ces remèdes. Il trouve ut une indication formelle dans tous les raves intéressant la vie d'un organe ou, 'iori, la vie de l'individu. Quel est le cîn qui, en face d'une syphilis cérébrale, comme exemple, consentirait à se r du secours de l'un de ces deux les et à ne pas faire feu de toutes

traitement mixte s'administre sous formes. On peut, ou bien réunir les remèdes dans une préparation phar-

iitique, ou bien les prescrire isolément.

premier procédé est réalisé par divers

remèdes dont le type est le trop célèbre sirop de Gibert ; — lequel, par parenthèse, serait remplacé avec double avantage (comme saveur et comme intensité thérapeutique) par une préparation telle que la suivante :

Sirop de café 500 gr.

Biiodure d'hydrargyre . . . 0,20 centigr.

lodure de potassium .... 20 à 25 ou même 30 gr. M.

Dose : 2 à 3 cuillerées à bouche chaque jour.

Le second procédé consiste à administrer, d^une part, Tiodure, en solution ou en sirop, et, d'autre part, le mercure, sous la forme qui paraît le mieux répondre aux indications du cas particulier, c'est-à-dire soit par ingestion, soit par frictions, soit par injections.

Ce second procédé me paraît préférable en ce qu'il permet de graduer la dose de chacun des remèdes suivant les indications particulières.

Deux visées du traitement : Guérir les accidents actuels; — et prévenir les éventualités d'avenir.

Traitement des accidents actuels.

Le traitement de la syphilis comprend deux visées thérapeutiques très distinctes, à savoir : 1** Combattre et guérir, si possible, les accidents actuels de la maladie; — 2** Prévenir les éventualités d'accidents futurs, c'est-à-dire sauvegarder Tavenir.

Pour Tinstant, n'envisageons encore que la première de ces visées, laquelle d'ailleurs constitue la partie la moins ardue de notre tâche.

Il s'agit de ceci : Guérir une manifestation actuelle de syphilis. De quoi disposons-nous pour cela? Des agents spécifiques et des agents divers de la thérapeutique commune.

Eh bien, parlons de ces derniers tout d'abord, pour n'avoir plus ensuite qu'à concentrer notre étude sur le sujet principal de ce livre.

Ce serait une grande erreur de croire qu'il n'y ait pour le traitement de la syphilis rien à attendre de la thérapeutique commune. Bien loin de là. Les remèdes courants

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et les médications vulgaires fournissent souvent aux agents spécifiques le plus utile appoint. C'est ainsi, par exemple, qu'il y aura un très utile profit à tirer : dans les gastrites ulcéreuses de la syphilis, du traitement usuel de Tulcère simple de Testomac ; — dans les néphrites spécifiques, du régime lacté et de la déchloruration ; — dans les affections nerveuses de même origine, du bromure de potassium, des sédatifs nerveux, de l'hydrothérapie, de l'électricité ; — dans l'infantilisme hérédo-syphilitique, du traitement thyroïdien ; — etc.

De même les traitements topiques rendront parfois les plus utiles services. C'est le cas en particulier pour le plus fréquent de tous les accidents syphilitiques, à savoir pour la plaque muqueuse buccale, qui guérit vingt fois plus vite par le secours de traitements externes que par le mercure et l'iodure. Traitez-la parla médication spécifique, vous n'en aurez pas raison avant plusieurs semaines, tandis que quelques cautérisations au crayon de nitrate d'argent, aidées de gargarismes très vulgaires, la guériront en quelques jours.

Et de même encore pour les ulcérations

mmeuses. Si vous confiez au mercure et iodure ou à ces deux remèdes associés le n de guérir une ulcération de cet ordre, is arriverez certes à un bon résultat. Mais •es combien de temps ? Au prix de mois, ndis que vous en ferez bien plus rapident justice si vous la soumettez à un très iple traitement topique consistant en ceci :

'anaement par occlusion (dit pansement à la Chassaic) avec bandelettes entrecroisées et imbriquées de îias de Vigo; — à renouveler toutes les 24 heures tord et, plus tard, quand la réparation se Tait, tous deux jours seulement. Chassaignac laissait même à leure ce qu'il appelait ses cuirasses pendant 3, 4, îurs et plus.

Eain tiède tous les deux jours, de 20 k 30 minutes. ,e travail réparateur se fait-il attendre, saupoudrer cëre d'iodororrae, à chaque pansement, sous la cuise de Vigo.

>ans les derniers temps, si la cicatrisation languit, Iques attouchements légers au crayon de nitrate -gent tous les 4 ou 5 jours; — puis, saupoudrer ne poudre inerte (oxyde de dnc, talc, etc.).

Médication spécifique.

Cette part faite à la thérapeutique d'ordre mmun, il n'est pas moins vrai que, pour

la très grande généralité des cas, c'est la médication spécifique qui doit faire les frais du traitement. Et alors, quelle doit-elle être?

Premier point : Faut-il qu'elle soit mercurielle ou bien iodurée, ou bien mercurielle et iodurée tout à la fois ?

Réponse : Tout dépend des indications du cas particulier.

Si l'accident dont il s'agit est franchement d'ordre secondaire, mercure seul nécessaire ; — iodure superflu*

Au contraire, est-il franchement d'ordre tertiaire, iodure indispensable; — mercure possiblement utile ; — ou, d'une façon plus active, traitement mixte.

Second point : Il est, comme on le sait, trois méthodes (principales, tout au moins) d'administration du mercure : frictions, ingestion et injections (1). A laquelle, en Tespèce, donner la préférence ?

(1) Je passe sous silence nombre d'autres procédés d'administration du mercure, tels, par exemple, que les sui- Tants :

Fumigations mercurielles; *

Procé'dé de Welander (flanelles mercurielles) ;

Injections hiercurielles intra-veineuses;

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On ne sait pas moins que ces méthodes se flattent toutes trois — ce qui est parfaitement authentique d'ailleurs — d'être douées d'une puissance curative bien marquée sur les accidents de la syphilis; — que de plus chacune d'elles a la prétention d'être « la meilleure », c'est-à-dire de bien mieux valoir que ses deux rivales, — et, tout spécialement, que la dernière venue (celle des injections) se proclame bien supérieure à ses deux aînées pour lesquelles elle ne professe vraiment que peu de tendresse et que même elle frapperait volontiers d'excommunication majeure.

La vérité est que chacune a ses mérites, comme ses inconvénients et ses dangers.

Ainsi :

I. — La méthode par frictions est certes puissante et offre les garanties d'une expérience plus que quatre fois séculaire, puisque c'est elle qui fut opposée en premier lieu aux ravages du mal français vers la fin du XV® siècle. Elle offre l'avantage de respecter

Traitement par la voie rectale (suppositoires d'huile grise)» etc, etc.

Mais, encore une fois, je ne fais pas ici œuvre médicale et ne parle pas à des médecins.

les voies digestives et de les laisser libres pour d'autres remèdes qui peuvent être rendus nécessaires par des indications d'un autre ordre. Mais elle est passible de trois reproches, à savoir : d'être un mode de traitement importun, sale, répugnant; — d'exposer à la salivation ; — et surtout de fournir un « rendement » utile très inégal suivant qu'elle est bien ou mal appliquée. La friction, en effet, ne vaut que par la façon dont elle est faite V et elle a dé nombreuses raisons pour être mal faite.

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